Christophe Weber
Le groupe LIR a réalisé une étude comparative des taux de pénétration. La conclusion qui en a été tirée est qu'il est quasiment impossible d'apporter une réponse ferme. En fait, il y a des spécificités très fortes en fonction des médicaments.
Par exemple, la France a un atout, l'ATU ou autorisation temporaire d'utilisation d'un médicament. Grâce à elle, des médicaments très innovants, souvent hospitaliers, peuvent être fournis aux patients qui en ont besoin. De cette manière, des patients sont traités plus tôt que dans d'autres pays. Sur ce plan, la France est très bien positionnée. En revanche, pour certaines molécules évaluées par la commission de la transparence, avec une ASMR IV ou V, les discussions qui s'instaurent sont très longues entre la commission de la transparence, le CEPS et le laboratoire. Dans ce cas, en moyenne, le médicament est mis à disposition en France un an et demi ou deux ans après des pays comme l'Angleterre, l'Allemagne, l'Italie ou l'Espagne. Cela dépend de la situation dans laquelle vous êtes.
J'ai pris deux exemples extrêmes : l'ATU qui permet un accès à l'innovation thérapeutique, et les difficultés dues au système existant en matière de négociation des prix, de remboursement, etc.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Sabine Dandiguian
Il y a quelques années, on célébrait les décisions d'AMM. Maintenant, on célèbre les autorisations de remboursements. Aujourd'hui, le développement clinique doit intégrer la valeur ajoutée, d'abord pour le patient, pour le thérapeute, mais aussi pour le système de santé. La pression a changé. Aujourd'hui, quand on...
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Jean-Christophe Tellier
Je pense que la segmentation entre le médical et l'économique est un élément essentiel. Comme le disait M. Christophe Weber, le point de départ est toujours médical. L'un des dangers dans la construction du système futur serait de vouloir trop tôt et trop complètement intriquer l'économique au médical. Selon moi,...
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Louis Couillard
Il faut sept à dix ans pour développer une molécule. La difficulté est d'anticiper le standard de prise en charge dans cette pathologie et les critères qui seront utilisés par les autorités pour évaluer cette amélioration. La prise en compte de ces bases de données nous permettrait d'améliorer l'observance...
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Avez-vous pu comparer la vitesse de pénétration des nouvelles molécules dans les différents pays ? Avez-vous pu établir des tableaux comparatifs pour savoir quel temps met une molécule pour pénétrer de manière conséquente en France, en Italie, en Espagne, etc., dans les pays où vous intervenez ? Y a-t-il un rapport...
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Christophe Weber
(La prise de parole ci-dessus)
Jean-Christophe Tellier
Il est exact que les ATU et les procédures de dépôt de prix sur les ASMR I, II et III ont permis à la France de venir sur les niveaux de prix européens et sur des délais d'accès pour les patients à ces molécules assez proches de ce qui existe dans les autres pays.
Il s'agit en général de produits ou de pathologies...
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Vous avez souligné le manque d'études épidémiologiques. Quel serait, selon vous, le modèle dont nous devrions nous rapprocher ?
Christophe Weber
On se rend compte qu'en France, il n'existe pas de gestionnaire de soins. La CNAMTS n'a pas un tel mandat, la HAS non plus. Pour qu'il y en ait un, il faut à la fois qu'il soit bien identifié et qu'il puisse couvrir l'ensemble des soins d'une pathologie donnée.
Les bases de données les plus robustes, actuellement,...
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Ces bases sont-elles gérées de façon partenariale ?