– Madame la Présidente, si le narcotrafic prospère, c’est parce que – disons-le – nos frontières sont devenues des passoires et que l’Union européenne continue de multiplier les obstacles à ceux qui sont chargés de les protéger. Nos policiers, nos douaniers et nos magistrats ont besoin d’une coopération renforcée, pas d’une bureaucratie supplémentaire. Il faut faciliter la collecte et l’échange des données entre les autorités nationales, Europol, Frontex et Eurojust. Les cartels, eux, n’attendent pas les autorisations de Bruxelles pour partager leurs informations.
Pourtant, le Contrôleur européen de la protection des données a suspendu la coopération entre Europol et Frontex. C’est une décision totalement déconnectée de la réalité du terrain. À force de privilégier les contraintes administratives sur l’efficacité opérationnelle, ce sont les criminels qui en sortent gagnants.
Nous devons également clarifier le rôle de la future Agence européenne des douanes. Il n’est pas question de créer une nouvelle couche institutionnelle qui viendrait brouiller les missions d’Europol et de Frontex.
Enfin, donnons à l’Alliance des ports européens les moyens d’échanger librement leurs renseignements avec les autorités de police et de justice. Face à des mafias toujours plus puissantes, notre réponse doit être simple: plus de coopération, plus de renseignement, plus d’efficacité et moins d’idéologie.
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
– Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, les cartels entrent en Europe par nos failles. La ligne portée en France par Bruno Retailleau doit trouver son prolongement européen. Le narcotrafic n’est plus l’écume de faits divers dispersés, c’est une puissance criminelle, maritime, financière, territoriale. Elle...
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question «carton bleu». – Céline Imart, vous parlez de Bruno Retailleau et du narcotrafic en France: hier, la présomption de légitime défense a été adoptée à l’Assemblée nationale. On va enfin croire nos policiers avant les voyous.
Mais, pendant un an, Monsieur Retailleau était à Beauvau: réforme de la police...
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réponse carton bleu. – Merci, Monsieur Valet, pour votre très aimable invitation. Je tiens à vous rappeler que Bruno Retailleau n’était pas ministre de la justice, mais ministre de l’intérieur. Donc, il a agi sur les compétences qu’il avait à l’intérieur de son portefeuille, qui malheureusement ne concernent pas...
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