– Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, les cartels entrent en Europe par nos failles. La ligne portée en France par Bruno Retailleau doit trouver son prolongement européen. Le narcotrafic n’est plus l’écume de faits divers dispersés, c’est une puissance criminelle, maritime, financière, territoriale. Elle défie nos États, elle jauge nos frontières, elle appelle des moyens d’exception.
Cette puissance transforme nos scrupules en couloir de circulation. Quand il faut empêcher un trafiquant identifié de revenir sur son point de deal, une partie de la gauche trouve l’État trop ferme. Quand les habitants réclament de l’air, elle rouvre le débat sur la dépénalisation. C’est une étrange boussole: moins de contraintes pour les dealers, plus d’abandon pour nos populations.
Lorsque la drogue entre par la mer, c’est l’Europe qui prend l’eau, emportée par une vague qui gagne nos campagnes, qui finit par recruter, par abîmer et par tuer nos enfants. Alors, passons aux actes! Faisons de nos ports des zones de riposte douanière, avec coordination inter-services, commandements clairs, contrôles ciblés vingt-quatre heures sur vingt-quatre, protection des agents menacés. Faisons payer les cartels pour la sécurité: chaque euro doit équiper les services répressifs. Il ne suffit plus d’écoper, il faut définitivement reprendre le gouvernail!
(L'oratrice accepte une question carton bleu)
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Madame la Présidente, si le narcotrafic prospère, c’est parce que – disons-le – nos frontières sont devenues des passoires et que l’Union européenne continue de multiplier les obstacles à ceux qui sont chargés de les protéger. Nos policiers, nos douaniers et nos magistrats ont besoin d’une coopération renforcée,...
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(La prise de parole ci-dessus)
question «carton bleu». – Céline Imart, vous parlez de Bruno Retailleau et du narcotrafic en France: hier, la présomption de légitime défense a été adoptée à l’Assemblée nationale. On va enfin croire nos policiers avant les voyous.
Mais, pendant un an, Monsieur Retailleau était à Beauvau: réforme de la police...
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réponse carton bleu. – Merci, Monsieur Valet, pour votre très aimable invitation. Je tiens à vous rappeler que Bruno Retailleau n’était pas ministre de la justice, mais ministre de l’intérieur. Donc, il a agi sur les compétences qu’il avait à l’intérieur de son portefeuille, qui malheureusement ne concernent pas...
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