- Monsieur le Président, Madame la Commissaire, merci pour cette déclaration qui nous montre que la montagne ne sera peut-être plus tout à fait la grande oubliée de la politique européenne. Car jusqu'à présent, malheureusement, la montagne n'a pas souvent fait l'objet de remarques ou de recommandations de notre part. Or, ces régions méritent une attention particulière. Les territoires de montagne disposent de multiples richesses. Ce sont la plupart du temps des territoires d'exception, qu'il faut donc gérer de façon spécifique, par une politique globale de développement durable de la montagne. Ce sont des territoires difficiles par leur géographie et par leur climat. Ce sont des espaces où l'agriculture joue un rôle essentiel - mais pas n'importe quelle agriculture : une agriculture qui se doit d'être extensive, soucieuse de la préservation des espèces de la faune et de la flore et de la richesse en eau, de la protection des forêts et des habitats tels que définis par l'Union européenne.
Mais cette agriculture ne se fait pas sans les hommes ; d'où la nécessité de préserver ces espaces de montagne de la désertification et de tout faire pour maintenir la présence humaine. Il faut donc renforcer et réactualiser les dispositions en faveur des jeunes agriculteurs. La Commission a mis en place un certain nombre de programmes que nous connaissons bien : Leader, Interreg.... Vous les avez cités, Madame la Commissaire. Il serait sans doute nécessaire de simplifier les aides, parce qu'il s'agit justement de territoires particuliers, de les rendre plus souples pour qu'elles soient mieux adaptées au terrain et prennent en considération les spécificités des terres, la nécessaire sauvegarde de l'environnement et l'existence de nombreuses méthodes spécifiques de gestion de ces espaces, par exemple le pastoralisme.
Il en est de même pour le tourisme. Il faut favoriser un tourisme durable, valorisant les richesses, mais refusant de transformer la montagne en aire de loisirs bétonnée - ce que l'on a malheureusement beaucoup vu, entre autres, dans le massif alpin. Pour cela, il faut encourager l'initiative privée, aider les PME locales, qui souffrent souvent de l'éloignement et des difficultés de communication, et maintenir les services.
Madame la Commissaire, j'ai beaucoup apprécié ce que vous avez dit à ce sujet, en rappelant qu'il était important que les services soient offerts partout, y compris dans les zones les plus reculées. Il faut donc privilégier les projets structurants visant à promouvoir les transports respectueux de l'environnement, et sans doute renforcer le rôle du ferroviaire. Dans les zones de montagne, cela est certainement plus difficile, mais, dans le massif alpin, nous connaissons de près ces problèmes. Privilégier aussi les énergies renouvelables, l'hydraulique, le bois, renforcer la recherche sur la prévention des risques naturels mais aussi des risques matériels.
Cependant, vous l'avez souligné aussi, il faut donner une définition de la montagne et ne pas oublier la moyenne montagne, parce qu'elle joue un rôle essentiel de tampon entre la montagne et les zones de plaine. Et il faut se souvenir, lorsqu'on parle de montagne, qu'il n'y a pas que les Alpes, il y a également les vieux massifs, qui ont aussi leurs spécificités et dont on doit tenir compte.
En conclusion, le développement durable de la montagne ne se fera pas si tous les partenaires n'y sont pas associés.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
par écrit. - Le rapport de Mme Kratsa-Tsagarapoulou désigne clairement les points noirs : inégalité salariale persistante, explosion de la traite des êtres humains et de la prostitution. Je salue le dynamisme de notre rapporteur. Cependant, je voudrais faire deux remarques.
D'une part, il faut rappeler l'importance...
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(La prise de parole ci-dessus)
- Monsieur le Président, Madame la Commissaire, c'est avec grand plaisir que j'interviens à la suite de ma collègue, Françoise Grossetête, car je crois que tous les élus de montagne sont confrontés aux mêmes problèmes et partagent les mêmes analyses en ce qui concerne leurs territoires respectifs. Je vous remercie...
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- Monsieur le Président, la montagne se revendique comme un espace de vie économique, social et culturel, mais elle est en quête de reconnaissance et, tout d'abord, la reconnaissance de ses handicaps. La classification des zones de montagne ne peut en effet reposer sur le seul critère de l'altitude. Ainsi, les...
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