- Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, le rapport de M. Queiró et la communication de la Commission sont dans la ligne de nos précédentes résolutions parlementaires, adoptées depuis 1984, sur la politique européenne de sécurité et de défense.
La communication de la Commission et ce rapport viennent à un bon moment pour prolonger les avancées de la PESD déjà décidées, notamment, depuis le Conseil européen de Cologne en juin 1999. En effet, depuis cette date, on a mis en place de nouveaux organes: le COPS (Comité politique pour la sécurité), le Comité militaire, l’état-major, et d’autres placés les uns et les autres auprès du Haut représentant chargé de la politique étrangère. On a décidé la constitution d’une force de réaction rapide de 60 000 hommes. On a réuni plusieurs conférences pour évaluer les capacités militaires dont nous disposons et celles qui nous manquent.
Pendant toute cette période, on a donc fait beaucoup de choses, mais on a fait aussi un constat maintes fois exprimé, à savoir que nos industries de défense avaient un besoin profond de réformes, faute de quoi nous continuerions à gaspiller inutilement les crédits. Je ne reviendrai pas sur les différentes analyses et sur les différents souhaits exprimés tant par la Commission que par notre rapporteur. Je les partage sans réserve sauf, Monsieur le rapporteur, votre souhait que nous votions votre amendement 1. J’ai la faiblesse d’aimer le paragraphe 15 et je voterai par conséquent contre votre souhait, j’en suis désolée.
Permettez-moi d’insister sur un point, parce qu’il est important et aussi parce qu’il est d’actualité, comme l’ont dit avant moi M. le rapporteur et M. Morillon. Ce point concerne la création de l’Agence européenne de l’armement. Le Parlement européen a depuis longtemps exprimé son soutien à une telle création, dans la logique de ce qui vient d’être dit. Nous allons l’exprimer à nouveau demain en votant ce rapport et un excellent amendement déposé sur ce sujet, l’Agence, par M. von Wogau. Mais les choses sont allées vite, ce dont je me félicite, d’autant plus qu’en ce moment, les bonnes nouvelles venant de l’Europe sont plutôt rares. Lundi dernier, en effet, une décision conjointe des ministres de la Défense et des ministres des affaires étrangères, y compris ceux des nouveaux membres, a donné le coup d’envoi de cette Agence, dont le principe avait été décidé au sommet de Thessalonique et qui doit donc entrer en fonction en janvier 2004. C’est une bonne nouvelle! Espérons que malgré les inévitables obstacles et résistances, cette Agence sera un succès. Elle devrait, et je l’espère, aller au-delà de l’OCCAR, l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement, qui a beaucoup déçu. Cette Agence européenne aura des missions larges. Elle devra s’occuper des capacités militaires - armements et équipements - mais aussi, et à mon tour j’insiste, de la recherche: secteur ô combien essentiel, mais quelque peu sacrifié, non seulement par l’Union européenne mais par ses États membres.
Je vous ai écouté avec beaucoup d’attention à l’instant, Monsieur le Commissaire. J’espère que la Commission continuera dans la voie que vous venez d’indiquer. Cette Agence a en sa faveur la volonté politique de ceux qui la créent et la placent près du Conseil des ministres. Elle a également pour elle le soutien des industriels parfaitement conscients de la nécessité de travailler ensemble au niveau européen et entre Européens, et qui ont d’ailleurs déjà commencé à se regrouper d’eux-mêmes. Elle est soutenue par le Parlement européen et par la Commission. Bref, beaucoup de bonnes fées se penchent sur son berceau. Elle aura besoin de leur aide pour grandir et avoir la belle vie que nous lui souhaitons et que nous souhaitons à l’ensemble de la politique européenne de sécurité et de défense.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
- Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, mes chers collègues, ce n’est pas une coïncidence si, à la veille du vote sur la résolution préparée par notre excellent collègue Luís Queiró, nous pouvons, comme il vient de nous le rappeler, nous féliciter avec lui de l’annonce, lundi dernier, de la décision du...
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(La prise de parole ci-dessus)
- Monsieur le Président, il est clair que si nous voulons développer à l’avenir une coopération crédible en matière de défense - je ne préjuge pas ici de sa forme, de ses limites ou de son statut juridique futur -, il faudra que les États concernés se soutiennent mutuellement en matière d’équipements militaires....
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