Cet amendement réécrit les alinéas 9 et 10 de l'article 7. Il faut impérativement encadrer cette redevance. Elle ne saurait en aucun cas faire l'objet d'une optimisation sociale. Les sportifs craignent en effet que leur salaire soit diminué et compensé par cette redevance, qui ne génère pas les mêmes droits sociaux.
J'ai entendu cette préoccupation. Il s'agit donc, d'une part, d'expliciter les recettes commerciales liées à l'exploitation de l'image et de définir dans quelle catégorie elles tombent : c'est l'objet de l'alinéa 9 tel que proposé par l'amendement, qui renvoie au décret le soin de définir les catégories de recettes générées par l'exploitation commerciale de l'image, du nom ou de la voix du sportif ou de l'entraîneur professionnel qui sont susceptibles de donner lieu au versement de la redevance.
D'autre part, le nouvel alinéa 10 disposerait qu'une convention ou un accord collectif national, conclu par discipline – car un dispositif uniforme ne saurait convenir à des disciplines très hétérogènes – fixe le plafond de la redevance susceptible d'être versée au sportif ou à l'entraîneur professionnel ainsi que la rémunération minimale au titre du contrat de travail à partir de laquelle le contrat mentionné au premier alinéa pourra être conclu par le sportif ou l'entraîneur professionnel.
Cette rédaction permet de parer à tout risque d'abus dans l'utilisation du dispositif, puisqu'elle prévoit un seuil de déclenchement lié au salaire perçu au titre du contrat de travail, ainsi qu'un plafond pour le versement de la redevance au sportif concerné.
L'article 7 définit le contrat de redevance et précise les éléments qui doivent y figurer. S'ils n'y sont pas, le contrat sera déclaré nul. Nous vous proposons en plus d'encadrer le dispositif afin que les droits des sportifs soient protégés en ce qui concerne les prestations sociales auxquelles ils pourraient prétendre.
La source —
nosdeputes
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Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
Précisons que le terme de « staff technique » ne fait pas l'objet d'une définition légale, ce qui est heureux, car la langue française en eût été altérée… Monsieur Salen, souhaitez-vous retirer votre amendement afin de pouvoir le reprendre en vue de l'examen du texte en séance publique ?
Je retire mes amendements.
Vous pourrez ainsi consacrer deux soirées de réveillon à la francisation de « staff technique »…
Cet amendement a pour objet d'assurer la transmission à la DNCG de tous les contrats conclus en application de l'article 7, autrement dit les contrats liés à la redevance dont pourrait bénéficier le sportif, afin d'en permettre le contrôle.
(La prise de parole ci-dessus)
Nous aurions souhaité un autre dispositif, qui aurait permis d'encadrer, au moins par décret, le pourcentage du revenu accordé au sportif sur la base des recettes commerciales. Cela nous paraissait plus protecteur pour les sportifs eux-mêmes, qui ont émis un certain nombre d'observations.
Cela étant, l'article 7...
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Avec cet article, nous sommes en effet au coeur du dispositif. Sa mise en application passera-t-elle par des décrets ou par des accords collectifs ? L'adoption de l'amendement AC62 fera-t-elle tomber mes deux amendements qui suivent ?
Oui, elle fera tomber les autres amendements aux alinéas 9 et 10. Mais vous aurez la possibilité de les redéposer en séance.
Effectivement, l'article 7 constitue le coeur du réacteur de cette proposition de loi. Les dispositions qui sont proposées sont essentielles pour le sport professionnel. Cela vaut d'abord pour des raisons éthiques, mais elles auront aussi un impact financier positif pour les clubs et pour l'État.
Sur le plan des...
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