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10 janvier 2018 · Assemblée nationale · cr-soc · commission Séance
La désertification médicale est une véritable préoccupation dans certains secteurs : les disparités sont flagrantes selon les bassins d'emploi. Les conditions de travail souhaitées par les jeunes médecins ont beaucoup évolué : de nombreuses jeunes femmes exercent à mi-temps, beaucoup de médecins préfèrent le salariat à l'hôpital, et peu sont prêts à travailler en tant que médecins généralistes dans les zones rurales – les horaires peuvent parfois les décourager. Le nombre d'heures travaillées, on l'a dit, a fortement baissé en médecine générale. Dans ces conditions, l'augmentation du numerus clausus paraît essentielle, même si les maisons de santé et les regroupements offrent aussi des solutions, comme les stages, pour attirer de nouveaux médecins. Nous devons travailler avec les professionnels de santé et non contre eux. La médecine générale étant le parent pauvre, le renforcement de son attractivité et sa revalorisation font partie des solutions. Si nous ne respectons pas la liberté d'installation et le choix de vie des jeunes médecins, le nombre d'étudiants en médecine générale baissera dans les années à venir et nous irons à l'inverse de l'effet souhaité. C'est pourquoi l'amendement AS9 tend également à supprimer cet article.
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/15/cr-soc/17-18/c1718035.asp#P5_638
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

L'aménagement du territoire est le ciment d'un pays et la cohésion d'une nation. Du reste, il n'y a qu'à regarder le thermomètre de ce pays lors des différents scrutins : on peut constater, notamment dans les derniers scrutins nationaux, de vraies différences dans les territoires. Elles sont probablement issues des... Lire ▸
M. Maillard s'inquiète de l'évolution à Paris, mais je tiens tout de même à le rassurer : entre 2013 et 2017, le nombre de médecins généralistes y a augmenté de 0,86 %, selon les chiffres de la DREES. Quant à la densité moyenne à Paris, elle s'établit à 245 médecins pour 100 000 habitants, contre 151 en moyenne... Lire ▸
De nombreux dispositifs incitatifs ont été créés, avec le résultat mitigé que l'on connaît. Je ne serai pas aussi catégorique que notre collègue Garot : il y a aussi des réussites et j'en connais des exemples dans le territoire lorrain. L'article 1er crée un dispositif de régulation de l'installation, appelé «... Lire ▸
La désertification médicale dans certains territoires, dépourvus de généralistes et de spécialistes mais aussi de structures hospitalières, est manifeste. Elle pose la question de l'égal accès aux soins. Le dispositif de déconventionnement sélectif des médecins, tel qu'il est proposé à l'article 1er, s'apparente à... Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)
Avis défavorable à ces trois amendements de suppression. Je serai très bref après le débat que nous venons d'avoir. Il ne faut surtout pas opposer la régulation et l'incitation, ni les politiques d'encadrement et celles d'aménagement du territoire – ce n'est pas le sens de cette proposition de loi. C'est tout au... Lire ▸
Vous vous êtes montré un peu taquin tout à l'heure, monsieur le rapporteur, en pratiquant ce que vous avez appelé « l'archéologie parlementaire », puisque vous avez rappelé la position de certains députés de la majorité sur un dispositif identique, il y a quelques mois. Je commencerai donc l'année en étant taquin à... Lire ▸
C'était un peu avant !
Si le diagnostic nous paraît en partie exact, au groupe La République en Marche, ce n'est pas le cas du traitement prescrit. Je crois qu'il constitue même une fausse bonne idée. Se pose notamment la question de la définition des zones sur-denses : je ne connais personne qui dira avoir trop de médecins sur son... Lire ▸