M. Maillard s'inquiète de l'évolution à Paris, mais je tiens tout de même à le rassurer : entre 2013 et 2017, le nombre de médecins généralistes y a augmenté de 0,86 %, selon les chiffres de la DREES. Quant à la densité moyenne à Paris, elle s'établit à 245 médecins pour 100 000 habitants, contre 151 en moyenne nationale. Cela relativise les choses.
Il faut viser l'efficacité plutôt que d'employer la force : c'est bien l'objet précis de la proposition. Toutes les politiques incitatives menées jusqu'à présent ont été passées en revue par la Cour des comptes qui, dans son rapport, a réalisé un travail extraordinairement précis sur l'efficience des dépenses de santé. Elle a chiffré le coût de l'inégalité de la répartition territoriale des médecins entre un peu moins d'un milliard et 3,2 milliards d'euros. Voilà, pour l'assurance maladie, le coût de l'inégalité territoriale. Ne parlons donc pas d'efficacité dans ce contexte… Cela ne marche pas : les inégalités sont toujours là. Pire encore, elles s'aggravent.
Mme Battistel appelle à innover et notamment à autoriser que les maisons de santé à n'accueillir qu'un seul médecin. Cette idée mériterait de faire l'objet d'une étude d'impact et d'examiner les possibilités juridiques. Mais est-ce vraiment de l'ordre de la loi ? Cela me paraît plutôt relever du niveau réglementaire – j'en suis même convaincu. Mais cela fait partie de la batterie de mesures que nous devons regarder de très près.
M. Bazin m'a interrogé sur les politiques d'aménagement du territoire. Je ne reviens pas sur ce que je disais tout à l'heure : les politiques existent. Les collectivités font un immense travail pour attirer les praticiens. Même les départements qui semblent le mieux dotés du point de vue de l'activité ne peuvent, pour ce qui est de l'activité médicale, offrir la possibilité que tous les patients soient soignés. C'est bien le problème que nous devons traiter aujourd'hui.
S'agissant du temps médical disponible, la proposition de loi vise précisément à ce que le tiers payant intégral soit mis en place dans ces structures collectives, pour dégager du temps médical et éviter d'alourdir la charge administrative des médecins.
Je remercie M. Dharréville de son soutien et du soutien de son groupe ; cela montre que, au-delà des étiquettes politiques, de M. Vigier à M. Dharréville, il peut y avoir des consensus larges. Je m'en réjouis : c'est de cette manière aussi que l'on fait avancer un pays.
M. Sermier enfin s'est inquiété de l'offre de soins sur un territoire. Il nous faut bien déterminer ce que nous souhaitons, à l'échelle d'un territoire, comme offre de soins, de telle sorte que nous soyons ensuite capables d'y répondre, parce que cela permettra d'objectiver les perceptions des citoyens, comme d'avoir des éléments factuels permettant de savoir de quoi on parle.
Je voudrais remercier l'ensemble des collègues de la qualité du débat que nous venons d'avoir. Les sujets abordés n'ont rien de mineur : ce sont des sujets fondamentaux pour notre pays et pour la cohésion sociale de notre pays. Essayons d'avoir le regard large et d'innover en adoptant des solutions qui, jusqu'à présent, n'ont encore jamais été mises en oeuvre.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Je voudrais d'abord saluer le travail du rapporteur, Guillaume Garot, sur un sujet important pour l'ensemble des Français. Je voudrais pointer les difficultés particulières et plus grandes encore dans les territoires ruraux et dans les territoires de montagne. Car le constat est là : les disparités territoriales...
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Je vous présente à tous, ainsi qu'à nos compatriotes, mes meilleurs voeux de bonne santé pour la nouvelle année.
Comme cela a été dit, la désertification médicale touche non seulement des territoires, mais aussi des spécialités, y compris en ville, y compris au sein de centres hospitaliers régionaux universitaires...
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Les constats sont connus : neuf mille généralistes en moins en dix ans ; 5,3 millions de personnes, à en croire les chiffres, qui vivent dans des déserts médicaux. Face à cette carence et à ces déserts médicaux qui s'étendent, il faut agir. Il y a urgence. C'est une question de santé publique, mais également...
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L'aménagement du territoire est le ciment d'un pays et la cohésion d'une nation. Du reste, il n'y a qu'à regarder le thermomètre de ce pays lors des différents scrutins : on peut constater, notamment dans les derniers scrutins nationaux, de vraies différences dans les territoires. Elles sont probablement issues des...
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(La prise de parole ci-dessus)
De nombreux dispositifs incitatifs ont été créés, avec le résultat mitigé que l'on connaît. Je ne serai pas aussi catégorique que notre collègue Garot : il y a aussi des réussites et j'en connais des exemples dans le territoire lorrain.
L'article 1er crée un dispositif de régulation de l'installation, appelé «...
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La désertification médicale dans certains territoires, dépourvus de généralistes et de spécialistes mais aussi de structures hospitalières, est manifeste. Elle pose la question de l'égal accès aux soins.
Le dispositif de déconventionnement sélectif des médecins, tel qu'il est proposé à l'article 1er, s'apparente à...
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La désertification médicale est une véritable préoccupation dans certains secteurs : les disparités sont flagrantes selon les bassins d'emploi.
Les conditions de travail souhaitées par les jeunes médecins ont beaucoup évolué : de nombreuses jeunes femmes exercent à mi-temps, beaucoup de médecins préfèrent le...
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Avis défavorable à ces trois amendements de suppression. Je serai très bref après le débat que nous venons d'avoir.
Il ne faut surtout pas opposer la régulation et l'incitation, ni les politiques d'encadrement et celles d'aménagement du territoire – ce n'est pas le sens de cette proposition de loi. C'est tout au...
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