La désertification médicale dans certains territoires, dépourvus de généralistes et de spécialistes mais aussi de structures hospitalières, est manifeste. Elle pose la question de l'égal accès aux soins.
Le dispositif de déconventionnement sélectif des médecins, tel qu'il est proposé à l'article 1er, s'apparente à une mesure de coercition à l'installation : il s'agit ni plus ni moins de contraindre les médecins libéraux en réduisant, voire en supprimant, leur liberté d'installation.
Attenter à la mobilité des jeunes médecins par cette forme baroque d'étatisation ne serait pas sans conséquences : cela risque de décourager davantage les vocations, qui s'amenuisent d'année en année, puisque moins de 9 % des jeunes médecins choisissent la médecine générale et qu'entre 200 et 300 médecins partent exercer à l'étranger chaque année.
Il convient de tenir compte de la réalité et de ne pas imposer dogmatiquement des choix. Un jeune médecin ne s'installe jamais avant trente-cinq ans, au minimum, et il le fait selon un projet familial. Un médecin n'ayant pas choisi de son plein gré sa zone d'installation partira, comme on le voit en Allemagne et au Québec dans des situations analogues.
Les jeunes veulent avoir le choix pour leur installation. L'État doit les y aider en leur proposant davantage de mesures incitatives – elles ont déjà été évoquées à plusieurs reprises depuis le début de cette réunion. La médecine libérale doit être libérée et accompagnée. Ne prenons pas le risque d'introduire dans notre législation un déconventionnement arbitraire. Tel est l'objet de mon amendement AS7 qui vise à supprimer l'article 1er.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Les constats sont connus : neuf mille généralistes en moins en dix ans ; 5,3 millions de personnes, à en croire les chiffres, qui vivent dans des déserts médicaux. Face à cette carence et à ces déserts médicaux qui s'étendent, il faut agir. Il y a urgence. C'est une question de santé publique, mais également...
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L'aménagement du territoire est le ciment d'un pays et la cohésion d'une nation. Du reste, il n'y a qu'à regarder le thermomètre de ce pays lors des différents scrutins : on peut constater, notamment dans les derniers scrutins nationaux, de vraies différences dans les territoires. Elles sont probablement issues des...
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M. Maillard s'inquiète de l'évolution à Paris, mais je tiens tout de même à le rassurer : entre 2013 et 2017, le nombre de médecins généralistes y a augmenté de 0,86 %, selon les chiffres de la DREES. Quant à la densité moyenne à Paris, elle s'établit à 245 médecins pour 100 000 habitants, contre 151 en moyenne...
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De nombreux dispositifs incitatifs ont été créés, avec le résultat mitigé que l'on connaît. Je ne serai pas aussi catégorique que notre collègue Garot : il y a aussi des réussites et j'en connais des exemples dans le territoire lorrain.
L'article 1er crée un dispositif de régulation de l'installation, appelé «...
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(La prise de parole ci-dessus)
La désertification médicale est une véritable préoccupation dans certains secteurs : les disparités sont flagrantes selon les bassins d'emploi.
Les conditions de travail souhaitées par les jeunes médecins ont beaucoup évolué : de nombreuses jeunes femmes exercent à mi-temps, beaucoup de médecins préfèrent le...
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Avis défavorable à ces trois amendements de suppression. Je serai très bref après le débat que nous venons d'avoir.
Il ne faut surtout pas opposer la régulation et l'incitation, ni les politiques d'encadrement et celles d'aménagement du territoire – ce n'est pas le sens de cette proposition de loi. C'est tout au...
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Vous vous êtes montré un peu taquin tout à l'heure, monsieur le rapporteur, en pratiquant ce que vous avez appelé « l'archéologie parlementaire », puisque vous avez rappelé la position de certains députés de la majorité sur un dispositif identique, il y a quelques mois. Je commencerai donc l'année en étant taquin à...
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C'était un peu avant !