Cet amendement a pour objet d'exprimer la reconnaissance de la nation à nos policiers. Aujourd'hui, ceux-ci ont manifesté, par leur mobilisation très importante dans toutes les villes de France et de très nombreux commissariats, leur colère et leur malaise – malaise qui s'est traduit, cette année comme la précédente, par un nombre très élevé de suicides. Ils attendent que l'État leur exprime concrètement la reconnaissance que nous leur avons tous témoignée face au courage dont ils font preuve, non seulement dans des conditions tragiques, comme la semaine dernière à Strasbourg, mais aussi face aux violences qu'ils subissent dans la rue, à la pression migratoire, aux contraintes et aux menaces qu'ils supportent au quotidien.
L'État leur doit 24 millions d'heures supplémentaires, qui représentent, selon les chiffres que nous a fournis hier M. le ministre de l'intérieur, une somme de 270 millions d'euros, soit, en moyenne, 2 000 euros par policier. Nous avons aujourd'hui le devoir collectif de faire en sorte que l'État paye ses dettes et qu'il exprime ainsi la reconnaissance de la nation à des hommes et des femmes qui sont les garants de nos libertés en assurant notre sécurité.
En ce moment même, une négociation se déroule au ministère de l'intérieur. Or, M. Yves Lefebvre, le secrétaire général de FO, l'un des plus importants syndicats, a déclaré : « J'ai l'impression que Matignon prend les policiers pour des cons. » (Murmures.) Il nous appartient d'éviter que le climat ne se dégrade. Nous devons donc demander solennellement au Gouvernement – et nous pouvons, je crois, le faire de manière unanime – de tenir sa parole et d'honorer ses dettes et ses engagements. Tel est l'objet de cet amendement.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
S'agissant des mesures du présent projet de loi, la compensation à la Sécurité sociale est assurée, puisqu'elle est automatique, conformément à la loi Veil de 1994, dans la mesure où aucun texte budgétaire ne prévoit le contraire. Pour le reste, nous n'allons pas reprendre le débat que nous avons eu dans le cadre...
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Je suis ravi de connaître l'opinion personnelle du rapporteur… Peut-être aurait-il pu en tirer les conséquences s'agissant de cet amendement et des discussions que nous avons eues lors de l'examen du PLFSS. Il ne s'agit pas seulement de s'assurer que le budget de la Sécurité sociale reste à l'équilibre ; on ne doit...
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En préambule, je m'étonne que nous ayons pu débattre longuement des propositions d'exonérations supplémentaires faites par nos collègues du groupe Les Républicains alors qu'un de nos amendements, qui tendait à revenir sur des exonérations, n'a pas été soumis à la discussion.
Nous vous proposons, par l'amendement...
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Avis défavorable. Cette question a déjà fait l'objet d'un long débat lors de l'examen du PLFSS.
(La prise de parole ci-dessus)
Monsieur Ciotti, vous n'avez pas le monopole du témoignage de la solidarité et de la reconnaissance de la population française et de la représentation nationale aux forces de sécurité,…
Je n'ai pas dit cela !
Bien sûr, mais cela va mieux en le disant.
…qui ont été mises à rude épreuve dernièrement et qui assurent la sécurité nationale dans des conditions très difficiles. Les millions d'heures supplémentaires non rémunérées que vous avez évoquées se sont accumulées, non pas au cours des dix-huit derniers mois, mais...
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Madame Buzyn, vous savez, en tant que praticienne hospitalière, que, dans les hôpitaux également, les heures supplémentaires non rémunérées s'accumulent et commencent à devenir très nombreuses. Peut-on imaginer qu'à l'instar du ministre de l'intérieur vous décidiez de payer les heures supplémentaires dues aux...
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