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15 janvier 2019 · Assemblée nationale · cr-cdef · commission Séance
Nous tenons en revanche à insister sur le caractère très dual de notre secteur spatial de défense. C'est par souci d'efficience que l'organisation actuelle de ce secteur exploite au mieux les synergies entre les acteurs civils et les acteurs militaires de l'espace. Ces synergies sont rendues possibles, d'abord, par la profonde dualité des technologies en jeu. Observer l'espace pour un opérateur civil ou militaire, du point de vue technologique, n'est pas vraiment différent. De même pour le lancement des satellites : les lanceurs sont les même, que les satellites mis en orbite soient civils ou militaires. De même, encore, pour les télécommunications satellitaires. Ainsi, la R&D et l'industrie sont largement duales et, de la même façon, certains satellites ont un usage dual : tel est le cas, aujourd'hui, de Pléiades, qui est utilisé à la fois par les armées et par Airbus, qui en commercialise certaines applications. C'est surtout le rôle du CNES dans le secteur spatial de défense qui marque le caractère très dual de l'organisation française. En effet, le CNES concourt à la plupart des activités spatiales de défense. Ainsi, dans la conduite des programmes d'armement, soit il apporte à la DGA son expertise, soit il assure la maîtrise d'ouvrage des programmes par délégation de celle-ci ; il lui arrive aussi d'être le maître d'oeuvre de certains segments sensibles de certains programmes. Ce sont en outre les infrastructures du CNES qui servent au lancement des satellites militaires. Ses compétences sont aussi mobilisées pour la surveillance de l'espace : c'est son centre d'orbitographie opérationnelle qui traite les informations fournies par les États-Unis, et ce n'est pas une mince affaire, si l'on en juge par le nombre d'alertes de risques de collisions : 2,5 millions par an. De plus, la surveillance des orbites géostationnaires repose sur le droit de tirage que possède le CNES sur les télescopes du CNRS, basés notamment en métropole et au Chili. Et surtout, c'est le CNES qui exploite les satellites militaires en orbite basse, les plus complexes à piloter, en traitant pour le compte des armées les demandes d'acquisition de renseignement transmises par celles-ci. En somme, en s'appuyant largement sur le CNES, le secteur spatial de défense est organisé d'une façon duale, que nous trouvons ce faisant efficiente.
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/15/cr-cdef/18-19/c1819021.asp#P3_69
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Enfin, nous formulons des recommandations de politique industrielle, basées sur les intéressantes « feuilles de route technologiques » de l'ONERA. Tout l'enjeu est, pour la France, de conserver son rang dans l'industrie spatiale, y compris dans les développements les plus ambitieux.
Dans le fond, on pourrait nous demander : mais pourquoi travailler sur l'espace ? N'est-ce pas là un luxe, un sujet bien intéressant en soi, mais fort éloigné des nécessités immédiates de notre époque ? Ce serait ignorer combien les services spatiaux sont omniprésents dans nombre d'activités d'importance vitale ‒... Lire ▸
Pour les armées également, les moyens spatiaux ont une importance cruciale pour voir ‒ je pense là à nos moyens spatiaux d'observation de la Terre ‒, pour entendre ‒ pensons à nos moyens de renseignement électromagnétiques ‒ et même pour guider certaines armes et pour transmettre les communications. Lorsque, il y a... Lire ▸
J'en viens à l'état des lieux proprement dit. Comme le disait mon collègue co-rapporteur, nos armées ont d'ores et déjà développé des capacités spatiales complètes et crédibles, dont il nous faut souligner une spécificité : la France, peut-être davantage que d'autres puissances spatiales, a trouvé une organisation... Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)
Enfin, toute cette organisation est d'autant plus forte qu'elle s'adosse sur une base industrielle et technologique de premier rang mondial, et sans équivalent en Europe. Cela commence par la recherche amont, domaine dans lequel l'ONERA est reconnue pour son excellence. De même, la France compte trois grands... Lire ▸
Le premier enjeu, en la matière, tient à l'autonomie d'accès à l'espace. Pour mettre des satellites en orbite et défendre nos moyens spatiaux, encore faut-il pouvoir s'en remettre à des lanceurs nationaux ou européens. Or les coûts de lancement par kilo mis en orbite sont aujourd'hui plus élevés pour les lanceurs... Lire ▸
De façon générale, le terme de « New Space » a beau être un label commode pour la communication, il désigne bien une révolution industrielle dont les conséquences ne se limitent pas aux aspects de concurrence industrielle. En effet, il a permis d'abaisser les barrières technologiques qui, jusqu'alors, réservaient... Lire ▸
C'est une double révolution qui s'opère. D'une part, la démocratisation des technologies spatiales ouvre l'espace à un nombre croissant d'acteurs, étatiques ou non ; il peut s'agir d'entreprises privées ou de toutes sortes de réseaux. D'autre part, la miniaturisation des satellites constitue une révolution en soi.... Lire ▸