Il est intéressant que l'audition rende compte des deux points de vue que les élus rencontrent dans la population. Dans ma circonscription, certains projets sont complètement bloqués et la population s'est crispée, parce que les installations n'ont pas été préparées suffisamment en amont. En revanche, une autre intercommunalité a travaillé sur un projet d'implantation éolienne avec des maires, organisé des réunions publiques et laissé un vrai temps de concertation, au-delà de celle qui était obligatoire. Se pose également la question des montages financiers permettant aux communes d'implantation et aux communes riveraines de bénéficier de retombées économiques. Les gens croient qu'ils devront payer sans que cela n'apporte rien à leur territoire, cela posera un réel problème.
Votre point de vue, madame Kaars, est aussi très intéressant et je le sais partagé par certains de nos concitoyens. À l'évidence, un temps de la concertation est nécessaire. Nous avons entendu les représentants des structures – les technocrates, comme on dit dans le jargon des gilets jaunes –, mais nous avons besoin du discours des experts tout autant que de l'expression du ressenti des citoyens, et de voir les différences entre les approches des uns et des autres. Alors que nous ambitionnons dans la PPE de multiplier les implantations pour garantir notre mix énergétique, comment pouvons-nous améliorer, sur le plan technologique, les dispositifs et faire en sorte que nos concitoyens en tirent un bénéfice économique ? Car s'ils ont l'impression qu'ils auront seulement des nuisances sonores et esthétiques et qu'ils resteront les dindons de la farce du point de vue économique, cela ne pourra jamais fonctionner. Nous devons trouver des modèles d'acceptabilité dans lesquels le citoyen sera également gagnant.
La source —
nosdeputes
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
Olivier Perot
Le SRADDET s'inscrit tout de même dans un maillage territorial d'un degré supérieur.
Avant de poser quelques questions, je tiens, monsieur Butré, à rappeler que, si l'État prélève des taxes, c'est pour entretenir son parc énergétique, qu'il soit éolien, nucléaire ou solaire. J'aimerais que l'on arrête de dire, dans nos débats, qui doivent se dérouler de façon apaisée, que lorsque l'État prélève une...
Lire ▸
Très bien !
Si l'État cessait de prélever des taxes et que nous avions demain un accident nucléaire, nul doute que la population en souffrirait autrement plus. L'énergie coûte cher à l'État. Il faut la financer. Nous sommes aussi réunis ce matin pour voir de quelle façon nous pouvons le faire.
S'agissant des nuisances évoquées...
Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)
Nous avons beaucoup progressé sur la question du coût, mais aussi sur celle de l'acceptation sociale des projets. Peut-être est-ce lié à la création, dans la loi de transition, des financements participatifs qui permettent à tout un chacun de s'approprier le projet en y adhérant, dès son début, et de le suivre....
Lire ▸
David Marchal
Lorsque des associations s'opposent aux projets, cela ne signifie pas pour autant que l'ensemble des citoyens y soit hostile. À l'instar de France Énergie Éolienne, nous faisons régulièrement des sondages sur des sujets relatifs à la transition énergétique et au climat. Quand on pose des questions spécifiques sur...
Lire ▸
Jean-Louis Butré
J'ai honte ! La France jouissait d'une totale indépendance énergétique électrique. La France était un très beau pays. Actuellement, nous avons 8 000 éoliennes. Certaines régions, comme les Hauts-de-France, commencent à réaliser la catastrophe qu'est l'éolien. Malgré tout, on nous promet d'en installer deux fois...
Lire ▸
Stanislas Reizine
Le balisage et l'« agressivité » du système actuel sont un enjeu très bien identifié. C'est un véritable sujet de préoccupation sur lequel nous souhaitons travailler. La difficulté, c'est qu'il existe des utilisateurs de ce balisage, notamment l'aviation civile et l'armée de l'air. Le ministère doit donc conduire...
Lire ▸