« Nous allons renforcer les contrôles, traquer les fraudeurs et punir les coupables », déclarait voilà quelques jours un membre du Gouvernement. Je me suis dit : enfin, nous allons rétablir nos frontières ! Enfin, nous allons punir ces millions de fraudeurs à la carte Vitale et aux prestations sociales ! (Mme Éliane Assassi s’exclame.) Enfin, nous allons expulser les clandestins et les criminels étrangers de manière définitive !
Hélas, vous parliez non pas des étrangers, mais des Français, ces Gaulois réfractaires non vaccinés. Contre eux, vous êtes prêts à violer tous les principes de notre État de droit. Nous n’oublierons pas !
Nous n’oublierons pas que l’État de droit devient accessoire, quand il s’agit de protéger des vies humaines, puisque c’est ainsi que vous justifiez vos mesures liberticides.
Nous saurons nous en rappeler quand nous abrogerons le regroupement familial : si l’on peut suspendre la liberté de circuler pour les Français, il n’y aura donc aucun problème à le faire pour les étrangers !
Nous saurons nous en rappeler quand nous équiperons les immigrés d’une application de tracking afin de pouvoir vérifier qu’ils quittent bien le territoire à l’expiration de leur titre de séjour.
Madame la ministre, votre loi de 2018 n’a rien changé : le nombre de titres de séjour a explosé en 2019, avec 277 000 délivrances, dont 14 % seulement concernait une immigration de travail. Cette immigration économique est non pas une chance, mais un fardeau. Du point de vue sécuritaire et identitaire, elle est un fléau.
N’oublions pas les clandestins. Dans cet hémicycle, M. Darmanin a déclaré qu’en 2020 vous aviez relogé 14 400 clandestins partout sur notre territoire, pour un montant de 20 millions d’euros, avouant ainsi que, plutôt que de les faire repartir chez eux, vous préfériez les répartir chez nous.
Il a même estimé qu’il y allait de « l’honneur de la France ». Alors que 115 000 demandes d’asile ont été rejetées en 2019, seules 19 000 expulsions forcées ont eu lieu. Cela fait donc 95 000 clandestins supplémentaires sur notre sol, soit l’équivalent d’une ville comme Tourcoing.
Madame la ministre, ma question est la suivante : puisque accueillir et entretenir des clandestins est un « honneur » pour M. Darmanin,…
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
ministre déléguée auprès du ministre de l’intérieur, chargée de la citoyenneté. Madame la présidente, mesdames, messieurs les sénateurs, je suis honorée de représenter devant vous le Gouvernement pour ce débat consacré au bilan de la loi de 2018 pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une...
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Il faut conclure, madame la ministre.
ministre déléguée. … qui facilite la circulation ces derniers dans l’Union européenne.
Mesdames, messieurs les sénateurs, je détaillerai d’autres points dans mes réponses à vos questions. Tels sont en tout cas les premiers éléments du bilan de cette loi, trois ans après son entrée en vigueur. (M. François Patriat...
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Nous allons maintenant procéder au débat interactif.
Je rappelle que chaque orateur dispose de deux minutes au maximum pour présenter sa question, avec une réponse du Gouvernement pour une durée équivalente.
Dans le cas où l’auteur de la question souhaite répliquer, il dispose de trente secondes supplémentaires, à...
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(La prise de parole ci-dessus)
Il faut conclure, mon cher collègue.
… pourquoi ne serait-ce pas à la ville de Tourcoing d’être pleinement honorée en accueillant tous ceux que vous aurez refusé d’expulser ?
Monsieur Ravier, vous avez dépassé votre temps de parole. Si chacun agit ainsi, nos débats seront décalés. Je le répète : merci à chacun de respecter son temps de parole de deux minutes.
La parole est à Mme la ministre déléguée.
ministre déléguée auprès du ministre de l’intérieur, chargée de la citoyenneté. Monsieur le sénateur, il ne me semblait pas que le débat portait sur le passe vaccinal, à moins que je ne me sois trompée d’assemblée. Je ne répondrai donc pas sur ce point.
Contrairement à vos propos et comme je l’ai déjà évoqué, la...
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