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16 janvier 2024 · Sénat · hémicycle Séance
ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire. Au risque de me répéter, la question centrale est celle de la compatibilité entre le loup et l’élevage. Comment faire dans les zones où la prédation est très forte ? Dans la mesure où, dans certaines zones, la prédation est plus forte, nous pourrons mieux intervenir si le statut de protection du loup évolue. Je me permets d’ailleurs de dire, notamment à M. Gontard, qu’en 2023 les attaques ont été plus nombreuses dans les départements où les loups sont davantage présents, si bien qu’on ne peut pas considérer l’année 2022 comme représentative de la réalité actuelle. Dans beaucoup de départements, en particulier dans ceux qui sont traditionnellement concernés par cette question, il y a eu beaucoup plus d’attaques en 2023. Je ne me hasarderai pas à en tirer une quelconque conclusion ; je dis simplement qu’il faut faire attention aux caricatures. Alors, peut-on atteindre un objectif de « zéro attaque » et de « zéro prédation » ? Nous n’en sommes pas encore là aujourd’hui, mais nous devons essayer de faire baisser la pression dans les zones où il y a le plus de prédation, notamment par la mise en œuvre de dispositifs de protection. Pour autant, vous avez tous entendu des témoignages d’éleveurs qui subissent des prédations, alors qu’ils ont mis en place toutes les mesures que l’on peut imaginer. Le loup est un animal redoutable : c’est un prédateur, un grand carnivore – on ne peut évidemment pas le lui reprocher. N’entrons pas dans la logique de ceux qui voudraient le rendre végétarien ! (Rires.) Je le dis sérieusement : je vous assure que j’ai vraiment entendu certaines personnes parler ainsi. Nous devons trouver un équilibre territoire par territoire. Pour cela, la révision du statut de protection de l’espèce peut nous aider. Nous devons aussi renforcer, dans un certain nombre d’endroits, les mesures de protection et mettre en œuvre des techniques ou des technologies adaptées. Aujourd’hui, la présence du loup est telle dans certaines zones qu’il y a un problème de compatibilité. Réévaluer le statut de protection de l’espèce permettra sans doute d’avancer sur cette question, en particulier dans les zones les plus en difficulté.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

ministre. Absolument !
La parole est à M. Denis Bouad.
Monsieur le ministre, nous sommes confrontés à la difficulté de faire reposer nos débats politiques sur des données scientifiques précises, fiables et partagées par tous. Pour autant, on peut difficilement nier l’augmentation du nombre de loups et surtout, de manière plus inquiétante, l’augmentation du nombre... Lire ▸
La parole est à M. le ministre.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. Max Brisson.
Monsieur le ministre, dans les Pyrénées-Atlantiques aussi, cela grogne, en basque et en béarnais, en raison du maintien du loup comme espèce vulnérable malgré les effectifs désormais recensés. Dans les Pyrénées-Atlantiques aussi, on s’inquiète de la pérennité du pastoralisme qui est associé à une culture, un mode... Lire ▸
La parole est à M. le ministre.
ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire. Je vous remercie, monsieur le sénateur, de ces questions qui me permettent de compléter certaines de mes précédentes réponses. Tout d’abord, nous devons en effet former davantage de louvetiers et améliorer les équipements. Je pense notamment aux lunettes... Lire ▸