ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire. Je vous remercie, monsieur le sénateur, de ces questions qui me permettent de compléter certaines de mes précédentes réponses.
Tout d’abord, nous devons en effet former davantage de louvetiers et améliorer les équipements. Je pense notamment aux lunettes thermiques de visée ou de vision, ce qui n’est pas tout à fait la même chose. J’ai vu ces lunettes à l’œuvre, si je puis m’exprimer ainsi, et je peux vous dire qu’elles diffèrent sensiblement des moyens empiriques dont on disposait traditionnellement jusqu’ici : les précédents équipements ne permettaient pas de discerner et de tirer dans des conditions optimales, ce qui pouvait poser des problèmes en termes de sécurité.
Ensuite, en ce qui concerne la protégeabilité des troupeaux, la circulaire qui est en préparation vise à identifier les types d’élevage qui peuvent être protégés et ceux pour lesquels cela est plus difficile, ce qui a évidemment un lien avec la réalité du territoire. Nous devons pouvoir dire : ici, c’est possible ; là, non. Ce que l’on exigera des éleveurs différera donc selon les endroits.
Il importe aussi de regarder ce que les autres pays européens ont mis en place, que ce soit en Allemagne ou en Italie. Dans certains cas, les résultats sont positifs ; dans d’autres, moins.
Enfin, au sujet des tirs de défense, nous en revenons à la question du statut de l’espèce, que j’ai évoquée dans mon propos liminaire. Je le redis, un premier rendez-vous européen aura lieu à la fin du mois de janvier ; les choses pourraient donc aller vite. En tout cas, il me semble que nous devons aller aussi vite que possible. De cette question découle en effet, en partie, la simplification que vous réclamez, monsieur le sénateur. Le plan Loup prévoit d’ailleurs que notre stratégie devra être adaptée en cas de changement de statut.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire. Au risque de me répéter, la question centrale est celle de la compatibilité entre le loup et l’élevage. Comment faire dans les zones où la prédation est très forte ?
Dans la mesure où, dans certaines zones, la prédation est plus forte, nous pourrons mieux...
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La parole est à M. Max Brisson.
Monsieur le ministre, dans les Pyrénées-Atlantiques aussi, cela grogne, en basque et en béarnais, en raison du maintien du loup comme espèce vulnérable malgré les effectifs désormais recensés.
Dans les Pyrénées-Atlantiques aussi, on s’inquiète de la pérennité du pastoralisme qui est associé à une culture, un mode...
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La parole est à M. le ministre.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. Max Brisson, pour la réplique.
Au-delà des aspects techniques, je crois qu’il faut envoyer un message clair et rassurer les bergers et les éleveurs. Il faut affirmer très clairement que, dans nos vallées, dans nos montagnes, le pastoralisme est une nécessité, un mode de vie, une économie. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
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La parole est à M. Jean-Michel Arnaud. (Applaudissements sur les travées du groupe UC.)
Monsieur le ministre, vous vous êtes rendu, il y a quelques mois, dans le département des Hautes-Alpes, au col de Manse dans le Champsaur : vous y avez constaté la détresse de nos éleveurs, confrontés aux difficultés de prélèvement du loup. J’associe à ma question Loïc Hervé, qui est également concerné par ce sujet...
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