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16 janvier 2024 · Sénat · hémicycle Séance
Monsieur le ministre, dans les Pyrénées-Atlantiques aussi, cela grogne, en basque et en béarnais, en raison du maintien du loup comme espèce vulnérable malgré les effectifs désormais recensés. Dans les Pyrénées-Atlantiques aussi, on s’inquiète de la pérennité du pastoralisme qui est associé à une culture, un mode de vie, une identité, laquelle s’est d’ailleurs manifestée, voilà deux ans, sur les Champs-Élysées en présence du Premier ministre, Jean Castex. Deux ans après, les éleveurs et les bergers sont toujours aussi inquiets. Ils s’interrogent sur une réglementation trop exigeante et difficilement applicable, notamment pour ce qui est du recours au tir, trop strictement encadré, et dans des conditions trop aléatoires, pour être réellement efficace. Surtout, ils s’inquiètent des critères en vigueur pour obtenir le classement en zone difficilement protégeable, essentiellement centré sur la densité ovine, ce qui ne correspond pas aux pratiques pyrénéennes d’élevage en plein air tout au long de l’année. Aussi, dans l’attente de mesures plus fortes, comme le changement de statut, le Gouvernement est-il prêt à étendre les critères de classement en zone difficilement protégeable pour les territorialiser et les adapter aux particularismes locaux, à l’instar du pastoralisme pratiqué dans les Pyrénées ? En outre, comme l’a déjà demandé Dominique Estrosi Sassone, le Gouvernement envisage-t-il de procéder au recrutement et à la formation de davantage de lieutenants de louveterie ? Envisage-t-il de financer le matériel, les déplacements et de verser une indemnité d’intervention pour décharger les éleveurs de la gestion de la prédation ?
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Monsieur le ministre, nous sommes confrontés à la difficulté de faire reposer nos débats politiques sur des données scientifiques précises, fiables et partagées par tous. Pour autant, on peut difficilement nier l’augmentation du nombre de loups et surtout, de manière plus inquiétante, l’augmentation du nombre... Lire ▸
La parole est à M. le ministre.
ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire. Au risque de me répéter, la question centrale est celle de la compatibilité entre le loup et l’élevage. Comment faire dans les zones où la prédation est très forte ? Dans la mesure où, dans certaines zones, la prédation est plus forte, nous pourrons mieux... Lire ▸
La parole est à M. Max Brisson.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le ministre.
ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire. Je vous remercie, monsieur le sénateur, de ces questions qui me permettent de compléter certaines de mes précédentes réponses. Tout d’abord, nous devons en effet former davantage de louvetiers et améliorer les équipements. Je pense notamment aux lunettes... Lire ▸
La parole est à M. Max Brisson, pour la réplique.
Au-delà des aspects techniques, je crois qu’il faut envoyer un message clair et rassurer les bergers et les éleveurs. Il faut affirmer très clairement que, dans nos vallées, dans nos montagnes, le pastoralisme est une nécessité, un mode de vie, une économie. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.) Lire ▸