ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie. Monsieur le sénateur, vous avez égrené une longue liste de plans sociaux et de fermetures de sites. Je regrette que vous n’ayez pas évoqué – la liste est tout aussi longue – les entreprises qui créent des emplois sur notre territoire, nous offrant ainsi quelques motifs d’espoir.
L’important, c’est le solde entre les emplois créés et les emplois supprimés. Ce solde est positif – comme vous le savez, depuis 2017, 130 000 emplois ont été créés en France (M. Fabien Gay proteste.) –, et il continue de l’être, ainsi qu’en témoignent les dernières données de l’Insee.
Il est vrai que la situation est plus difficile qu’elle ne l’était ces dernières années. Il est vrai aussi que certaines filières – vous les avez mentionnées – sont en difficulté : l’automobile, la chimie, la sidérurgie, etc.
Mais, contrairement à ce que vous indiquez, nous ne restons pas « les bras ballants ». Cette expression ne tient pas compte de l’énergie que déploient tous les services de l’État, les commissaires au redressement et à la prévention des difficultés des entreprises sur le terrain, les services de la délégation interministérielle aux restructurations d’entreprises (Dire) et ceux du comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri), pour essayer de résoudre les problèmes.
Vous avez cité des exemples d’entreprises en difficulté. Sur tous ces dossiers, nous nous sommes battus. Et nous avons connu des réussites. Nous avons sauvé l’entreprise Niche Fused Alumina (NFA) : cela représente quelques centaines d’emplois. La semaine dernière, j’étais à Arques, dans le Pas-de-Calais. Nous avons trouvé un plan de financement qui préserve l’outil industriel pour 4 000 salariés. Or je ne vous ai pas entendu faire mention de cette réussite collective, qui a impliqué l’ensemble des parties prenantes : les créanciers, les actionnaires, les élus locaux, en particulier ceux de la région et de l’intercommunalité, la communauté d’agglomération du pays de Saint-Omer.
Il ne faut donc pas tomber dans une forme de défaitisme. Pour ma part, je considère mon ministère comme un ministère de combat : combat pour préserver l’existant ; combat sur tous les dossiers d’entreprises et de filières en difficulté ; combat aussi pour renforcer l’attractivité et soutenir les entreprises et les filières qui vont bien et créent des emplois, afin qu’elles en créent encore plus demain ! (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie. Monsieur le sénateur, la simplification est un rocher de Sisyphe qui a mobilisé beaucoup de gouvernements, d’administrations et d’élus depuis déjà bien des années.
Vous...
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La parole est à M. Fabien Gay.
Bonduelle : 159 emplois supprimés ; Renault Alpine : 350 emplois menacés ; Fonderie de Bretagne : 500 emplois menacés ; Valéo : 868 emplois menacés ; MA France : 400 emplois supprimés ; Impériales Wheels : 176 emplois supprimés ; Continental Automotive France : 240 emplois supprimés ; Stellantis : 500 emplois...
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La parole est à M. le ministre.
(La prise de parole ci-dessus)
Pas un mot sur les entreprises qui ferment ?
La parole est à M. Yannick Jadot.
Monsieur le ministre, puisse ce débat vous permettre de revoir certaines de vos expressions, vous qui nous parlez de « solde »…
Bien sûr que des entreprises se créent, et nous en sommes ravis ! Mais, sur certains territoires, c’est la catastrophe ! Songez à ce que vivent les familles lorsqu’une entreprise ferme et...
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La parole est à M. le ministre.