Monsieur le ministre, depuis trente ans, le poids de l’industrie dans l’économie française et européenne n’a cessé de chuter. L’industrie est pourtant un moteur indispensable de productivité, de croissance et d’innovation. Elle représente un enjeu majeur pour notre économie, pour la cohésion sociale et territoriale de la France, mais aussi pour notre autonomie stratégique et notre souveraineté technologique.
Lancé en 2018, le programme Territoires d’industrie avait pour objectif d’apporter des réponses concrètes aux enjeux de soutien à l’industrie. Présenté comme une stratégie de reconquête industrielle par et pour les territoires, le programme n’a fait l’objet d’aucune concertation avec les industriels et les élus locaux. Ces derniers se sont cependant approprié le dispositif, qui a été renouvelé pour la période 2023-2027. Le rapport d’information sénatorial de nos collègues Berthet, Cardon et Loisier, publié au mois de décembre dernier, a relevé le caractère hétérogène de la mise en œuvre du programme Territoires d’industrie.
Ce constat, je le partage sur mon territoire. Dans le département de la Vienne, deux territoires ont été lauréats : la communauté d’agglomération Grand Châtellerault et la communauté de communes du Pays Loudunais. Pour ce qui est du premier, à savoir le bassin industriel historique, la réunion de lancement s’est tenue dès 2023, et de nombreux projets sont en cours. Pour ce qui est du second, territoire rural peu industrialisé, les projets sont là, mais les industriels sont inquiets, en raison des retards pris et des difficultés rencontrées, notamment pour recruter.
Il faut pérenniser le dispositif et le rendre plus opérationnel. Ne faudrait-il pas accompagner différemment les territoires historiquement industriels et les territoires industriels en devenir ? Pour que le système soit efficient malgré des moyens limités, il est indispensable de ne pas se disperser, d’associer et d’accompagner tous les acteurs locaux et industriels et de simplifier.
Je souhaite ainsi insister sur le besoin de formation et de promotion des métiers de l’industrie. Quelles actions sont envisagées pour que l’absence de personnel qualifié ne freine pas le déploiement des projets ?
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Monsieur le ministre, je partage l’essentiel de vos propos.
Simplement, la planification écologique ne se résume pas à la transition énergétique ou à la décarbonation. C’est l’ensemble de l’activité économique française, sur l’ensemble des territoires, qui doit être revue et adaptée en fonction de cet objectif. (M....
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La parole est à M. le ministre.
ministre. Je salue à mon tour le travail remarquable des équipes du SGPE, et en particulier d’Antoine Pellion.
La parole est à Mme Marie-Jeanne Bellamy.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le ministre.
ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie. Madame la sénatrice, les élus locaux et les industriels sont associés à la conception du programme. Comme je l’ai indiqué, Intercommunalités de France, Régions de France et...
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La parole est à M. Guislain Cambier.
Monsieur le ministre, dans les Hauts-de-France, l’industrie, c’est un emploi sur cinq, soit 255 000 emplois. Le Nord est une terre d’industrie, et les élus y ont toujours été attentifs, bien avant le lancement du programme Territoires d’industrie.
Ce programme a un mérite : afficher le volontarisme politique,...
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