Monsieur le ministre, oui, l’industrie a un avenir ! Mieux : elle est notre avenir, en Bretagne, en France et en Europe ! Nous en sommes toutes et tous convaincus.
De ce point de vue, Territoires d’industrie a eu des effets positifs. Toutefois, j’aimerais tout de même pointer quelques limites, qui ont d’ailleurs été rappelées par certains de mes collègues, en particulier Franck Montaugé.
Pour la Bretagne, qui est une région industrielle dotée d’un tissu diffus de PME, le programme n’est pas parfaitement adapté. Nous souhaitons – cela a été dit – faire davantage confiance aux collectivités, qui sont plus proches, plus réactives, plus efficaces. Il faut renforcer leurs moyens, qu’il s’agisse des intercommunalités comme des régions, afin qu’elles puissent faire du sur-mesure, en termes de périmètre notamment. Le Gouvernement est-il prêt à évoluer à cet égard ?
La réalité, c’est que, depuis maintenant plusieurs semaines, les nuages s’amoncellent. Vos choix politiques ont des conséquences, monsieur le ministre. Ainsi, faute de moyens suffisants pour l’éducation nationale, les cartes des formations conduisent à des fermetures de formations industrielles. Deux grandes filières, l’agroalimentaire et l’automobile, connaissent aujourd’hui des difficultés en Bretagne, en particulier dans le Morbihan.
Je pourrais évoquer Sodiaal à Missiriac, Michelin à Vannes ou Fonderie de Bretagne à Caudan. Tout à l’heure, vous parliez de « solde », monsieur le ministre ; quant à nous, nous parlons d’emplois, de compétences et d’humain, toutes choses très éloignées d’un tableau Excel…
Quel accompagnement envisagez-vous pour les salariés et les familles concernés ?
Enfin, sur le dossier Fonderie de Bretagne, que vous connaissez bien, la mobilisation est générale. On parle là d’un outil quasi neuf, de 350 emplois, d’une diversification engagée. La responsabilité du groupe Renault est totale, mais l’État aussi a un rôle à jouer. Monsieur le ministre, pouvez-vous nous en dire davantage sur le sujet ?
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Monsieur le ministre, dans les Hauts-de-France, l’industrie, c’est un emploi sur cinq, soit 255 000 emplois. Le Nord est une terre d’industrie, et les élus y ont toujours été attentifs, bien avant le lancement du programme Territoires d’industrie.
Ce programme a un mérite : afficher le volontarisme politique,...
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La parole est à M. le ministre.
ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie. Monsieur le sénateur, le foncier est évidemment une question essentielle pour notre développement industriel ; je pense notamment au ZAN. Le dispositif des sites clés en...
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La parole est à M. Simon Uzenat. (M. Christian Redon-Sarrazy applaudit.)
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. le ministre.
ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie. Monsieur le sénateur, la carte des formations est un enjeu essentiel. Elle requiert évidemment une adéquation la plus fine possible avec les besoins du territoire. Tel est...
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La parole est à M. Simon Uzenat, pour la réplique.
Pour ce qui est de la carte des formations, la réalité est que le pilotage des rectorats est aujourd’hui fonction non pas des besoins de l’économie, mais des moyens alloués – si vous pouviez faire passer le message à votre collègue…
Concernant Fonderie de Bretagne, Renault ne respecte que 60 % des commandes prévues...
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