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23 décembre 2025 · Sénat · hémicycle Séance
Nous avions cru, cette année, percevoir un changement de stratégie : peut-être, en se transformant en gauche de gouvernement, ces partis auraient-ils pu convaincre les Français de les soutenir en 2027. Mais cette mue annoncée ne s’est pas concrétisée, et l’approche des élections municipales a visiblement fait primer l’intérêt de ces partis sur celui du pays ; je le regrette profondément. Le moment que nous vivons est donc important. Pour la deuxième année consécutive, l’Assemblée nationale n’est parvenue à rien en matière budgétaire : pas d’accord sur la partie « recettes » ; pas même d’examen de la partie « dépenses ». Les excès des uns et des autres n’ont rien produit, sinon plus de populisme et d’antiparlementarisme dans notre pays. Cette loi spéciale nous coûtera cher, contrairement à ce que j’ai pu entendre dire. Il n’y aura pas de réajustement budgétaire, dans un sens comme dans l’autre. Ainsi des crédits de nos armées : ils n’évolueront pas tant qu’une loi de finances pour 2026 ne sera pas votée. Il est donc primordial que la responsabilité des femmes et des hommes d’État redevienne le leitmotiv du débat budgétaire que les deux chambres reprendront en janvier. Cette fois-ci, l’Assemblée nationale n’aura pas d’autre choix que d’adopter le projet de loi de finances. J’appelle chaque parlementaire à redevenir fidèle à son mandat de représentant du peuple, plutôt que de son parti ou de son candidat pour 2027. (Mme Cécile Cukierman s’exclame.) Dès le 1er janvier 2026, la fiscalité et les dépenses sociales augmenteront, du fait de l’accord conclu, à l’Assemblée nationale, avec la gauche sur les retraites et la CSG (contribution sociale généralisée). Cette erreur est faite. Le temps est maintenant venu, pour la gauche, de parvenir à un accord avec la droite et le centre sur la réduction du déficit au moyen d’une baisse des dépenses. Mes chers collègues, comme vous tous, les sénateurs du groupe Les Indépendants voteront ce projet de loi spéciale. Il appartiendra ensuite aux parlementaires et au Gouvernement de prendre leurs responsabilités au mois de janvier. (Applaudissements sur les travées du groupe INDEP. – Mme Annick Girardin applaudit également.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

… admettre que, si nous voulons réellement que notre situation financière s’améliore à court terme, nous devons prendre des décisions qui permettent d’y aboutir. Pour notre part, en tant que membres du groupe Union Centriste, nous estimons que des efforts d’économies bien plus importants sont nécessaires. C’est... Lire ▸
La parole est à Mme Vanina Paoli-Gagin. (Applaudissements sur les travées du groupe INDEP.)
Madame la présidente, mesdames, monsieur les ministres, mes chers collègues, pour la deuxième année consécutive, nous avons recours à une procédure que les rédacteurs de notre Constitution avaient imaginée devoir être exceptionnelle. Notre régime parlementaire rationalisé est censé reposer sur un bicamérisme... Lire ▸
Hors sujet !
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme Christine Lavarde. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
Madame la présidente, mesdames, monsieur les ministres, mes chers collègues, l’histoire financière de notre pays est riche d’enseignements, à condition que l’on prenne le temps de la regarder sans complaisance. Cette histoire nous rappelle notamment que la responsabilité budgétaire est parfois jugée moins à l’aune... Lire ▸
À la droite sénatoriale, plutôt !
On a fait porter au Sénat la responsabilité d’un déficit public porté à 5,3 % du PIB, alors même que les faits, les chiffres et la chronologie des décisions racontent une tout autre histoire.