Madame la présidente, mesdames, monsieur les ministres, mes chers collègues, pour la deuxième année consécutive, nous avons recours à une procédure que les rédacteurs de notre Constitution avaient imaginée devoir être exceptionnelle.
Notre régime parlementaire rationalisé est censé reposer sur un bicamérisme d’équilibre et de responsabilité. Or, depuis 2024, l’esprit de responsabilité a délaissé de trop nombreux bancs de l’Assemblée nationale ; voilà pourquoi nous nous retrouvons, de nouveau, sans budget ce 23 décembre.
L’examen du projet de loi de finances pour 2026 n’a pas été parfait au Sénat non plus – il s’en faut même de beaucoup. Les membres du groupe Les Indépendants n’ont d’ailleurs pas voté la première partie de ce budget, tant les impôts nouveaux, votés par la gauche et une partie de la droite et du centre, étaient nombreux.
La montée en puissance des crédits de nos armées est vitale pour la protection de notre territoire, c’est-à-dire, demain, pour la protection de nos enfants. Plus qu’à toute autre politique, les sénateurs de mon groupe sont attachés à ce que nous financions le réarmement, même si celui-ci est encore trop timide.
C’est pour financer ce réarmement, préserver les crédits de la diplomatie et engager un rééquilibrage public-privé pour lequel nous nous sommes battus que nous avons voté, lundi dernier, l’ensemble de ce projet de loi de finances, tout imparfait qu’il soit.
L’échec de la commission mixte paritaire et la présentation du projet de loi spéciale que nous nous apprêtons à voter mettent en péril notre réarmement et la bonne conduite budgétaire de notre pays.
Je le dis solennellement : nous aurions pu parvenir à un accord en commission mixte paritaire. Il nous suffisait de réajuster le texte voté par le Sénat, de lui ôter ses quelques malfaçons et de baisser, de 8 milliards à 10 milliards d’euros seulement, les dépenses les moins essentielles. Nous aurions ainsi pu nous approcher un peu de la seule bonne conduite budgétaire à tenir : moins de dépenses, moins d’impôts et plus d’activité !
Au lieu de cela, la gauche a demandé 10 milliards d’euros de dépenses supplémentaires et 10 milliards d’euros d’impôts nouveaux, enterrant définitivement tout espoir d’un compromis en commission mixte paritaire.
Après avoir obtenu la suspension de la réforme des retraites, la gauche aurait pourtant pu, à son tour, faire un pas en avant pour arracher le compromis. Cette même gauche a couru, entre 2022 et 2024, derrière les bottes de Jean-Luc Mélenchon, en espérant récolter un peu de lumière de son aura populiste. (M. Rachid Temal s’exclame.)
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
C’est bien ce que vous avez dit, madame la ministre : j’étais présent ! De fait, 40 milliards ou 50 milliards d’euros, cela représente environ deux points de PIB ; ces économies ramèneraient donc le déficit autour de 3 % du PIB, l’objectif même que nous devons atteindre rapidement.
Face aux errements que nous avons...
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Supprimer le Parlement ?
… admettre que, si nous voulons réellement que notre situation financière s’améliore à court terme, nous devons prendre des décisions qui permettent d’y aboutir.
Pour notre part, en tant que membres du groupe Union Centriste, nous estimons que des efforts d’économies bien plus importants sont nécessaires. C’est...
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La parole est à Mme Vanina Paoli-Gagin. (Applaudissements sur les travées du groupe INDEP.)
(La prise de parole ci-dessus)
Hors sujet !
Nous avions cru, cette année, percevoir un changement de stratégie : peut-être, en se transformant en gauche de gouvernement, ces partis auraient-ils pu convaincre les Français de les soutenir en 2027. Mais cette mue annoncée ne s’est pas concrétisée, et l’approche des élections municipales a visiblement fait...
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La parole est à Mme Christine Lavarde. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
Madame la présidente, mesdames, monsieur les ministres, mes chers collègues, l’histoire financière de notre pays est riche d’enseignements, à condition que l’on prenne le temps de la regarder sans complaisance.
Cette histoire nous rappelle notamment que la responsabilité budgétaire est parfois jugée moins à l’aune...
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