ministre de la culture. Madame la sénatrice, vous parlez de déséquilibre entre, d’un côté, Paris et les zones urbaines, de l’autre, les territoires ruraux.
Tenons-nous-en aux chiffres. La ruralité, c’est moins d’un tiers de la population française, mais c’est plus de la moitié des financements de toutes les activités culturelles. Ainsi, 57 % des lieux culturels sont soutenus et labellisés, 55 % des monuments historiques et 72 % des bibliothèques-médiathèques. Par ailleurs, 62 % des sites éligibles au Loto du patrimoine se trouvent dans les territoires ruraux. En 2024, 76 % des projets soutenus par le fonds d’innovation territoriale se trouvaient également dans ces territoires. C’est également le cas de 62 % des projets soutenus dans le cadre de l’Été culturel et de 62 % de ceux qui le sont dans le cadre du plan Arts et traditions populaires.
En d’autres termes, les activités culturelles en ruralité ne sont pas le parent pauvre des financements du ministère de la culture.
Comme vous le savez, d’autres dispositifs sont orientés vers les zones rurales. Je pense au fonds incitatif et partenarial, que j’ai déjà mentionné, et qui est destiné aux communes de moins de 10 000 habitants, en particulier celles qui comptent moins de 2 000 habitants. Je pense également au plan Fanfare : plus de 80 % des projets financés via ce dispositif concernent les zones rurales. Enfin, c’est évidemment l’objet du plan Culture et ruralité.
J’en profite pour répondre à une question qui m’a été précédemment posée : non, le plan Culture et ruralité n’a pas servi à financer des événements, des structures ou des projets qui auraient dû l’être par d’autres missions du ministère. Ce plan a bénéficié en propre à de nouveaux projets. Il a également permis de renforcer le soutien à des projets existants.
Dans les faits, madame la sénatrice, le déséquilibre dont vous parlez n’existe pas. Enfin, en 2025, le plan Mieux produire, mieux diffuser a bénéficié à 340 projets. Cela représente près de 15 millions d’euros fléchés vers la ruralité.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
La parole est à Mme Catherine Morin-Desailly.
Madame la ministre, dans un contexte d’hyperconcentration des crédits du ministère de la culture – 60 % d’entre eux concernent Paris et l’Île-de-France – et d’une baisse annoncée, mais non précisée à ce jour, des crédits, notamment pour le spectacle vivant et la création, comment le ministère envisage-t-il de...
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Très bien !
La parole est à Mme la ministre.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme Catherine Morin-Desailly, pour la réplique.
Madame la ministre, je regrette que vous n’ayez pas répondu précisément à mes questions. Vous avez dressé la liste de mesures tout à fait intéressantes et louables en faveur de la ruralité, par exemple le plan Fanfare.
Quels sont les dispositifs structurants et les modalités qui permettront de pérenniser les...
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La parole est à Mme la ministre.
ministre. Vous me demandez comment pérenniser des projets expérimentaux. Vous le savez très bien, vous qui êtes élue locale. Par définition, un projet expérimental ayant obtenu une subvention n’est pas pérenne. Par conséquent, si l’expérimentation est concluante, la subvention est renouvelée ; dans le cas...
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