Alors que, il y a quelques années, des contrats de trente et une heures hebdomadaires existaient, 90 % des AESH sont aujourd’hui recrutés sur une base de vingt-quatre heures de travail effectif par semaine. Il s’agit d’une situation incompréhensible au regard des besoins identifiés sur le terrain.
Nous avons tous été sollicités par des parents ayant obtenu une notification de la MDPH pour la prise en charge d’un certain nombre d’heures, mais dont les enfants ne pouvaient pas bénéficier d’un accompagnement humain à la hauteur de leurs besoins.
En somme, cette proposition de loi défendue par les sénatrices et sénateurs socialistes, et plus particulièrement par Marie-Pierre Monier, dont je salue la ténacité et l’engagement de longue date sur ce sujet, vise un objectif que je crois largement partagé dans cet hémicycle : professionnaliser le métier d’AESH et le rendre attractif, afin de mettre un terme à la crise des vocations et de bâtir un système qui fonctionne, enfin, au service des enfants et de leurs familles.
Mieux recruter, mieux former, mieux payer : cela me rappelle la solution mise en place pour répondre à la crise des vocations des enseignants. En définitive, nous proposons une réponse similaire à la crise des vocations des AESH.
J’ai bien entendu les objections portant sur le coût de la mesure. Toutefois, mes chers collègues, est-il vraiment raisonnable de maintenir le statu quo et de dépenser chaque année plus de 3 milliards d’euros d’argent public pour un système qui ne fonctionne plus et abandonne enseignants et familles ? Je ne le crois pas. À mon sens, il est de notre responsabilité d’avancer.
Investir dans l’école inclusive n’est pas un coût : c’est un investissement indispensable pour l’avenir de notre pays. En votant cette proposition de loi, mes chers collègues, nous vous demandons de faire un choix politique clair : celui de réaffirmer, en 2026, notre engagement sans faille pour le droit à la scolarité de tous les enfants, ce droit que nous avons les uns et les autres, dans nos formations politiques respectives, contribué à introduire il y a de cela plus de vingt ans. (Applaudissements sur les travées des groupes SER et GEST. – M. Pierre Ouzoulias applaudit également.)
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
… tout en formulant le vœu que nous puissions poursuivre collectivement nos travaux sur le statut des AESH et l’amélioration de l’inclusion des élèves en situation de handicap et à besoins éducatifs particuliers.
La parole est à Mme Colombe Brossel. (Applaudissements sur les travées du groupe SER. – Mme Evelyne Corbière Naminzo applaudit également.)
Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, la façon dont une société inclut les personnes en situation de handicap constitue un indicateur essentiel de sa capacité à « faire collectif », de son humanité et, au fond, de sa volonté de « faire Nation ».
L’école inclusive, largement plébiscitée...
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rapporteure. Très bien !
(La prise de parole ci-dessus)
rapporteure. Bravo !
La parole est à Mme Evelyne Corbière Naminzo.
Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, en vingt ans, le nombre d’élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire a triplé.
Cette avancée majeure pour notre école a été rendue possible par l’engagement quotidien des accompagnants d’élèves en situation de handicap, les AESH....
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La parole est à Mme Mélanie Vogel. (Applaudissements sur les travées du groupe GEST. – Mmes Colombe Brossel et Karine Daniel applaudissent également.)