Ma question porte sur un poison silencieux, présent aujourd’hui dans la quasi-totalité de nos assiettes : le cadmium.
Le constat de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) est sans appel. Les Français sont imprégnés de ce métal trois à quatre fois plus que leurs voisins européens. Une personne sur deux présente des concentrations trop élevées. Le cadmium a été détecté dans 89 % des produits alimentaires analysés.
D’où vient-il ? De nos sols agricoles, chargés par des décennies d’usage d’engrais phosphatés contaminés. Le pain, les céréales, les pommes de terre, nos aliments les plus quotidiens, en sont les premiers vecteurs.
Un chiffre devrait tous nous saisir : près d’un enfant sur quatre dépasse la dose tolérable. Et ce métal est tenace : il peut demeurer jusqu’à trente ans dans l’organisme. Or il est reconnu cancérogène depuis 2012. Il favorise les cancers du poumon, du rein, du pancréas, fragilise les os et endommage les reins. Notre imprégnation ne recule pas, elle augmente même depuis 2021.
Je dirai un mot de son coût, madame la ministre. Soigner un cancer du pancréas coûte près de 60 000 euros par patient. La prise en charge de mille malades – hypothèse prudente sachant que 30 millions de Français sont exposés – représenterait 71 millions d’euros de dépenses directes.
Ma question sera donc double. Le Gouvernement engagera-t-il un plan d’urgence – normes renforcées sur les engrais, transition agricole, campagne de biovigilance – pour enfin agir à la source ? N’estimez-vous pas, comme moi, madame la ministre, que le coût de la prévention sera toujours dérisoire comparé au prix, humain en particulier, mais aussi financier, d’une intoxication chronique de toute une population ?
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Sabrina ROUBACHE
ministre déléguée auprès du ministre du travail et des solidarités et du ministre de l’éducation nationale, chargée de l’enseignement et de la formation professionnels et de l’apprentissage. Monsieur le sénateur Chantrel, je vous prie de bien vouloir excuser ma collègue Eléonore Caroit, qui se trouve en Égypte....
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La parole est à M. Yan Chantrel, pour la réplique.
Ce qui est important, madame la ministre, c’est que le Gouvernement, en particulier le Premier ministre, s’engage à inscrire au plus vite ce texte à l’ordre du jour de notre assemblée et de l’Assemblée nationale, afin de répondre aux défis auxquels font face nos compatriotes établis hors de France.
mise en place...
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La parole est à M. Martin Lévrier, auteur de la question n° 1147, adressée à Mme la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme la ministre déléguée.
Sabrina ROUBACHE
ministre déléguée auprès du ministre du travail et des solidarités et du ministre de l’éducation nationale, chargée de l’enseignement et de la formation professionnels et de l’apprentissage. Monsieur le sénateur Lévrier, vous interpellez ma collègue, la ministre Stéphanie Rist, sur l’enjeu majeur de santé publique...
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La parole est à M. Martin Lévrier, pour la réplique.
Merci beaucoup, madame la ministre.
Vous avez beaucoup parlé du constat et du soin, qui sont très importants. Le plus important restera toutefois la prévention. (Mme la ministre déléguée acquiesce.)
La France doit définitivement entrer dans une logique de prévention sur tous les sujets. Il y a urgence.
conséquences...
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