Je pose effectivement cette question au nom de mon collègue Denis Bouad, à qui je souhaite un prompt rétablissement.
La filière viticole, qui jusqu’à présent contribuait au rayonnement de la France à l’international et à l’équilibre de notre balance commerciale agricole, est aujourd’hui au bord du gouffre.
À l’évidence, notre modèle économique n’assure plus la rentabilité des exploitations. Il rend tout simplement impossible l’idée d’un renouvellement des générations. La crise actuelle pose d’ailleurs un problème qui dépasse la seule filière viticole. Pour les élus locaux, il s’agit là d’une question d’aménagement du territoire.
Pouvons-nous laisser apparaître et perdurer des friches agricoles à l’entrée de nos villages ? Quelles seront les conséquences sur le risque d’incendie si nous abandonnons nos exploitations à leur sort ?
Les coopératives viticoles sont peut-être les plus durement touchées. Au titre du projet de loi de finances (PLF) pour 2025, nous avons voté une enveloppe de 10 millions d’euros pour accompagner la nécessaire restructuration des caves coopératives. Or ces dernières n’en ont jamais vu la couleur et rien d’autre n’est prévu à ce stade.
Il faut garder en tête qu’un viticulteur français ne perçoit que 20 % des aides européennes attribuées en moyenne à un agriculteur. Qui plus est, ces aides sont très largement concentrées sur les investissements.
Cette situation ne permet pas à nos entreprises viticoles de préserver leur équilibre budgétaire. En 2025, leur nombre de défaillances a augmenté de 26 %, contre 3 % en moyenne dans l’économie française. Il est désormais indispensable de mieux équilibrer les aides européennes, non seulement entre filières, mais aussi entre territoires.
L’agriculture méditerranéenne est certes orientée vers la qualité des produits, mais elle fait face à ses propres contraintes. Elle est notamment en première ligne face au changement climatique.
Nous nous devons d’inventer un nouvel accompagnement pour renforcer la résilience de cette agriculture. En nous inspirant de l’indemnité compensatrice des handicaps naturels (ICHN), nous devons, en particulier, créer une forme d’ICHN climatique.
Madame la ministre, qu’il s’agisse de la restructuration des caves ou du rééquilibrage des aides européennes, quelles réponses le Gouvernement entend-il apporter aux viticulteurs et, plus généralement, aux territoires viticoles ?
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, chargée de la mer et de la pêche. Madame la sénatrice Jouve, depuis 2016, le produit de la taxe d’archéologie préventive, acquittée par tout aménageur privé ou...
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La parole est à Mme Mireille Jouve, pour la réplique.
Madame la ministre, la situation n’est pas si simple. On peut même dire que les faits sont têtus !
Je note, une nouvelle fois, que l’on fait la sourde oreille face aux problèmes des communes.
situation de la filière viticole
La parole est à M. David Ros, en remplacement de M. Denis Bouad, auteur de la question n° 1146, adressée à Mme la ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme la ministre déléguée.
ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, chargée de la mer et de la pêche. Monsieur le sénateur, je vous prie tout d’abord de transmettre à M. Bouad les vœux de bon rétablissement que je forme pour lui au...
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La parole est à Mme Nadia Sollogoub, auteur de la question n° 1238, adressée à Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature.
Madame la ministre, je souhaite attirer votre attention sur les difficultés croissantes auxquelles certaines entreprises françaises se heurtent, faute d’une mise en œuvre satisfaisante de l’interdiction des plastiques à usage unique issue de la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie...
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