À chaque fois, lycéens, retraités, Gilets jaunes, banlieues, à chaque crise, le président de la République fait le choix du pourrissement. Nous assistons aujourd’hui à la convergence des pourrissements. https://t.co/7KmVyWwM88
François Ruffin
Candidat à l'élection présidentielle, président de @debout_fr ! Rejoignez-nous sur https://t.co/V0HRK00eRd
Activity
186 tweets since 2026-10-09
Tweets
J'ai mal à ma France. Je suis triste pour notre République. Comme des centaines de milliers de Français, j'ai manifesté hier contre la vie chère. À Amiens, ma ville, j'ai retrouvé des copains militants et syndicalistes, et surtout énormément de jeunes. Partout, un même cri : « On en a marre ! » Marre de ne pas être écoutés. Marre de ne plus pouvoir boucler les fins de mois. Marre de voir nos écoles, nos hôpitaux, nos services publics se dégrader. Et puis, comme des millions de Français, je me suis réveillé ce matin sidéré, dépité, devant les images de désolation. Ces centres-villes dévastés par des bandes, ces commerces détruits et pillés par des voyous, ces affrontements, ces blessés. Ces violences, je les ai toujours condamnées et je les condamne encore sans ambiguïté. Comme une faute morale. Comme une faute politique : elle conduisent tout mouvement, fut-il juste, à se faire détester, à être rejeté de la vaste majorité. Je pense ce matin aux commerçants et à leurs salariés qui ont vécu une soirée cauchemardesque. Aux habitants attristés et en colère qui découvrent les dégâts. Aux agents municipaux mobilisés depuis l'aube pour nettoyer, réparer nos villes. Aux pompiers, une nouvelle fois héroïques. Aux manifestants blessés, parfois traumatisés. Aux policiers blessés également. Notre pays est profondément fracturé. Dix années de macronisme s'achèvent dans le chaos. Quelle chaîne de responsabilités aboutit à un pareil naufrage, naufrage sécuritaire, naufrage éducatif, naufrage militant ? Mais nous n'avons pas à choisir entre la justice et l'ordre, entre l'égalité et la sécurité. Les Français ont droit aux deux. Aujourd'hui, il faut retrouver le calme, réparer ce qui a été détruit, punir les pilleurs, sans hésiter. Mais aussi répondre, politiquement, aux revendications qui s'expriment depuis des semaines, des mois, des années, des Gilets jaunes aux lycéens en passant par les retraites. Des mouvements pour lesquels, à chaque fois, les gouvernements ont choisi le pourrissement. Il est temps de réparer nos villes, de réparer notre pays. Et d'apaiser la France.
Pas de grand pays sans grande industrie : cette conviction, nous l’avons défendue contre vents et marées. Contre tous les dirigeants politiques, économiques, qui déclaraient les usines passées, dépassées, parce que ça puait et ça polluait, qu’il fallait s’en débarrasser, et ils s’en sont débarrassés. Avec les élargissements à l’Europe de l’Est, avec l’entrée de la Chine dans l’OMC, avec les délocalisations en série, avec la revente de nos fleurons. Les élites ont trahi durant des décennies. L’industrie, c’était aussi le socle des classes populaires, qui assurait stabilité, avec un collectif, un comité d’entreprise, des salaires corrects, une place assurée. Mais tout s’est écroulé, Whirlpool, Goodyear, Honeywell, Magneti Marelli, et tant d’autres, rien que chez moi, dans la Somme. Ce sont des familles, des régions entières, qu’on a jetées dans l’incertitude. Avec des conséquences politiques, anti-démocratiques. Et nous voilà, sous Macron, avec à la fois une industrie qui atteint le plancher des 10%, et une extrême droite qui, elle, est aux portes du pouvoir. Le Covid fut une épreuve de vérité : nous nous sommes retrouvés à poil, incapables de produire des masques, attendant les containers sur le tarmac des aéroports. Fin de la mondialisation heureuse, le discours de nos dirigeants a changé. C’est Emmanuel Macron qui déclare que « déléguer à d’autres notre protection est une folie ». C’est Pascal Lamy, ancien directeur de l’OMC, qui admet « une erreur de parallaxe historique », une « erreur de parallaxe » qui a brisé des millions de vies. Une trahison des élites, qui réclamerait un tribunal. Ils parlent désormais de « souveraineté », un terme qui, pendant des décennies, était interdit. Tant mieux. Mais en même temps, ils continuent de signer des accords de libre-échange, avec le Mercosur, avec la Nouvelle-Zélande, avec l’Indonésie, et surtout : avec l’Inde. Il ne s’agit pas de relever, à l’aveugle, tous les tarifs douaniers de 20%, ou 30%, ou 200% comme l’a fait Donald Trump. Il nous faut un plan des 100. Les 100 produits qu’on estime stratégiques, prioritaires, essentiels à notre souveraineté, pour lesquels nous souhaitons retrouver notre autonomie. Sur les aliments, les médicaments et l’armement. Sur l’acier, évidemment, car sans acier, pas d’industrie. Sur les technologies de l’environnement. Sur ces 100 produits, on met le paquet : des barrières douanières, des taxes aux frontières, des quotas d’importation. Bref, des protections, comme nous le réclamons, avec constance, mais aussi avec solitude, depuis vingt ans. C’est comme ça que nous avons, à Amiens, sauvé Eurolysine, le dernier fabricant de lysine en Europe, alors que la Chine produisait deux fois moins cher : en relevant les taxes de 50%. Les choix commerciaux, d’ouverture ou de fermeture, de taxes aux frontières et de barrières douanières, ont longtemps fait l’objet de débats, dans les assemblées, entre les ministères. Et puis, on nous a fait croire que la politique commerciale n’était pas de la politique, mais juste de la technique, de l’expertise, de l’économie, que le libre-échange allait de soi. Non, pour nous, c’est une évidence forgée par vingt ans de naufrage industriel, politique, démocratique : il n’y a pas de politique industrielle sans politique commerciale. Il n’y a pas de politique environnementale non plus. Il n’y a pas de politique agricole. Il n’y a pas de politique sociale. En vérité, il n’y a pas de politique tout court. Pour protéger notre industrie, relocaliser 100 produits stratégiques, notre cahier de campagne n°7 : https://t.co/ZwoRdOINte
J’étais hier à Bapaume, pour un débat présidentiel sur l’industrie, à l’invitation des salariés et de la direction de Klégé. Tous les candidats étaient invités. J’étais pourtant seul, pas un représentant des autres partis, des chaises vides en face de moi. Nous, nous en sommes convaincus : pas de grand pays sans industrie. Nous avons discuté protections, aides publiques, énergie, banques… Tout mon soutien aux salariés et à la direction de Klégé. Quand ils se bougent pour reprendre l’activité, nous sommes à leurs côtés et en appelons à l’État et à la Région.
"Les Gilets Jaunes, ça a été une grande aventure de solidarité, d'entraide, et de revendications légitimes." #17octobre 🔴️️ Itinéraires : des Gilets jaunes sur la route aux lycéens dans la rue. À voir en intégralité sur ma chaîne YouTube : https://t.co/1i2sYZzT2C https://t.co/dsLjEZr5TS
"Sur les ronds-points, j'y retourne !" #17octobre 🔴️️ Itinéraires : des Gilets jaunes sur la route aux lycéens dans la rue. À voir en intégralité sur ma chaîne YouTube : https://t.co/1i2sYZzT2C https://t.co/S8tDQxAXKa
"Je comprends tout à fait les jeunes qui se révoltent contre Parcoursup". #17octobre 🔴️️ Itinéraires : des Gilets jaunes sur la route aux lycéens dans la rue. À voir en intégralité sur ma chaîne YouTube : https://t.co/1i2sYZzT2C https://t.co/tFt32HhyI0
"On n'est jamais partis en vacances. Ils font du sport, parce que je ne peux pas les priver de tout non plus". #17octobre 🔴️️ Itinéraires : des Gilets jaunes sur la route aux lycéens dans la rue. ⚡️️️️️️️ À voir en intégralité sur ma chaîne YouTube : https://t.co/PtVPeTZTT4
"Là, on se demande si samedi, ça va recommencer" #17octobre 🔴️️ Itinéraires : des Gilets jaunes sur la route aux lycéens dans la rue. À voir en intégralité sur ma chaîne YouTube : https://t.co/1i2sYZzT2C https://t.co/OWSKF6C7o8
#17octobre Itinéraires : des Gilets jaunes sur la route aux lycéens dans la rue. À voir en intégralité sur ma chaîne YouTube : https://t.co/1i2sYZzT2C https://t.co/uDfClqnx7Z
RT @street_herve: Une infirmière ne devrait pas payer plus d’impôts, en proportion, qu’un milliardaire. Ruffin le dit, Lenglet acquiesce. h…
RT @pierrickcolpin: Débat présidentiel sur l'avenir de l'industrie à l'usine Klégé : Un seul candidat a fait le déplacement : @Francois_Ruf…
RT @lemondeestanou: Sans François Ruffin, qui parlera de mon père, ouvrier à la chaîne en 3×8 ? Et de ma mère qui travaille à Lidl ? Qui pa…
RT @pierrickcolpin: Débat présidentiel sur l'avenir de l'industrie à l'usine Klégé : Un seul candidat a fait le déplacement : @Francois_Ruf…
RT @AvecRuffin: Le candidat de la gauche populaire c’est François Ruffin ! #NousPresident https://t.co/oRnxy379MT
RT @Debout44: Ni amis, ni ennemis mais indépendants des États-Unis La France et l’Union Européenne ne sont pas des colonies américaines.
RT @street_herve: « Quand on n’est pas autour de la table, c’est qu’on est au menu ! » La formule de @Francois_Ruffin qui résume tout. http…
RT @Debout74: Des semaines de mobilisation lycéenne, et le gouvernement attend qu’ils se découragent. François Ruffin le dit très bien :…
RT @lemondeestanou: Avec Debout on veut une police au service des gens ! Une police qui protège les gens, pas une police qui protège le p…
RT @AvecRuffin: Si François Ruffin n’est pas là, qui parle de ces sujets là ? Qui en fait un combat ? Personne. En 2027, pour (vraiment) f…
RT @Debout74: Une infirmière ne devrait pas payer plus d’impôts, en proportion, qu’un milliardaire. Ruffin le dit, Lenglet acquiesce. https…
RT @Debout74: Avec Trump, le protecteur est devenu un prédateur. Ruffin, lui, ne se jette pas dans la gueule du loup. https://t.co/SWIWa6Jq…
RT @lemondeestanou: À Debout ce qu’on demande c’est l’union des gauches face à la droite et l’extrême droite. Comme 80% des électeurs de ga…
RT @Debout74: La question de la sécurité, c'est de gauche, Ruffin a raison ! https://t.co/MQGIkrhj4O
RT @Debout74: Ruffin dit les termes : "racisme systémique" ! Parce que les contrôles d’identité ne visent pas tout le monde de la même faç…