Un budget est un acte politique majeur. Il est le reflet de nos choix collectifs. Pourtant, depuis trop longtemps, les Français sont prisonniers d’un faux dilemme, sommés de choisir entre la rigueur financière et la justice sociale. Je crois que l’un ne va pas sans l’autre : c’est l’efficacité économique qui permet la redistribution et la protection. C’est l’inverse qui est fait depuis huit ans : la théorie, jamais vérifiée, du ruissellement, a appauvri ceux qui avaient peu, et enrichi ceux qui avaient déjà tout. Aujourd’hui, à l’heure pour la France de se doter d’un budget, je fixe un horizon, celui de protéger d’abord les plus fragiles. Et pour cela, j’identifie trois priorités : la justice sociale, l’investissement d’avenir, la souveraineté et l’indépendance de notre pays. Voilà les conditions de l’équilibre républicain, la seule voie pour retrouver la confiance.