Nous protégeons mal nos enfants. Tous les jours, des enfants meurent sous les coups d’adultes dangereux, ils sont victimes de violences sexuelles et d’inceste, des fillettes de 13 ans sont livrées en pâture sur les réseaux sociaux. À Paris, Marseille, dans l’Aisne, en Bretagne, les regards commencent à s’ouvrir et les responsables politiques prennent mesure de l’ampleur du sujet. Mais il faut aller plus loin. C’est pourquoi je souhaite faire de la protection de l’enfance une grande cause nationale. Avec un prérequis, une condition : faire de la parole de l’enfant le signal structurant de toute notre action publique. Une société qui protège ses enfants est une société qui se protège elle-même et qui prépare l’avenir. C’est une société qui se transforme pour basculer vers une culture de la prévention, qui lève les tabous et qui assume enfin d’agir.