Le Rassemblement national est responsable des mots qu’il emploie et des idées qu’il défend. Faire le lien entre les débordements qui ont suivi la victoire du PSG et l’immigration, c’est non seulement faire fi de la vérité, et les chiffres du Premier ministre le confirment, mais surtout diviser les Français en pointant du doigt toute une partie du pays, tous ceux de nos compatriotes qui, issus de la deuxième, troisième ou quatrième génération, souffrent de cet amalgame. Notre société est déjà fracturée. Socialement, territorialement, identitairement. La responsabilité de la République, et de ceux qui aspirent à la gouverner, c’est de juger des actes, de sanctionner des individus, mais jamais d’assigner des populations, des origines, des couleurs de peau ou des religions. Je refuse cette tentation du soupçon, de la division, entre la Nouvelle France et l’Ancienne France. Je refuse que l’on catégorise nos concitoyens, que l’on établisse une frontière entre les bons et les mauvais Français. Entretien du 07.06.26 sur @BFMTV