Le classement PISA 2026 est tombé. Et nos enfants sont au plus bas niveau en culture scientifique, mathématique et en compréhension de l'écrit. Certes, c’est un bulletin de notes. Et les parents ne vont pas être contents ! Huit ans d’effondrement du niveau scolaire des jeunes Français depuis 2018, c’est le bilan sans appel du macronisme éducatif, du « choc des savoirs » de Gabriel Attal et des réformes insuffisantes d’Édouard Philippe. Mais c’est plus encore un bulletin de santé, et les parents ont toutes les raisons d’être inquiets. Il faut aller vers ce que ne disent pas les chiffres : la perte de compréhension de l’écrit et des mathématiques qui représente l’équivalent d’un an et demi d’enseignement perdu pour chaque élève, partout dans le monde industrialisé, c’est la catastrophe de la solitude, de la machinisation et du triomphe des réseaux sociaux. C’est l’effondrement de la santé mentale des jeunes, la perte de la capacité d’attention et l’extinction du sens. C’est, à l’âge de l’IA et des inégalités, la perte de la foi dans l’ascension sociale que doit permettre l’école. C’est l’école de l'« à quoi bon ? » L’urgence n’est pas tant à la performance par les réformes techniques et les coups de menton ou de férule qui ne changent rien, elle consiste à renouer avec une école humaniste tournée vers l’instruction, l’éducation et l’élévation de l’enfant tout entier, tête, cœur et main. Une école qui rompt avec le format de la classe face au professeur, une école qui met les savoirs pratiques et populaires, les arts et les sports en harmonie avec les savoirs fondamentaux, une école qui s’ouvre sur la société pour engager une dynamique de réforme mutuelle. Voilà les pistes que je propose. Dominique de Villepin Source : OCDE (2026) | PISA. Lire la chronique : https://t.co/kHKDJWHbGq