Cher Olivier Truchot, Je n’ai rien oublié. Ni les émeutes de 2005 ni la crise du CPE. J’en ai assumé les décisions et le coût politique. C’est précisément cette expérience qui me conduit à dire qu’on ne traite pas des lycéens comme des émeutiers et qu’on ne protège pas l’ordre en organisant le face-à-face. Depuis le début du mouvement, selon le bilan arrêté au 5 octobre, 715 policiers et gendarmes et 190 élèves ont été blessés. Ce bilan ne disqualifie pas mon avertissement. Il le justifie. Vous confondez, cher Olivier, l’amnésie et l’expérience. L’une oublie. L’autre apprend. Dominique de Villepin