Il est des propos, sur le voile, sur les étrangers, sur les religions, qui participent à renforcer un climat de tension. Celui-ci banalise la suspicion, qui à son tour nourrit le terreau de la violence et de la haine. À Trappes et à La Verrière, un jeune homme a été tué et une enfant de douze ans, qui se rendait à la piscine, a été grièvement blessée. Ils ont été visés pour leur couleur de peau ou pour la religion qu’on leur prêtait. Dans ce cadre, il est de la responsabilité de chacun, et d’abord ceux qui aspirent à représenter l’État, de mesurer sa responsabilité. Je vois bien la tentation de certains responsables politiques qui pensent faire recette en jouant sur ces peurs et ces colères et qui confondent leur idéologie personnelle avec la République ou la laïcité. Mais la République et la laïcité ne sont la propriété de personne, d’aucun parti ni d’aucune idéologie. Face à cette brutalisation du débat public, chacun doit répondre de ses mots. Entretien du 30.10.26 sur @laRadioNova