Ces dernières années, notre législation a évolué dans le sens d’une plus grande indépendance des magistrats, notamment de ceux du parquet, pour ce qui concerne tant l’exercice leurs fonctions que les conditions de leur nomination.La loi du 25 juillet 2013 interdit les instructions individuelles. Seule subsiste, à l’article 30 du code de procédure pénale, la possibilité pour le garde des sceaux d’adresser aux magistrats du ministère public des instructions générales de politique pénale, disposition ayant pour unique but d’assurer l’égalité des citoyens devant la loi sur tout le territoire de la République. Vous voyez donc qu’au titre de cette loi, le Gouvernement ne peut transmettre aucune instruction individuelle à aucun parquet.Pour ce qui est du statut des magistrats du parquet, la réforme constitutionnelle de 2008 a confié la présidence du Conseil supérieur de la magistrature – CSM –, initialement dévolue au Président de la République, au premier président de la Cour de cassation et au procureur général près cette même cour. Le projet de loi constitutionnelle adopté par les deux assemblées en 2016, mais qui n’a jamais été proposé au Congrès, proposait de modifier les modalités de nomination des magistrats du parquet, en prévoyant un avis conforme du CSM. Il proposait aussi de faire de ce dernier le conseil de discipline de ces magistrats.Le projet de révision constitutionnelle qui a été présenté au Parlement au printemps dernier, et dont l’examen a débuté à l’Assemblée nationale, reprend ces dispositions, qui renforcent l’indépendance des membres du parquet.Cependant, conformément à l’article 20 de la Constitution, « le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation ». À ce titre, il doit orienter la politique pénale par des instructions générales qui ne remettent nullement en cause l’indépendance des magistrats du parquet. Le Conseil constitutionnel a d’ailleurs confirmé, dans une décision récente du 8 décembre 2017, que ces dispositions assuraient une conciliation équilibrée entre le principe d’indépendance de l’autorité judiciaire et les prérogatives que le Gouvernement tient de l’article 20. Reflet de cette spécificité, l’article 5 de l’ordonnance du 22 décembre 1958 relative au statut des magistrats place les magistrats du parquet sous l’autorité du garde des sceaux.Cette autorité, qui s’exerce donc via des instructions de politique pénale générale, ne remet pas en cause leur indépendance. En effet, les magistrats du parquet disposent seuls du pouvoir de déclencher l’opportunité des poursuites, et leur parole à l’audience est libre.Cette organisation ne remet donc pas en cause le principe de la séparation des pouvoirs à la française. Vous voyez, monsieur le député, que l’indépendance des magistrats, notamment de ceux du parquet, est assurée.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
La parole est à Mme la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales.
…à valider un plan de sauvegarde de l’emploi. Dans l’immédiat, nous avons besoin que l’État oblige Konecranes à tenir ses engagements.
Je ne répéterai pas ce que j’ai déjà dit à votre collègue, mais son intervention et la vôtre, que je pourrais compléter par la mienne, font apparaître – et cela me permet de lui répondre au sujet de la situation du Doubs…
La parole est à M. le secrétaire d’État auprès du ministre de l’action et des comptes publics.
La parole est à M. Nicolas Turquois, pour exposer sa question, no 519, relative à la sécurité des bouteilles de gaz.
Elle est partie…
Monsieur le député, vous m’interrogez sur la situation de l’usine Copirel du groupe Cofel implantée à Mazeyrat-d’Allier. Le projet du groupe Cofel consiste en un transfert d’activité du site de Mazeyrat-d’Allier vers d’autres établissements suite à une décision d’économie des coûts fixes, selon les informations...
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La parole est à Mme Mathilde Panot, pour exposer sa question, no 497, relative aux indemnités kilométriques des travailleurs à domicile.
Je voudrais appeler l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la sécurité des bouteilles de gaz domestique, notamment en ce qui concerne l’intervention des sapeurs-pompiers en cas d’incendie.Dans ce cas en effet, la température monte très vite autour de 600 degrés...
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La parole est à Mme la garde des sceaux, ministre de la justice.
Monsieur le secrétaire d’État auprès du ministre de l’action et des comptes publics, je souhaite appeler votre attention sur la situation des travailleurs à domicile. Un grand nombre d’entre eux – je devrais dire d’entre elles, car il s’agit en majorité de femmes – n’ont pas d’autre choix que de circuler en voiture...
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…mais aussi de la Côte-d’Or et du Loir-et-Cher, où je connais aussi ce même phénomène – que beaucoup de départements ont été touchés. C’est l’une des conséquences des perturbations climatiques.Des mesures ont été prises pour essayer d’accélérer les procédures, effectivement très longues pour les personnes...
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La parole est à M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation.
(La prise de parole ci-dessus)
Merci pour votre question, monsieur le député, qui recouvre plusieurs sujets.L’attractivité de nos territoires et de la ruralité est essentielle, comme en témoigne le débat actuel. La ruralité souffre, et elle n’a nul besoin d’être handicapée par des mesures qui dégraderaient cette attractivité. Le statut agricole...
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La parole est à Mme la secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire.
Monsieur le député, vous avez interrogé M. François de Rugy, ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire. Ne pouvant être présent, il m’a chargée de vous répondre.Auparavant, je tiens à présenter mes condoléances aux familles, aux proches et aux collègues des deux pompiers décédés en...
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