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20 décembre 2007 · Assemblée nationale · office parlementaire d’évaluation des politiques de sant · commission Séance
a tout d'abord expliqué que la question du dépistage du cancer de la prostate se pose aujourd'hui en termes renouvelés, en raison de l'augmentation de ce type de cancer et de l'apparition de nouvelles formes de cancer, touchant des hommes plus jeunes, dès cinquante ans, et plus évolutives. L'analyse des causes de cette progression est encore incomplète. L'alimentation exerce sans doute une influence sur le nombre de cas de cancers observés, ainsi que le montrent les comparaisons avec les taux enregistrés dans les pays asiatiques, où la population consomme davantage de soja, riche en substances phyto-oestrogènes. On sait également que le cancer a une composante génétique dans 10 % à 40 % des cas, et certaines études tendent à montrer que les cas héréditaires de cancer de la prostate se manifestent de plus en plus tôt d'une génération à l'autre. L'âge des patients pour lesquels un cancer de la prostate est diagnostiqué a une grande influence sur le choix des traitements proposés : le cancer de la prostate étant d'évolution lente chez les patients âgés, il est possible d'assurer dix à vingt ans d'espérance de vie après le diagnostic à une personne de soixante-dix ans sans recourir à un traitement chirurgical. Pour les patients plus jeunes, les options thérapeutiques sont plus réduites. Les incertitudes thérapeutiques sont accrues, même en ce qui concerne les traitements chirurgicaux, pour lesquels on a pu constater des cas de résurgence de sécrétions hormonales prostatiques plusieurs années après l'ablation complète de l'organe. Le développement des formes atypiques de cancers de la prostate, qu'il convient de détecter le plus en amont possible, explique l'intérêt accru que l'on porte aujourd'hui à la question du dépistage.
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-oeps/07-08/c0708007.asp#P3_241
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Philippe Cléry-Melin
a fait valoir que la frontière entre la psychiatrie et la pédopsychiatrie n'est pas toujours évidente à déterminer, notamment en matière de prise en charge des adolescents. En outre, le pédopsychiatre est confronté à de nombreuses remises en question, s'agissant en particulier du dépistage précoce des... Lire ▸
, a fait valoir que ce constat est le même pour la plupart des spécialités médicales.
Philippe Cléry-Melin
s'est interrogé sur les conséquences des méthodes de soins sur la prise en charge en psychiatrie. Afin que le point de vue des différentes écoles soit entendu par l'Opeps, il a proposé la tenue d'auditions publiques pendant la durée de l'étude. Il a également souhaité que l'étude puisse aborder les aspects liés à... Lire ▸
Gilbert Barbier
, a fait valoir que la maladie d'Alzheimer et les maladies apparentées ont déjà fait l'objet d'un précédent rapport de l'Opeps, de même que la question du bon usage des médicaments psychotropes. Après avoir procédé aux corrections rédactionnelles ainsi décidées, l'Opeps a validé le cahier des charges de l'étude sur... Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)
a ensuite indiqué qu'à la suite de la décision de l'Opeps en septembre dernier de demander la réalisation d'une étude sur le dépistage individuel et le traitement du cancer de la prostate, un appel à candidatures a été lancé dans le cadre d'une procédure de marché public autorisée par le Collège des Questeurs de... Lire ▸
Gilbert Barbier
s'est inquiété de savoir si les prises de position de l'Association française d'urologie en faveur du dépistage du cancer de la prostate ne pourraient pas influencer les conclusions de l'étude remise à l'Opeps sur le dépistage et sur les stratégies de traitement.
a expliqué que l'étude vise à établir un état des lieux des pratiques de dépistage ainsi que des parcours de soins et de leurs coûts, et n'a pas pour objet de trancher la question de l'intérêt thérapeutique à organiser un dépistage systématique du cancer de la prostate, ceci étant du ressort de deux enquêtes... Lire ▸
Bernard Cassou
, a rappelé que la question de l'opportunité d'un dépistage organisé du cancer de la prostate a déjà été étudié par l'organisme prédécesseur de la Haute autorité de santé, l'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation des soins (ANAES), qui n'avait pas conclu positivement sur ce sujet.