Il ne s'agit pas de ne pas parler du moratoire, mais à quoi servirait une audition des ministres aujourd'hui, alors que le groupe de travail est en place ? J'aurais souhaité que cela aille plus vite : il devait se réunir en octobre, mais cela n'a pas été possible. Nous avons tout janvier pour travailler. Soyez présents, pour trouver enfin une solution pour soutenir la filière française. Pensez que l'objectif était de 5 400 mégawatts pour 2020 – soit 500 ou 600 par an – et que nous en avons 4 000 dans les cartons ! S'ils étaient réalisés tout de suite, à 40 centimes, cela reviendrait à 1,6 milliard tous les ans.
Après la réunion interministérielle du 2 décembre, j'ai demandé que l'application du décret soit repoussée au 9. Or, durant cette seule semaine, 500 mégawatts ont été déposés !
Nous devons nous montrer responsables. Cela ne nous empêche pas de nous préoccuper des PME qui créent de l'emploi. Nous avons obtenu certains aménagements. Mais si nous voulons répondre aux vraies questions et donner de la pérennité et de la lisibilité à nos entreprises, il faut absolument éviter de faire comme l'Espagne, qui avait lancé 2 500 mégawatts en 2008 et qui a été obligée de presque tout arrêter. La moitié de ses emplois y ont disparu.
Peut-être est-il un peu tard, mais il faut quand même dire les choses telles qu'elles sont !
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
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Le Gouvernement se montre de plus en plus frileux, et c'est un euphémisme, en matière d'énergies renouvelables et en particulier de photovoltaïque.
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(La prise de parole ci-dessus)
Ce sont des chiffres clés. La file d'attente est de l'ordre de 4 gigawatts, soit plus de 1,5 milliard d'euros par an, pendant vingt ans. Voilà la réalité ! Vous avez abordé ce matin nombre de questions essentielles et le groupe de travail Charpin, qui va commencer à oeuvrer dans quelques jours, doit y répondre. Il...
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Nous sommes tous d'accord : Photowatt existe depuis trente ans, mais il n'y a visiblement pas de soutien organisé à la filière, sans quoi on n'aurait pas installé 90 % de panneaux chinois avec toutes les aides déployées. On ne peut pas nier non plus des pratiques de spéculation de la part d'agriculteurs,...
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En Poitou-Charentes, nous avons failli, il y a quelque temps, voir s'installer un constructeur d'éoliennes espagnol. Du fait du manque de visibilité dans le secteur en France, il a renoncé. Aujourd'hui, nous sommes en train de vivre la même chose avec le photovoltaïque.
Lors du Grenelle, Jean-Louis Borloo avait...
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