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10 janvier 2018 · Assemblée nationale · cr-soc · commission Séance
Je voudrais d'abord saluer le travail du rapporteur, Guillaume Garot, sur un sujet important pour l'ensemble des Français. Je voudrais pointer les difficultés particulières et plus grandes encore dans les territoires ruraux et dans les territoires de montagne. Car le constat est là : les disparités territoriales s'aggravent, nombre de rapports en attestent. Un certain nombre de dispositifs sont régulièrement mis en place, mais force est de constater que cela ne fonctionne pas. L'article 93 de la loi relative à la montagne de 2016 évoque le décret fixant les conditions et des modalités selon lesquelles les personnes ayant validé, en France, la formation pratique et théorique du résidanat de médecine et n'ayant pas soutenu, dans les délais prévus par la réglementation, la thèse, peuvent être autorisées à prendre une inscription universitaire en vue de soutenir cette thèse, après avis d'une commission placée auprès des ministres chargés de l'enseignement supérieur et de la santé. L'autorisation est conditionnée à l'engagement d'exercer en zone sous-dotée. Malheureusement, le décret n'est pas encore sorti : un arbitrage interministériel est en cours. Je ne saurais qu'inciter les ministres concernées à plus de rapidité pour faire paraître ce décret, car je pense que cela pourrait résoudre un certain nombre de problèmes, puisque cette situation concerne environ mille étudiants. Deuxième point que je voulais soulever, et qu'il faudrait peut-être raccrocher également à cette proposition de loi : l'autorisation d'ouverture de maisons de santé ne comptant qu'un seul médecin. C'est une demande qui remonte à déjà longtemps. Peut-être faut-il lui une valeur législative ; pour l'heure, cette possibilité n'existe que dans un certain nombre de départements, mais pas partout. Je pense qu'ouvrir une maison de santé avec un seul médecin et des paramédicaux vaut mieux que pas de maison médicale du tout. Cela incite le deuxième à arriver dans des délais très rapides.
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/15/cr-soc/17-18/c1718035.asp#P5_638
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

C'est de la délation !
Non, seulement de l'archéologie parlementaire ! Ce n'est pas hors sujet : cela veut dire simplement qu'aujourd'hui, il faut adopter une approche pragmatique, ne s'interdire aucune solution et pouvoir dire aux Français que l'on a pris la mesure du problème et qu'on veut mettre en oeuvre toutes les solutions, surtout... Lire ▸
Pourrions-nous passer à d'autres arguments que ceux que vous évoquez constamment ? Je rappellerais simplement que, lorsqu'on a été signataire d'un amendement qui a été rejeté, en général on acquiesce et on accepte. C'est ce qui s'est produit, et ce que j'ai fait à l'époque.
Merci de ce rappel, madame la présidente… Le débat était jusqu'à présent très intéressant, et je regrette que notre collègue Garot commence à partir dans des arguments plus politiciens. De la même façon, mon collègue Pueyo fait allusion à des députés éminents ; est-ce à dire qu'il y en ait de moins importants ?... Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)
Je vous présente à tous, ainsi qu'à nos compatriotes, mes meilleurs voeux de bonne santé pour la nouvelle année. Comme cela a été dit, la désertification médicale touche non seulement des territoires, mais aussi des spécialités, y compris en ville, y compris au sein de centres hospitaliers régionaux universitaires... Lire ▸
Les constats sont connus : neuf mille généralistes en moins en dix ans ; 5,3 millions de personnes, à en croire les chiffres, qui vivent dans des déserts médicaux. Face à cette carence et à ces déserts médicaux qui s'étendent, il faut agir. Il y a urgence. C'est une question de santé publique, mais également... Lire ▸
L'aménagement du territoire est le ciment d'un pays et la cohésion d'une nation. Du reste, il n'y a qu'à regarder le thermomètre de ce pays lors des différents scrutins : on peut constater, notamment dans les derniers scrutins nationaux, de vraies différences dans les territoires. Elles sont probablement issues des... Lire ▸
M. Maillard s'inquiète de l'évolution à Paris, mais je tiens tout de même à le rassurer : entre 2013 et 2017, le nombre de médecins généralistes y a augmenté de 0,86 %, selon les chiffres de la DREES. Quant à la densité moyenne à Paris, elle s'établit à 245 médecins pour 100 000 habitants, contre 151 en moyenne... Lire ▸