Je vous présente à tous, ainsi qu'à nos compatriotes, mes meilleurs voeux de bonne santé pour la nouvelle année.
Comme cela a été dit, la désertification médicale touche non seulement des territoires, mais aussi des spécialités, y compris en ville, y compris au sein de centres hospitaliers régionaux universitaires (CHRU) : je pense aux anesthésistes, ce qui pose parfois de vrais soucis, notamment dans les maternités. Le mal est plus profond, alors que la santé est une préoccupation majeure. Nous devons tous y travailler.
Les propositions que vous énoncez ici, cher collègue, à savoir le conventionnement territorial et le tiers payant généralisé, sont-elles de nature à résoudre le problème et inciter les médecins à s'installer dans les zones carencées ? Je ne pense pas. J'ai essayé de poser cette question à de jeunes médecins, en leur demandant si cela les attirerait dans les territoires que je connais et qui sont carencés ; leur réponse était clairement négative.
Je crois au contraire qu'il faut identifier les freins à l'installation. Écoutons les jeunes médecins, travaillons avec eux, car ils sont l'avenir et nous avons besoin d'eux. Rendons le territoire attractif avec une autre politique d'aménagement du territoire. J'appelle de mes voeux un véritable plan Marshall, pour la ruralité notamment. Si les territoires sont connectés, s'ils sont accessibles, pourvoyeurs d'emplois pour les conjoints et facilitateurs en mode de garde pour les enfants, les médecins viendront.
Si vous allégez la charge administrative, si vous imaginez des modes d'organisation mieux adaptés aux modes de vie recherchés, aux projets, personnels et familial, du médecin, alors l'installation pourra être durable. Sinon, vous ne ferez que repousser le problème.
Oui, il faut réguler : réguler l'administration, qui ne cesse d'augmenter la paperasse. Redonnons au médecin le temps de soigner. Mettre les moyens financiers pour valoriser les sacrifices réalisés est aussi nécessaire afin d'assurer la permanence des soins que nous souhaitons tous.
La source —
nosdeputes
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
Non, seulement de l'archéologie parlementaire ! Ce n'est pas hors sujet : cela veut dire simplement qu'aujourd'hui, il faut adopter une approche pragmatique, ne s'interdire aucune solution et pouvoir dire aux Français que l'on a pris la mesure du problème et qu'on veut mettre en oeuvre toutes les solutions, surtout...
Lire ▸
Pourrions-nous passer à d'autres arguments que ceux que vous évoquez constamment ? Je rappellerais simplement que, lorsqu'on a été signataire d'un amendement qui a été rejeté, en général on acquiesce et on accepte. C'est ce qui s'est produit, et ce que j'ai fait à l'époque.
Merci de ce rappel, madame la présidente… Le débat était jusqu'à présent très intéressant, et je regrette que notre collègue Garot commence à partir dans des arguments plus politiciens.
De la même façon, mon collègue Pueyo fait allusion à des députés éminents ; est-ce à dire qu'il y en ait de moins importants ?...
Lire ▸
Je voudrais d'abord saluer le travail du rapporteur, Guillaume Garot, sur un sujet important pour l'ensemble des Français. Je voudrais pointer les difficultés particulières et plus grandes encore dans les territoires ruraux et dans les territoires de montagne. Car le constat est là : les disparités territoriales...
Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)
Les constats sont connus : neuf mille généralistes en moins en dix ans ; 5,3 millions de personnes, à en croire les chiffres, qui vivent dans des déserts médicaux. Face à cette carence et à ces déserts médicaux qui s'étendent, il faut agir. Il y a urgence. C'est une question de santé publique, mais également...
Lire ▸
L'aménagement du territoire est le ciment d'un pays et la cohésion d'une nation. Du reste, il n'y a qu'à regarder le thermomètre de ce pays lors des différents scrutins : on peut constater, notamment dans les derniers scrutins nationaux, de vraies différences dans les territoires. Elles sont probablement issues des...
Lire ▸
M. Maillard s'inquiète de l'évolution à Paris, mais je tiens tout de même à le rassurer : entre 2013 et 2017, le nombre de médecins généralistes y a augmenté de 0,86 %, selon les chiffres de la DREES. Quant à la densité moyenne à Paris, elle s'établit à 245 médecins pour 100 000 habitants, contre 151 en moyenne...
Lire ▸
De nombreux dispositifs incitatifs ont été créés, avec le résultat mitigé que l'on connaît. Je ne serai pas aussi catégorique que notre collègue Garot : il y a aussi des réussites et j'en connais des exemples dans le territoire lorrain.
L'article 1er crée un dispositif de régulation de l'installation, appelé «...
Lire ▸