geheim.land Recherche Politique
10 janvier 2018 · Assemblée nationale · cr-soc · commission Séance
Les constats sont connus : neuf mille généralistes en moins en dix ans ; 5,3 millions de personnes, à en croire les chiffres, qui vivent dans des déserts médicaux. Face à cette carence et à ces déserts médicaux qui s'étendent, il faut agir. Il y a urgence. C'est une question de santé publique, mais également d'égalité devant le droit à la santé. Se donner les moyens d'agir, c'est peut-être emprunter des voies qui jusqu'ici ne l'ont pas été. Si nous avions voulu prendre des mesures efficaces, il eût fallu, il y a dix ans ou quinze ans, prendre des mesures fortes, notamment au sujet du numerus clausus. Cette question reste sans doute posée. Cela étant dit, nous sommes aujourd'hui dans la situation où il faut agir. La Sécurité sociale rembourse les soins. Nous avons quant à nous la responsabilité de garantir l'intérêt général et de le défendre le plus fort possible. Je crois qu'on peut reprocher à cette mesure tout et son contraire. On peut lui reprocher d'être trop coercitive, d'un côté, comme de ne l'être pas assez, de l'autre. Cela ne vous surprendra pas que je sois attaché, y compris dans ce domaine, à des formes de régulation. La coercition, nous savons la mettre en oeuvre lorsqu'il s'agit de fermer des hôpitaux de proximité. Il me semble que la proposition qui nous est faite aujourd'hui va dans la bonne direction. Elle permet d'agir. Elle ne réglera pas tous les problèmes qui se posent, mais elle donnera des inflexions qui sont nécessaires ; elle ouvrira des voies. Elle permettra sans doute de mieux répartir les médecins sur notre territoire. Le groupe de la Gauche démocrate et républicaine est donc favorable à ce que cette proposition aboutisse.
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/15/cr-soc/17-18/c1718035.asp#P5_638
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

Pourrions-nous passer à d'autres arguments que ceux que vous évoquez constamment ? Je rappellerais simplement que, lorsqu'on a été signataire d'un amendement qui a été rejeté, en général on acquiesce et on accepte. C'est ce qui s'est produit, et ce que j'ai fait à l'époque.
Merci de ce rappel, madame la présidente… Le débat était jusqu'à présent très intéressant, et je regrette que notre collègue Garot commence à partir dans des arguments plus politiciens. De la même façon, mon collègue Pueyo fait allusion à des députés éminents ; est-ce à dire qu'il y en ait de moins importants ?... Lire ▸
Je voudrais d'abord saluer le travail du rapporteur, Guillaume Garot, sur un sujet important pour l'ensemble des Français. Je voudrais pointer les difficultés particulières et plus grandes encore dans les territoires ruraux et dans les territoires de montagne. Car le constat est là : les disparités territoriales... Lire ▸
Je vous présente à tous, ainsi qu'à nos compatriotes, mes meilleurs voeux de bonne santé pour la nouvelle année. Comme cela a été dit, la désertification médicale touche non seulement des territoires, mais aussi des spécialités, y compris en ville, y compris au sein de centres hospitaliers régionaux universitaires... Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)
L'aménagement du territoire est le ciment d'un pays et la cohésion d'une nation. Du reste, il n'y a qu'à regarder le thermomètre de ce pays lors des différents scrutins : on peut constater, notamment dans les derniers scrutins nationaux, de vraies différences dans les territoires. Elles sont probablement issues des... Lire ▸
M. Maillard s'inquiète de l'évolution à Paris, mais je tiens tout de même à le rassurer : entre 2013 et 2017, le nombre de médecins généralistes y a augmenté de 0,86 %, selon les chiffres de la DREES. Quant à la densité moyenne à Paris, elle s'établit à 245 médecins pour 100 000 habitants, contre 151 en moyenne... Lire ▸
De nombreux dispositifs incitatifs ont été créés, avec le résultat mitigé que l'on connaît. Je ne serai pas aussi catégorique que notre collègue Garot : il y a aussi des réussites et j'en connais des exemples dans le territoire lorrain. L'article 1er crée un dispositif de régulation de l'installation, appelé «... Lire ▸
La désertification médicale dans certains territoires, dépourvus de généralistes et de spécialistes mais aussi de structures hospitalières, est manifeste. Elle pose la question de l'égal accès aux soins. Le dispositif de déconventionnement sélectif des médecins, tel qu'il est proposé à l'article 1er, s'apparente à... Lire ▸