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16 janvier 2019 · Assemblée nationale · cr-eco · commission Séance
Ma première question concerne les pactes financiers proposés aux collectivités territoriales, par lesquels le Gouvernement a souhaité encadrer et contrôler les dépenses des grandes collectivités locales, en garantissant la stabilité de leur dotation en contrepartie de la limitation de l'augmentation de leurs dépenses de fonctionnement à 1,2 % par an. Cette démarche particulièrement contraignante souffre de plusieurs faiblesses, au-delà de la question de la libre administration des collectivités territoriales. Par exemple, ne prenant pas en compte les ressources nouvelles dégagées par des services, ni certaines dotations ou subventions, elle fait peser des contraintes sur certaines dépenses obligatoires. Les conseils départementaux rencontrent également des difficultés face à la hausse, qu'ils ne contrôlent pas forcément, des dépenses sociales, situation que vous connaissez bien. J'appelle en particulier votre attention sur les moyens attribués aux services départementaux d'incendie et de secours (SDIS), dont les dépenses sont financées quasi exclusivement par des dotations départementales et communales. Le nombre de leurs interventions opérationnelles augmente très sensiblement du fait du changement climatique, mais aussi de l'évolution des pratiques médicales et de la progression du maintien à domicile des personnes âgées. Si des efforts ont été engagés depuis la départementalisation pour réduire les dépenses des SDIS, il est néanmoins indispensable d'augmenter leurs moyens pour continuer à assurer la sécurité de nos concitoyens et des sapeurs-pompiers eux-mêmes. L'État, qui assure la direction opérationnelle des SDIS, maintient un niveau élevé d'exigence en termes de délai d'intervention et de sécurité sur tous les territoires tout en limitant les moyens. Contraints par ce pacte financier, de nombreuses communes, départements et métropoles hésitent à augmenter leur contribution au SDIS ou ne le font que par des aides en investissement. Pouvons-nous donc envisager que les fonds versés aux SDIS, ou, en tout cas, le surplus de fonds, puissent être sortis des pactes financiers ? Cela me paraît indispensable à la continuité d'un service de qualité. Nous rencontrons par ailleurs le même problème au niveau régional avec le Fonds européen de développement régional (FEDER). Je veux aussi revenir, Madame la ministre, sur la compétence « eau et assainissement ». J'avais évoqué le cas particulier des communautés de communes contraintes de gérer pour quelques communes seulement cette compétence, du fait de la fusion antérieure des collectivités. Vous aviez laissé entendre qu'une solution pourrait être trouvée et que vous étiez à l'écoute. Las ! Votre réponse à la question écrite que j'ai posée à la fin de l'année dernière m'a plutôt donné l'impression que vous refermiez la porte. Le Président de la République s'étant hier montré ouvert à propos de la loi NOTRe, je profite de l'occasion pour soulever de nouveau cette question évoquée lors de toutes les cérémonies de voeux qui se tiennent dans les quelques communautés de communes concernées, qui vont devoir accepter la compétence pour la retransférer ensuite aux communes… où est la simplification ? Il serait bon de trouver une solution.
La source — nosdeputes
↗ http://www.assemblee-nationale.fr/15/cr-eco/18-19/c1819022.asp#P5_57
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Pour la rénovation de la préfecture ?
Jacqueline Gourault
J'imagine que c'est de l'humour noir ! Je suis en effet allée sur place le lendemain de l'incendie de la préfecture. La situation était particulièrement sensible. Vous savez que 5 milliards d'euros seront consacrés, sur cinq ans, à « Action Coeur de ville. Mais je voudrais tout de suite prolonger ma réponse à l'une... Lire ▸
Les questions relatives à la cohésion, à la valorisation des territoires et aux relations avec les collectivités sont actuellement au coeur des débats. Nous sommes réunis dans l'objectif de relever ensemble le grand défi de la réduction des fractures territoriales. Dans ce contexte, il semble indispensable de... Lire ▸
Je vous remercie tout d'abord, Madame la ministre, d'avoir apporté des précisions sur les contours de votre ministère. Le Sénat a adopté, en première lecture, une proposition de loi dont les dispositions seraient très utiles aux territoires qui ont mis en place des communes nouvelles – l'Orne fut parmi les... Lire ▸
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Madame la ministre, vous venez de nous annoncer la signature, la semaine prochaine, d'une 222e convention dans le cadre de l'opération « Action Coeur de ville ». Ce dispositif a été lancé par votre ministère au mois de mars dernier. J'ai d'ailleurs eu le plaisir de recevoir votre prédécesseur à Limoges, puisque... Lire ▸
On parle beaucoup de simplification. La future Agence nationale de la cohésion des territoires intègre les moyens et prérogatives de différentes structures, comme par exemple l'EPARECA, aujourd'hui seul opérateur capable de prendre la maîtrise d'ouvrage des projets de restructuration et de portage microéconomique... Lire ▸
Jacqueline Gourault
Je répondrai tout d'abord sur l'ANCT. La rédaction issue des travaux du Sénat permet toujours à l'ANCT de déployer son action au-delà des territoires institutionnels, Madame Bessot Ballot. Elle interviendra par exemple dans les pôles d'équilibre territoriaux et ruraux (PETR), peut-être aussi, de manière générale,... Lire ▸
Juliette Part
L'Orne bénéficie de 16 millions d'euros ayant fait l'objet d'accords de principe pour le très haut débit. Des discussions sont en cours avec l'Agence du numérique pour que soient concernées non plus 20 000 mais 70 000 lignes, ce qui requiert des montants plus importants. Nous attendons la décision de financement... Lire ▸