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6 janvier 2026 · Sénat · hémicycle Séance
Madame la ministre, la culture est un puissant vecteur d’émancipation. Elle crée du lien social, renforce l’attractivité de nos territoires et nourrit la vitalité démocratique. Son accès constitue donc un enjeu majeur de cohésion nationale et d’égalité territoriale. Pourtant, la fracture culturelle entre territoires est bien une réalité. Elle ne résulte ni d’un manque d’intérêt des habitants des zones rurales ni d’un déficit de dynamisme local. Elle est la conséquence de freins structurels bien identifiés : difficultés de transport, équipements vieillissants ou inexistants, budgets communaux contraints. À cela s’ajoutent des dispositifs nationaux complexes et des financements instables. Les collectivités locales ne disposent pas de tous les leviers nécessaires pour mener des politiques culturelles ambitieuses. Elles se heurtent à une lourdeur administrative, à des critères uniformisés et à des mécanismes de financement inadaptés. Ces dispositifs ne sont tout simplement pas conçus pour des départements comme l’Ardèche, où 80 % des communes comptent moins de 2 000 habitants. L’État doit donner aux territoires les moyens d’agir, dans un cadre clair, lisible et durable. Une véritable décentralisation culturelle, fondée sur des financements pérennes et respectueux de la liberté de choix des élus, permettrait de valoriser les forces locales. C’est en effet au plus près du terrain – dans les communes, les intercommunalités et les départements – que l’on connaît le mieux les attentes des habitants. Encore une fois, il faut faire confiance aux élus, aux associations, particulièrement dynamiques dans le monde rural, et aux bénévoles, plutôt que de les enfermer dans des normes nationales. Madame la ministre, la décentralisation s’impose pour restaurer l’équité territoriale et soutenir les initiatives locales. Aussi, quelles mesures concrètes comptez-vous mettre en œuvre pour redonner de réelles marges de manœuvre aux collectivités rurales et adapter les politiques culturelles aux réalités de terrain ?
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

ministre. Les chiffres que je vous donne émanent du rapport de l’inspection générale des affaires culturelles. Comme vous le savez, dès que j’ai été nommée, je me suis appuyée sur ses conclusions pour élaborer la réforme du pass Culture afin de corriger les dysfonctionnements qui y étaient recensés. Les chiffres du... Lire ▸
La parole est à Mme Sonia de La Provôté.
À mon sens, la politique d’accès à la culture dans les territoires ruraux est à écrire, à structurer et à organiser, comme le montre ce débat. Il nous faut non seulement définir le rôle du pass Culture, mais aussi construire une politique de la culture pour la jeunesse, le pass Culture, en tout cas sa part... Lire ▸
La parole est à Mme Anne Ventalon.
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à Mme la ministre.
ministre de la culture. Madame la sénatrice, votre question nous ramène au débat sur la compétence partagée. Pour ma part, je suis plutôt favorable à ce que l’État reste titulaire de cette compétence. En nommant un chef de file à l’échelon de la collectivité, notamment en ruralité, on s’exposerait à un risque : que... Lire ▸
La parole est à Mme Karine Daniel.
Je remercie les membres du groupe Écologiste – Solidarité et Territoires d’avoir inscrit ce débat à l’ordre du jour de nos travaux. Cela nous donne l’occasion de souligner l’engagement très important des bénévoles dans les communes rurales, eux qui font vivre les actions culturelles, les festivals, les tiers lieux,... Lire ▸