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7 janvier 2026 · Sénat · hémicycle Séance
Premier ministre. … car, nous le savons clairement désormais, l’énergie est l’un des éléments de notre souveraineté future – nous devons éviter toute dépendance à cet égard –, et, effectivement, un combat culturel. Nous le voyons au travers des questions numériques et, plus largement, intellectuelles : un nouveau pouvoir est en train d’émerger. Dès lors, notre crédibilité est un impératif. Le troisième enjeu, c’est notre unité. Cela ne signifie pas que nous devons renoncer à notre diversité et à nos combats politiques : nous aurons d’ailleurs suffisamment d’élections cette année, puis l’année prochaine, pour exprimer nos différences. Mais, je le disais il y a quelques instants, nous avons un combat culturel et intellectuel à mener, y compris auprès de la nouvelle génération ; et ce combat est lui aussi de nature politique. Quelle place notre pays et notre continent doivent-ils prendre dans la nouvelle logique de blocs en train de se dessiner, laquelle n’a strictement rien à voir avec le contexte des années 1990, c’est-à-dire celui de l’après-guerre froide ? Sur cette base, le monde est en train de se composer bien plus vite que n’évoluent nos propres organisations. Il s’agit bien évidemment d’un sujet préoccupant : à l’évidence, la tentation de la France est de se diviser, là où beaucoup de pays européens sont en train de s’unir, de faire Nation autour de quelques grands objectifs. Il s’agit là d’un sujet clé. Le quatrième enjeu, c’est d’être ouverts. D’ailleurs, votre groupe politique est beaucoup intervenu à cet égard. Le fait d’avoir réorienté la présence militaire française en Afrique est bienvenu – heureusement que nous l’avons fait à temps ! Je n’ignore rien des commentaires que nos décisions avaient suscités à l’époque. Mais, aujourd’hui, la manière dont notre présence militaire en Afrique est perçue nous protège d’une forme de double standard. Je me dois également d’évoquer les engagements français au sein de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), ainsi que notre capacité à développer et à dérouler la stratégie indo-pacifique. Car si les questions au Gouvernement nous amènent souvent à évoquer une actualité brûlante, ce n’est pas parce que nous regardons ce qui se passe en Amérique du Sud ou plus au nord qu’il faut négliger ce qui se passe en mer de Chine. Nous devons repenser nos engagements multilatéraux avec beaucoup plus de rapidité. J’en viens au dernier enjeu, celui qui, au fond, me préoccupe le plus. C’est d’ailleurs la question qu’il faudrait poser dans le cadre d’un débat de type article 50-1 de la Constitution : en avons-nous réellement envie ? À mes yeux, c’est la question la plus redoutable. Dans les années 1960, pendant la guerre froide ou la guerre d’Algérie, nos grands anciens, gaullistes et communistes, ont su, malgré des engagements très différents, tracer un chemin, faire ce qu’il fallait et prendre les bonnes décisions. Aujourd’hui, dans ce climat préélectoral, avec les divisions politiques que nous connaissons, sommes-nous capables d’avoir la même volonté et de la transformer de manière totalement désintéressée en plans d’action opérationnels ? Agriculture, énergie, défense ou encore combat culturel, intellectuel et numérique… Nous voyons bien ce qu’il faut faire. À mon sens, si nous organisons un débat de type article 50-1, faisons-le sur le fond, mesures très concrètes à l’appui ! (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI et sur des travées des groupes INDEP et UC.) situation internationale
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

Monsieur le Premier ministre, peut-on rester faibles face à la brutalité et à la loi du plus fort ? Peut-on se taire quand le droit international est piétiné ? Peut-on détourner le regard face au pillage auquel se livrent des empires prédateurs ? Aujourd’hui, la France et une majorité de pays européens ont baissé... Lire ▸
La parole est à M. le Premier ministre.
Premier ministre. Monsieur le président Gontard, je ne répéterai pas ce que j’ai dit en réponse à la présidente Cukierman. Je vais tenter d’aller un peu plus loin encore, nourrissant ainsi peut-être dès à présent le débat que vos groupes politiques respectifs ont réclamé en application de l’article 50-1 de la... Lire ▸
Et culturel !
(La prise de parole ci-dessus)
La parole est à M. Cédric Perrin, pour le groupe Les Républicains. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
Ma question s’adresse à M. le Premier ministre. Hier, la porte-parole de la Maison Blanche a indiqué que Donald Trump et son équipe discutent de plusieurs scénarios pour obtenir le Groenland, déclarant notamment : « Bien sûr, l’armée américaine est toujours une option. » Si les Américains mettent leurs menaces à... Lire ▸
La parole est à M. le ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l’attractivité.
ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et de l’attractivité. Monsieur le sénateur, le Premier ministre s’est déjà exprimé sur les déclarations de certaines autorités américaines à propos du Groenland. Je me bornerai donc à vous rappeler la position... Lire ▸