Le 1er mai est attaqué au nom des boulangers. Mais derrière, c'est déjà Valéo qui se glisse dans la brèche. La société a besoin de rites et de rythmes, de traditions, de temps communs. Que tout ne soit pas ravalé par la consommation et la production. https://t.co/fxp9bJUuYZ
François Ruffin
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Derrière le retour de la chasse aux arrêts maladie, le mal-travail ! Par une question écrite déposée à l'Assemblée nationale, j'interroge la ministre de la Santé : sur les arrêts maladie, allez-vous enfin chercher la responsabilité chez les entreprises plutôt que chez les salariés, les malades ? Allez-vous faire entrer le burn-out dans le tableau des maladies professionnelles, que le broyeur devienne le payeur ? Sébastien Lecornu a récemment déploré une dérive des dépenses liées aux arrêts maladie : « Je ne parle pas des situations individuelles, évidemment, des Françaises et des Français qui sont touchés par la maladie, mais en macro, on a une dérive très préoccupante sur le terrain budgétaire des arrêts maladie ». Et dans le viseur, malgré tout, malgré les précautions : les malades, les salariés malades. Avec la chasse aux arrêts maladies, la pression mise sur les médecins, la suspicion des complaisances, voire les « lundis matin » après la fête du week-end. Mais que disent les chiffres ? D’après la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), le service statistique du ministère de la Santé, les arrêts longs, de plus de 30 jours, représentent l’écrasante majorité des dépenses : 82% des indemnités (pour 25% des arrêts). A contrario, les arrêts courts, de moins de 8 jours, représentent 50% des arrêts mais seulement 4% des indemnités (et sont déjà frappés par les journées de carence). Quelle est la première cause de ces arrêts longs ? D’abord, les troubles psychiques. Suivi des troubles musculo-squelettiques. Puis viennent les cancers. Il est grand temps de renverser la responsabilité : non pas dénoncer la prétendue paresse des salariés, mais des organisations malades et qui rendent malades. Et s’attaquer, enfin, à cette épidémie, à ce « nouvel amiante » : le burn-out. J’interpelle la ministre de la Santé : le président de la République, sa première ministre de l’époque, avaient promis un « nouveau pacte de la vie au travail », mais rien, absolument rien n’est venu. Quand allez-vous, au moins, faire entrer les troubles psychiques dans le tableau des maladies professionnelles ? Que les broyeurs de salariés deviennent les payeurs. https://t.co/rZ8Qm07BBe
18 délégations de vote chez les députés macronistes, la plupart pour arrêts-maladie. 20% du groupe. Un taux nettement supérieur à l'absentéisme dans les entreprises (5%). Nous demandons un contrôle contre ce risque de fraude : s'agit-il d'arrêts de complaisance ?
Au kiosque à journaux, ce matin, Saïd et son accent de Téhéran : "N'oubliez pas les Iraniens ! Parce que nous sommes coincés entre les fous d'Allah et le fou de la Maison blanche ! Les ennemis de mes ennemis ne sont pas forcément mes amis. Dites-le." https://t.co/8jN7Alab6b
Vous vous souvenez de 'Bruno Le Maire demande' ? On a désormais Roland demande, Maud demande, Serge demande... Tout le gouvernement qui supplie pétroliers et grande distribution. Plutôt que d'agir, avec des outils de régulation. https://t.co/S0Vk18pD64
100 000 personnes broyées chaque année par le travail, avec le burn out comme première cause. Qui paye ? Vous. Moi. Nos cotisations. L'assurance maladie. Pas les entreprises. Voilà la plus gigantesque fraude. Nous président, ce sera le principe broyeur-payeur ! https://t.co/q5ZlKiRGsq
Ce sont des menteurs ! Oui, on a bien des profiteurs de la guerre en Iran : 10 millions d'euros de surprofits par jour dans les poches des pétroliers, et autant en surtaxes dans les caisses de l'État. Et il existe des outils pour réguler ça. https://t.co/dIom1qIyEK
Record battu pour Boris, plombier, à la pompe à essence : 150 euros, et même pas le plein ! Parce que sa carte a bloqué ! L'équivalent de 4 heures de travail sur son chantier. Et qui en profite, à l'autre bout ? Les pétroliers, ici Total Energies, avec dix millions de surprofits par jour.
Retrouvez-moi dans la matinale de Sud Radio, demain à 8h15. https://t.co/a8oJlI9NKU
Paris Match, Bolloré, Mimi Marchand et compagnie ont choisi leur poulain. Le poulain a lui aussi choisi son camp : ce sera celui des princesses de sang royal, des descendantes de Louis XIV, du fric et de la jet-set. Un message envoyé aux ouvriers qui croient tenir un champion du peuple et qui auront un oppresseur.
"Arrêter la machine de guerre israélienne". Voilà ce que réclame le Premier ministre libanais, alors que son pays vient de subir de terribles attaques, avec cette nuit 182 morts et près d'un millier de blessés. Voilà à quoi la France devrait se consacrer d'urgence, en portant une voix d'indépendance, en réclamant des sanctions contre Tel-Aviv, en soutenant les poursuites pour crimes de guerre contre Benjamin Nétanyahou, en disant clairement que cet Etat n'est plus ni notre ami ni notre allié.
République cherche Président ! H/F CDD 5 ans. Logé, nourri, blanchi. Salaire : à déterminer. Grandes responsabilités. Entretien d'embauche : samedi 25 avril, 16h, à Lyon, Place Louis Pradel. https://t.co/HhxF5WiPlH https://t.co/Cik2z4wmwD
Voir le RN et Marine Le Pen copiner avec les profiteurs de crises ? Pas une surprise. Quand on gratte le vernis “antisystème”, on trouve le système. https://t.co/KV10EVLBlH
8 avril 1946. Il y a 80 ans, la France unifiait et nationalisait ses 2500 producteurs d'énergie. Avec des gains pour les salariés : statut et revenus. Pour les usagers : un coût de l'électricité divisé par deux. Et surtout, pour notre souveraineté. Malheureusement, cet outil, les libéraux de droite et de gauche l'ont cassé. Il nous faut le réparer, et aujourd'hui plus que jamais : un service public de l'énergie.
Les arrêts maladie longue durée, de plus d'un mois, augmentent. Mais à cause de quoi, de qui ? Les salariés malades ? Ou les entreprises qui produisent des burn-out en série ? Nous président, ce sera la logique du broyeur-payeur ! L'entreprise qui broie ses salariés doit payer. Aujourd'hui, c'est vous qui payez, c'est l'assurance maladie. Ça doit changer.
119 : Garantir une oreille bienveillante pour tous les enfants en danger Par une question écrite déposée à l'Assemblée nationale, je souhaite alerter la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées : que comptez-vous faire pour que tous les enfants en danger puissent atteindre une oreille humaine bienveillante quand ils en ont le plus besoin ? “Ce matin, nous avons reçu l’appel d’un enfant de 13 ans au 119. Il vient de se faire frapper, il ne peut pas attendre. Vous l’imaginez tomber sur un serveur taper 1, taper 2 ?”. Le 119, ou service national d’accueil téléphonique de l’enfance en danger (SNATED), est le seul numéro d’urgence ouvert aux enfants 24h sur 24, 7 jours sur 7. Il offre la possibilité à toute personne mineure ou majeure, victime ou témoin de violences physiques, psychologiques ou sexuelles, d’être prise en charge par une équipe d’une quarantaine d’écoutants formés pour recueillir la parole, conseiller, orienter. Ce numéro connaît depuis plusieurs années une forte augmentation des appels : plus de 250 000 en 2025, près de 700 par jour. En particulier, les mineurs sont de plus en plus nombreux depuis le Covid. Pourtant, l’entretien donné par Anne Morvan-Paris au journal Enfance & Jeunesse le 16 mars dernier inquiète. La directrice générale du GIP France Enfance Protégée y dévoile sa “feuille de route”. D’abord, remettre en cause l’ouverture du numéro la nuit en passant de deux personnes mobilisées à une seule, alors que 10% des appels sont passés la nuit, notamment depuis les Outre-mer. Il y a quelques années, on a ouvert le 3919, le numéro d’urgence pour les femmes victimes de violence, 24h sur 24, 7 jours sur 7. Et on voudrait faire le chemin inverse pour les enfants en danger ? Ensuite, remplacer le “pré-accueil”, les personnes chargées d’assurer une première écoute et de prioriser les appels, par un serveur interactif : “Taper 1 si vous êtes mineur, taper 2 si vous êtes majeur”. Enfin, expérimenter l’IA pour réaliser la restitution des appels. Cette possibilité devrait faire l’objet d’une discussion démocratique en interne pour assurer qu’elle soit à la fois au service des enfants et des écoutants. Cet avenir incertain alimente une situation de grande souffrance au travail. Les agents du 119 sont au contact quotidien de la souffrance et des victimes pour qui elle est sans doute la plus terrible : les enfants. Ils doivent désormais le faire dans des conditions dégradées : “On pleure, on n’est pas loin du burn-out, mais on doit toujours continuer à prendre les appels”. On promettait reconnaissance et rémunération à ces travailleurs essentiels, mobilisés pendant le Covid et qualifiés à cette occasion de “héros” par Adrien Taquet, le secrétaire d’Etat chargé de la protection de l’enfance. Mais depuis, ils n’ont obtenu ni prime Ségur, ni augmentation. Madame la ministre, que comptez-vous faire pour donner au 119 les moyens de traiter ces centaines d’appels quotidiens dans de bonnes conditions et permettre de garantir à tous les enfants en danger une oreille humaine bienveillante 24h sur 24, 7 jours sur 7 ? https://t.co/bQfJUnSq8p
Les pétroliers, Total et compagnie, se gavent-ils aussi sur les stocks stratégiques ? Réponse : oui. Avec des dividendes et des profits, des gros salaires, prélevés sur les automobilistes à la pompe. https://t.co/xlTrbwR3aQ
Cécile Kohler et Jacques Paris enfin libres ! C'est un immense soulagement. Après près de quatre ans arrachés à leur vie, à leurs proches. Pensée à eux, à leur famille, et à tous ceux qui se sont battus sans relâche pour les ramener en France.
12 millions d'€ par jour pour les profiteurs de guerre, de l'industrie pétrolière ! Et que fait l'Etat ? Rien. Il attend. Il ne réclame même pas la taxation des superprofits comme le font les gouvernements Espagnol, Portugais, Allemand. Nous réclamons le retour des outils pour réguler : contrôle des prix, TIPP flottante, salaires indexés sur l'inflation. Pour rétablir de la stabilité.
Revalorisation des aides à domicile : jusqu’à quand l’État se défaussera-t-il ? Par une question écrite déposée à l'Assemblée nationale, j'interroge la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées : pourquoi refusez-vous la revalorisation de 63 euros bruts pour les aides à domicile ? 600 000 aides à domicile se lèvent tôt chaque matin pour s’occuper de nos parents et de nos grands-parents. Elles perçoivent bien souvent moins que le SMIC. Syndicats et patrons du secteur avaient trouvé un accord : l’avenant 72 prévoyait une hausse de salaire d’environ 63 euros brut par mois pour un temps plein. Une mesure modeste, mais concrète. Il ne restait qu’à l’État, c’est-à-dire à vous, d’agréer. Vous avez refusé. Pour quelle raison ? Car vous n’arrivez pas à décider qui doit payer. Les départements refusent, faute de compensation de l’État ; l’État se défausse sur les départements. C’est la troisième fois depuis 2025 que ces revalorisations sont bloquées pour les mêmes raisons, dans le même ping-pong. Et pendant ce temps-là, les salaires des aides à domicile ne bougent pas et les difficultés de recrutement s’aggravent. Par votre pingrerie, vous ne fragilisez pas seulement l’existence de ces travailleuses auprès des personnes âgées. C’est tout le secteur que vous précarisez, que vous mettez en difficulté. Face au choc démographique en cours, il faudra pourtant recruter 300 000 aides à domicile supplémentaires d’ici 4 ans. Alors que les besoins augmentent, les moyens, eux, ne suivent pas. Madame la ministre, que comptez-vous faire pour mettre fin à ce blocage et permettre enfin la revalorisation des aides à domicile, ces travailleuses essentielles ? https://t.co/X1cgFjdt5N
100 euros le plein à la pompe ! Des surtaxes pour l'État, des surprofits pour les pétroliers. Et comme réponse du gouvernement pour le trou dans le porte-monnaie des Français : des petits chèques, des chèques qui ruinent le pays. Nous président, on reprend trois outils qui ont existé pendant des décennies : contrôle des prix, TIPP flottante et indexation des salaires sur l'inflation.
Devant le Parlement des jeunes, au CESE, je viens parler de l'Aide Sociale à l'Enfance. Quel est le but de cette politique : de l'amour. De l'affection. De la tendresse. Mais comme, dans les rapports, on veut faire sérieux, on ne prononce pas ces mots-là. Alors que c'est l'essentiel. C'est sur l'amour que nos sociétés seront jugées.
Depuis presque deux ans, Séverine Dejoux et les ex-Vencorex se battent pour maintenir l’industrie de la chimie en France. Mené avec l'entrepreneur Olivier Six, leur projet EXALIA ambitionne de relancer la plateforme chimique du Pont-de-Claix. Par deux fois le tribunal de commerce a choisi une autre voie : d’abord la vente de l’ancienne entreprise Vencorex à un concurrent chinois, qui prend les brevets et supprime des emplois. Puis la vente du site à un ferrailleur. Mais à force de batailler, de défendre le projet, avec la CGT, les salariés, les élus locaux, d’autres pistes sont remises sur le métier. Soutien à Séverine, Olivier et leurs camarades qui, je le sais, ne vont rien lâcher.
38 milliards d'€ : c'est le coût pour la société de la maltraitance dans l'aide sociale à l'enfance. Grâce à Mehdi et aux autres, nous obtiendrons un consensus national pour dire : "Ok, nous sommes d'accord pour investir des milliards pour éviter ces dégâts là." https://t.co/LsaB8x757l
Le salon des solutions pour "changer maintenant" : au Grand Palais, à Paris, se rassemblent hommes et femmes de bonne volonté, assos, entrepreneurs, élus locaux. L'exposition universelle du XXIème siècle. https://t.co/LcdBgEdZ97