Dans un moment où la France est confrontée à de graves bouleversements, je n’ai aucune envie de jouer au candidat ou à l’apprenti candidat. Nous devons unir nos forces et prendre nos responsabilités pour que la situation s’améliore avant le lancement de la campagne présidentielle. Sans quoi elle serait entachée par une situation très dégradée, une crise sociale hors de contrôle, un gouvernement qui s’effondre et une France sans budget. Ceux qui, dans cette situation, font passer leurs intérêts personnels et partisans avant de penser à la France ne sont pas à la hauteur des responsabilités auxquelles ils aspirent. Entretien du 04.10.26 sur @BFMTV
Dominique de Villepin
Ancien Premier ministre de la République française
Activity
40 tweets since 2026-10-09
Tweets
RT @humanite_fr: Mouvement lycéen : François Ruffin et Dominique de Villepin se mettent d'accord sur cinq propositions ➡️ https://t.co/yP…
J’ai rencontré vendredi des lycéens représentatifs du mouvement social en cours. Il y a derrière cette mobilisation un enjeu de dignité. Notre responsabilité, et celle du gouvernement, c’est de reconnaître et entendre leurs propositions et leurs revendications. Entretien du 04.10.26 sur @BFMTV
Le maintien de l’ordre doit d’abord protéger nos enfants. Il ne faut pas confondre ceux qui viennent pour casser avec les lycéens qui se mobilisent légitimement pour défendre leurs droits. Aujourd’hui, une doctrine du maintien de l’ordre fondée sur les nasses et le face-à-face met nos lycéens en danger. La priorité de l’État doit être de les protéger. Entretien du 04.10.26 sur @BFMTV
Dans le contexte d’une France éprouvée par les difficultés politiques, sociales et financières, une France à bout de souffle, prenons au sérieux ce que nous dit la jeunesse de France. Pour que le dialogue ne soit pas rompu, pour que la violence ne finisse pas par l’emporter, il nous faut accepter d’entendre, de comprendre, de recevoir. Recevoir ce mouvement pour ce qu’il est vraiment. Un mouvement social lycéen, né des inégalités territoriales et sociales auxquelles ces jeunes sont confrontés. Le mouvement d’une jeunesse de France. Aujourd’hui le mouvement est pris en tenaille entre la gauche radicale qui veut en faire les supplétifs de son combat politique, d’un côté, et un gouvernement qui prend le risque d’essentialiser ce mouvement en le qualifiant de manière répétée de « violences urbaines », de l’autre côté. Aujourd’hui cette tenaille menace de mettre en danger notre jeunesse, de la plonger dans une spirale de violence. Recevoir la parole d’une génération inquiète face aux menaces existentielles qu’affronte notre monde et au manque de réponses des adultes. Réchauffement climatique, fragilisation de la démocratie libérale, retour de la guerre. Qui ne comprendrait pas un tel cri de désespoir ? J’entends aussi dans ces manifestations une demande de participation et il serait légitime aujourd’hui d’ouvrir le débat sur l’élargissement du droit de vote dès 16 ans. Il serait utile d’envisager qu’une Convention citoyenne de la jeunesse vienne apporter la voix de sa génération dans notre vie démocratique. Donnons à cette colère les moyens de trouver un débouché pacifique. Il faut mesurer la rupture entre la jeunesse et un État qui ne répond plus à ses attentes. Faute de débouché politique, la violence gagne du terrain. La défiance s’étend aux relations des uns et des autres avec le gouvernement. Et au-delà, entre les Français eux-mêmes. Recevoir, c’est comprendre la colère d’une génération qui grandit au contact de tant de violences. Violences intrafamiliales. Violence d’un monde entré dans une nouvelle ère de guerres. Violence d’une société où la loi du plus fort l’emporte sur la justice. Violence sociale et sentiment de déclassement. Violence d’un maintien de l’ordre qui n’a pas suffisamment tiré les leçons des drames répétés depuis la mort de Rémi Fraisse en 2014. Violence du narcotrafic qui recrute nos adolescents pour quelques billets avant de les sacrifier. Une génération élevée dans la violence aborde l’avenir avec moins d’espoir. Sans espoir, chacun risque de se replier sur son camp. Et chaque camp de se chercher un ennemi à abattre. Une génération contrainte dans sa liberté cherche des échappatoires. Souvenons que cette Génération Covid est celle qu’on a confiné dans sa chambre pendant de longues semaines, une jeunesse qui souffre à la fois de l’hyperconnexion et de l’hypersolitude, une jeunesse qui sait que son attention est devenue une marchandise périssable. Une génération sacrifiée, diraient certains, dans laquelle un tiers des lycéennes dit avoir des pensées suicidaires. L’instruction du Ministre de l’Education Nationale de passer les cours des lycées bloqués en distanciel ne peut manquer de rappeler ces moments difficiles et de renvoyer élèves et professeurs à l’obligation de se débrouiller quand l’Etat ne sait plus quoi faire. Une génération en manque d’écoute également, qui nous dit la difficulté d’être entendus dans leurs familles, de trouver leur place lorsque les parents sont accaparés par une vie professionnelle plus difficile, lorsque les parents n’ont plus les réponses à un monde qu’ils ne comprennent pas mieux que leurs enfants. Ecouter, recevoir, c’est comprendre que le recours à la seule répression révèle la faiblesse de l’État. C’est quand l’État est faible qu’il frappe fort. Et faible, il l’est. C’est un État qui a abandonné les Français, qui a cessé de tenir ses promesses. Les lycéens réclament des professeurs. Les policiers manifestaient il y a quinze jours pour leurs salaires et leurs moyens. Les pompiers faisaient grève il y a quelques jours. Tous demandent la même chose à l’État, des moyens et du respect. Faute de réponse, la colère finit par opposer ceux qui devraient pouvoir compter sur lui. Plus de cent élèves et personnels ont été blessés depuis le début du mouvement. Ce jeudi, à Marseille, un camion de pompiers a été pillé puis incendié devant un lycée. À Roubaix, à Nantes, des lycées ont été touchés par des incendies. Un chauffeur de bus a été agressé. Mercredi, en une seule journée, 83 policiers et gendarmes ont été blessés. Alors, comment sortir de cette spirale ? Il appartient d’abord au pouvoir de prendre ses responsabilités. À lui de rompre avec l’impuissance qui domine aujourd’hui l’action gouvernementale et de renouer avec deux principes que l’expérience a éprouvés. Le premier tient au maintien de l’ordre, qui doit viser d’abord la sécurité des lycéens, de ceux qui manifestent comme de ceux qui ne manifestent pas. Quand j’étais ministre de l’Intérieur, nous gardions en mémoire la mort de Malik Oussekine, en 1986. Notre doctrine plaçait au-dessus de tout la sécurité des enfants et des jeunes. Éviter la provocation, l’escalade, le choc frontal, c’était désamorcer la violence et laisser du temps à la négociation. Cette exigence d’apaisement allait de pair avec la fermeté face aux violences et aux dégradations. Rien ne justifie que l’on s’en prenne aux enseignants, aux agents du service public ou aux forces de l’ordre. Leur protection fait pleinement partie de la responsabilité de l’État. Le second tient au traitement des revendications. Recevoir, ce n’est pas seulement rencontrer. C’est écouter et agir. Nous avions encore en mémoire Mai 68, et nous savions qu’une colère sans interlocuteur risque de se chercher une cible. D’où l’ouverture du dialogue à tous les niveaux et la recherche patiente de solutions pour sortir du conflit. Face à la colère sociale, le premier réflexe d’un responsable politique était de recevoir. Recevoir pour comprendre. Comprendre pour avancer. Rouvrons les canaux du dialogue. Rencontrons. Écoutons. Recevons. Dominique de Villepin ©️ Philippe Lopez / AFP
J’apprends avec une profonde tristesse la disparition de Gabriel Serville, président de la Collectivité territoriale de Guyane. La République perd l’un de ses grands serviteurs. Enseignant, maire, député puis président de la Collectivité territoriale de Guyane, il aura consacré sa vie à servir la Guyane et ses habitants, à défendre son développement et sa singularité au sein de la République. Je veux saluer un homme de convictions qui portait haut la voix de son territoire. Son engagement nous rappelle combien la République doit savoir reconnaître la diversité de ses territoires et tenir, pour chacun, sa promesse d’égalité. Avec la disparition de Gabriel Serville, c’est un engagement français de chaque instant qui s’éteint. J’adresse à sa femme, ses enfants, sa famille, à ses proches, à ses amis et collègues élus de Guyane et à l’ensemble des Guyanaises et des Guyanais toutes mes condoléances et mes pensées les plus sincères. Dominique de Villepin
Prenons au sérieux la révolution climatique. Aujourd’hui, nous sommes dépendants et vulnérables des énergies fossiles importées des États-Unis, de la Russie ou des pays du Golfe. Chaque Français voit tous les ans 450€ aller vers ces pays au lieu de financer l’avenir du nôtre. Accélérer sur l’électrification, sur l’accès aux véhicules électriques, sur la rénovation thermique, c’est une question de souveraineté, de décarbonation, de compétitivité et de pouvoir d’achat. Et les conséquences sur le budget des Français sera très visible : 180€ annuels gagnés sur la facture énergétique, 1000€ quand on fait le choix d’un véhicule électrique, 1000€ pour un appartement rénové. Entretien du 27.09.26 sur @RTLFrance
Les propos attribués à Jordan Bardella, s’ils sont avérés, sont d’une extrême gravité. Il lui appartient de répondre clairement de leur authenticité et de leur contenu. S’ils sont confirmés, ces mots ne sauraient être mis sur le compte ni de la maladresse ni d’un simple égarement de jeunesse. Ils reprennent les plus anciens clichés de l’antisémitisme, ceux qui associent les Juifs à l’argent, aux banques et à un pouvoir occulte. Cet imaginaire de haine a préparé, dans notre histoire, la persécution et le crime. Rien ne permet de le banaliser. Cette affaire ne doit donner lieu ni à un procès d’intention gratuit ni à une exploitation personnelle. Elle pose cependant une question politique majeure. La « dédiabolisation » ne peut pas être une opération de communication. Elle exige une rupture complète, explicite et démontrée avec l’antisémitisme, le racisme et l’héritage de l’extrême droite française. Un parti ne s’affranchit pas de son histoire en changeant de nom ou de visage. La République ne transige pas avec l’antisémitisme. Elle le combat partout, quels qu’en soient les auteurs, sans calcul, sans distinction et sans complaisance. Dominique de Villepin
À demain matin ! https://t.co/1hivwOT4M7
Quand j’entends Marine Le Pen dire que nous n’avons pas les moyens d’aider l’Ukraine, je comprends que la souveraineté n’est pas une priorité pour le Rassemblement national. C’est un aveu de résignation. À l’heure où la France doit affirmer sa fermeté et sa détermination, renoncer à soutenir l’Ukraine envoie à Moscou un signal de faiblesse. Cela encourage le président russe à multiplier les provocations. Notre souveraineté se joue sur tous les fronts : géopolitique, technologique, énergétique, dans l’intelligence artificielle comme dans la décarbonation. Face aux puissances qui veulent nous imposer leur loi, le pouvoir de dire non est un devoir français. Entretien du 27.09.26 sur @RTLFrance
À tout de suite ! https://t.co/Y0ZdzJgmsi
Nous sommes sans doute la dernière République universelle au monde. Présente sur les cinq continents grâce à ses outre-mer, la France est une nation-monde. Elle rassemble des Françaises et des Français d’origines, de cultures et de convictions différentes, qui font nation ensemble. C’est au nom de cette universalité que la République reconnaît des droits sociaux à toutes celles et ceux qui résident et travaillent légalement sur son territoire. Remettre en cause ce principe, comme le propose Marine Le Pen, c’est tourner le dos à la promesse d’égalité portée par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Je ne veux pas d’une France qui se rétrécisse, ni d’une France qui dresse une partie d’elle-même contre une autre. Les risques de fracture sont trop grands. Entretien du 17.09.26 sur @LCI
À ce soir sur @BFMTV ! https://t.co/VBxVQAvNk1
Masculinisme, violences sexistes et sexuelles, contrôle coercitif, drame de la petite Lyhanna : face aux violences faites aux femmes et aux enfants, la France doit se doter d’instruments à la mesure de l’urgence. Je comprends le désarroi, l’inquiétude et la colère de toute une génération face à une société incapable de corriger ses erreurs. C’est pourquoi je propose la création d’un parquet spécialisé contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Entretien du 20.09.26 sur @franceinfo
Face à la situation des étudiants précaires, des femmes, des personnes en situation de handicap et des enfants, j’ai envie de dire : faisons de la politique autrement. Soyons imaginatifs. Aujourd’hui, l’État fait des promesses aux plus vulnérables qu’il est incapable de tenir. Pour les tenir enfin, c’est notre modèle tout entier qu’il faut reconstruire. Redresser les comptes pour renforcer notre souveraineté, notre sécurité et notre crédibilité. Agir pour la culture parce qu’elle est le cœur de tout. Reconnaître la vulnérabilité de tant de nos compatriotes, cesser d’en faire un tabou et en faire une force. Investir dans l’IA et la décarbonation. Un État plus fort, qui retrouve son autorité, c’est aussi un État qui prend davantage soin et retisse davantage de liens. Entretien du 20.09.26 sur @franceinfo
160 000 enfants victimes chaque année de violences sexuelles. Plus de 100 féminicides depuis le début de l’année. Un enfant sur trois victime de harcèlement. Tout cela place notre pays face à une tragédie. Nous avons un devoir de protection envers celles et ceux qui sont les plus exposés. Nous ne pourrons pas rétablir l’équilibre national sans répondre à ces situations de vulnérabilité. Pour cela, nous devons comprendre la puissance du masculinisme qui traverse aujourd’hui notre société et qui contribue peut-être à expliquer la lenteur avec laquelle nous avons pris la mesure de l’inacceptable. Entretien du 20.09.26 sur @franceinfo
À ce soir 18h15 sur @franceinfo ! https://t.co/qGM73WZVE1
Je sais ce que c’est que diriger une entreprise, tenir un compte d’exploitation, établir une fiche de paie. Cela m’a appris l’exigence de simplification. Tous ceux qui ont la responsabilité de l’économie française gagneraient à faire ce petit stage dans le réel : comprendre, concrètement, ce que signifie créer un emploi et de l’activité dans notre pays. Entretien du 17.09.26 sur @LCI
Je suis déterminé à porter le combat présidentiel. 80 000 adhérents, premier parti de jeunes de France : nous avons construit en quelques mois un mouvement politique capable de rivaliser avec les plus grandes organisations politiques. Pour garantir son indépendance et porter une campagne présidentielle, la France Humaniste a besoin de vous. Chaque don compte pour faire avancer nos idées. ✅ Donnez sur https://t.co/JpjwY6dsaw
Je suis pour la justice sociale, ce qui me met à gauche. Je suis pour l’ordre républicain, ce qui me met à droite. Mais je suis surtout conscient du drame français. Vous auriez posé la question aux membres du Conseil national de la résistance en 1943 ? Je ne crois pas que quand les Français voient le prix de l’essence, la situation du budget, ils réagissent en homme ou femme de droite, ou de gauche. Ce sont des citoyens malheureux, et les citoyens malheureux veulent d’abord le meilleur pour leur pays.
Cela fait vingt ans que je me prépare à être candidat. Je mesure l’immensité de la tâche, je viens avec beaucoup d’humilité devant les Français, et je considère qu’il y a un certain nombre de conditions pour être candidat et recueillir l’adhésion des Français. Il y a là beaucoup d’élus qui sont présents avec moi sur ce plateau. Nous avons aujourd’hui au sein de la France humaniste plus de 80 000 membres. Nous sommes le premier parti de jeunes de France. C’est une force qui se mobilise.
Nous sommes à un moment de notre histoire où il y a un immense effort à faire. Si cet immense effort n’est pas d’abord fait par les plus favorisés, je ne vois pas pourquoi le reste du pays les regarderait sagement. https://t.co/QRTUX2mhIB
Un budget se construit sur plusieurs années. Je suis favorable à une programmation sur cinq ans. https://t.co/c8RjYeWICJ
RT @LFHumaniste: « Il est très important de montrer la détermination française à marquer un soutien et faire l'effort économique, militaire…
J’ai moi-même fait mon service militaire en mer rouge, à Djibouti. J’ai bien vu ce que cela impliquait pour nos armées. Je ne rétablirai pas la conscription. En revanche, il faut prendre en compte l’évolution de la guerre, sous toutes ses formes. Je suis pour un renforcement citoyen à l’échelle de la nation, pour faire face aux catastrophes naturelles, aux cyber-attaques. Chaque Français doit savoir ce qu’il fera si la nation est attaquée. C’est une culture à développer.