La seule chose certaine dans les propos du Gouvernement, c'est que nous vivons une période où règne la « volatilité de tout », pour reprendre l'expression de M. Éric Woerth. Quant au reste, messieurs les ministres, vous êtes englués dans vos dogmes idéologiques. Le président Migaud parlait d'« architecture » ; celle de votre plan me fait penser à la cathédrale de la Sainte-Famille, à Barcelone : on n'est pas près d'en voir la fin !
Avec Patrick Devedjian, c'est Thierry la Fronde qui entre au Gouvernement – à ceci près que Thierry la Fronde avait la fronde et le projectile, tandis que Patrick Devedjian a la fronde, mais qu'il cherche encore le projectile.
Aveuglés par votre dogme de l'offre, vous ne voyez pas la grande pauvreté qui s'installe dans le pays. Vous ne voulez pas donner du pouvoir d'achat alors que ce serait la seule mesure à effets immédiats. Le plan d'investissement n'est pas, en soi, une mauvaise chose, mais il suppose un temps d'inertie important. Pas plus que vous n'avez écouté vos économistes en 2005, vous n'avez tenu compte de la première alerte lancée par le FMI en 2007. Vous avez prétendu réagir en 2008 dans le secteur bancaire. Or, et tous les promoteurs vous le diront, les banques ne bougent pas. Vous n'avez d'ailleurs rien fait pour qu'elles bougent puisque vous avez renoncé à jouer un rôle actif et délégué la tâche à des gens qui sont responsables, pour une large part, de nos difficultés !
Il est paradoxal de vanter la rapidité de réaction du Gouvernement alors que, depuis trois mois, c'est l'échec : la seule chose à laquelle on assiste, c'est la fermeture d'entreprises. L'économie réelle s'enfonce à cause de votre politique.
Quant à prédire le déficit de 2012, il faut être très audacieux ou très inconscient pour le faire ! Les ministres n'ont pas réagi au chiffre de 100 milliards de déficit pour 2009 avancé par le président Didier Migaud. C'est un tiers du budget de la nation ! Autant dire que le budget n'a plus aucune réalité ! Les lois de finances rectificatives vont se succéder à un rythme soutenu. Plus rien n'est vrai dans ce que vous nous présentez.
Le plan d'aide à l'embauche montre à quel point vous êtes intoxiqués. Un petit patron n'embauche pas en fonction des aides qu'on lui accorde, mais en fonction des commandes que lui passent ses clients, donc en fonction du pouvoir d'achat. Votre disque est rayé et vous conduisez le pays tout entier à la catastrophe.
Après la crise bancaire, c'est la crise économique qui s'installe. Le désespoir qui s'accumule au tréfonds du peuple français peut aussi mener à la crise sociale, et ce n'est pas avec votre poudre de perlimpinpin que nous nous en sortirons !
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
Aurez-vous une compétence d'ordonnateur ? Dans les documents de synthèse, on peut noter que les crédits de paiement sont parfois supérieurs aux autorisations d'engagement : allez-vous simplement transférer vos crédits à vos collègues, en en perdant en quelque sorte la responsabilité budgétaire ?
Dans ce cas, cette mesure aura-t-elle vraiment un caractère incitatif ? Je vous trouve trop laxiste sur ce point.
Ensuite, la « prime à la casse » me paraît une mesure mal calibrée : d'après les informations dont nous disposons, elle permettrait d'augmenter de 30 000 les achats de véhicules ; sur une enveloppe...
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Patrick Devedjian
Elle devra être d'au moins 1 euro.
Messieurs les ministres, je m'étonne que vous considériez la situation économique et budgétaire actuelle comme proche de celle du mois de novembre. Si seulement c'était le cas !
La crise que nous devons affronter n'est évidemment pas un problème français : c'est un problème international. À cet égard, je...
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(La prise de parole ci-dessus)
Les projets des collectivités territoriales sont en général cofinancés. Un projet municipal, par exemple, bénéficiera du financement du département, parfois de la région. La décision de sa mise en oeuvre dépend souvent de ces financements complémentaires. Comment le Gouvernement entend-il garantir aux mairies...
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Patrick Devedjian
Éric Woerth a dit l'essentiel à propos de l'impact du plan de relance sur la programmation triennale. Le recensement des projets est en cours. L'objectif étant que la dépense soit effective à hauteur de 75 % en 2009, il faut que ces projets soient prêts à être engagés dès l'année prochaine. En revanche, il ne peut...
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Nous aurons l'occasion de revenir sur les questions techniques ayant trait à la LOLF. Il peut arriver qu'une architecture soit conforme à sa lettre et pas tout à fait à son esprit, dès lors que la distinction entre telle ou telle opération d'investissement est difficile à faire.
Monsieur le ministre du budget, vous affirmez vouloir maintenir vos hypothèses de croissance, qui ne sont d'ailleurs pas exactement celles de l'INSEE. Pour que ces hypothèses se vérifient, confirmez-vous qu'il faudra une croissance de 1,5 % pour chacun des deux derniers trimestres de l'année ?
S'agissant de la...
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