J'ai noté que certains députés du groupe Les Républicains soutenaient notre idée de créer des « sociétés à mission », c'est-à-dire de permettre à des sociétés à but lucratif d'avoir un objet social étendu, autre que la recherche de profit. Cette pratique, qui a cours en Suisse, au Royaume-Uni et aux États-Unis, est dans l'air du temps.
Si cette disposition figure à l'article 10 de cette proposition de loi, c'est que nous la considérons comme une possibilité mais non comme une mesure fondatrice. Je suis donc un peu inquiet quand j'entends dire, au Gouvernement notamment, qu'une telle mesure pourrait se substituer à celles que nous proposons aux articles 1er et 2. Il s'agit ici d'un simple aménagement permettant aux entreprises d'avoir des activités philanthropiques sans courir de risque juridique. Il n'y a pas de quoi en faire un acte fondateur révolutionnant le monde de l'entreprise.
Si nous avons prévu cette disposition à cet endroit du texte et si nous l'avons rédigée ainsi, c'est que nous pensons qu'elle présente un risque. Certes, elle part d'une bonne intention – internaliser la fondation dans l'entreprise – mais encore faut-il veiller à ce que ces sociétés à mission ne deviennent pas un instrument de propagande de l'entreprise, visant à camoufler des pratiques contraires à l'objet de ces mêmes fondations. Pour prévenir ce danger, nous proposons que l'objet social innovant soit encadré par une décision de toutes les parties prenantes de l'entreprise.
La source —
nosdeputes
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
L'article 9 demande au Gouvernement la publication de deux rapports d'information. Sur le fond, la majorité ne peut qu'aller dans le sens du rapporteur.
Alors que l'économie sociale et solidaire est l'avenir de notre économie et de notre société, le texte prévoyant la délivrance d'un agrément ESUS reste très peu...
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Cet article soulève la question de l'implication des salariés dans la fondation de leur entreprise – phénomène qui prend de l'ampleur depuis quelques années. Si les entreprises elles-mêmes cherchent à aménager le temps de travail de leurs salariés pour leur permettre de s'engager, elles se heurtent à des...
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Je voudrais profiter de la discussion de cet article pour évoquer le sort qui est réservé aux demandes de rapports d'information au sein du Parlement. J'observe, au fur et à mesure des textes qui nous sont présentés, que nous sommes en train d'ériger une règle tacite consistant à ne jamais donner suite à ces...
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La question des fondations sera abordée à l'article 10 qui traite des sociétés à mission, monsieur Pradié.
Je partage l'avis de M. Viala. J'accorde un grand crédit au Haut-commissaire à l'économie sociale et solidaire, et suis persuadé qu'il fera des propositions innovantes et fortes en la matière mais on ne peut...
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(La prise de parole ci-dessus)
Tout d'abord, le rapport du Haut-commissaire sera présenté aux parlementaires même s'il ne relève pas forcément du domaine législatif. Le Haut-commissaire souhaite en effet associer le Parlement à la mission qui lui a été confiée.
Quant aux sociétés à mission, elles font elles aussi l'objet de travaux visant à...
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Fruit d'un débat engagé depuis longtemps, notamment avec Nicole Notat et dans le cadre de cercles divers, cet article vise à créer une norme publique de RSE.
Né dans les années 2000, le reporting extra-financier a pris son essor à la suite de la crise des subprimes, dans les années 2008-2010, sous la présidence de...
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Je remercie le rapporteur de cet exposé clair et pertinent. Il est vrai que l'harmonisation est un élément de valorisation et de renforcement. Toutefois, le groupe La République en Marche estime que ce sujet est au coeur de la mission confiée au Haut-Commissaire. Je le répète, celui-ci rendra son rapport au cours...
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Nous sommes aux termes du débat. Tous les articles ayant été rejetés, il en va de même de la proposition et il n'y a pas lieu de voter sur l'ensemble du texte. Celui-ci sera examiné en séance publique dans la version déposée par ses auteurs, conformément à l'article 42 de la Constitution.