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Dominique de Villepin

175,127 followers 189 following 1,472 tweets on X 759 archived Paris, France joined 2009-04-07

Ancien Premier ministre de la République française

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2026-03-24 19:08 original

La vraie politique, elle part des Français. Elle part de ces femmes et de ces hommes qui décident de s’unir, un jour, pour faire vivre la culture, pour faire vivre la solidarité, pour faire vivre la fraternité. Elle part aussi de ces initiatives qui fleurissent partout sur le territoire, spontanément, avec beaucoup de joie et beaucoup d’envie. À Collemiers, le Bar’ouf est un exemple. Dans ce village de 600 habitants, au nord de l’Yonne, des habitantes et des habitants se sont réunis pour inventer un lieu unique de rencontre, de culture et de partage. Ici, on vient pour se retrouver entre amis, pour voir des spectacles, pour assister à des conférences, pour récupérer son panier de légumes bio et locaux. C’est la démonstration concrète de ce qui fait la force de notre pays. Alors, quel honneur, pour moi, d’avoir été invité à partager avec plus de 300 d’entre vous cette conviction : nous pouvons reconstruire la France et lutter contre le piège identitaire et autoritaire. Il suffit pour cela de faire confiance aux Français, à l’intelligence collective pour battre l’extrême droite là où elle prospère sur la tentation du rejet et du repli.

2026-03-23 10:50 original

C’est avec gravité que la Vᵉ République perd aujourd’hui un Homme d’État, un homme de rigueur et de conviction. Homme de lettres, d’esprit et de principes, Lionel Jospin avait fait de la méthode une vertu et de la clarté une exigence. Il incarnait cette politique qui refuse l’outrance pour lui préférer le respect du contradicteur et la dignité du débat. J’ai découvert, au fil d'une cohabitation exigeante mais respectueuse, un homme ouvert à la confrontation des idées et des visions, capable de travailler sans anathèmes pour faire avancer l'intérêt général. Nous partagions ce même souci de l’équilibre juste et de nous rendre utiles aux Français. Ministre de François Mitterrand puis Premier ministre de Jacques Chirac, porte-voix d’un Parti socialiste qui mettait en actes sa pensée, il emporte avec lui l’élégance d’une époque où la politique avait encore à cœur d’être utile. J’adresse mes pensées à ses proches, à ceux qui l’aimaient, comme à la famille socialiste qui perd une boussole et une sentinelle. Dominique de Villepin ©️ Lionel Jospin, à Paris, le 5 Février 2010. Bruno Levy pour Le Monde.

2026-03-20 19:26 original

Ne détournons jamais les yeux. Ni de la misère, ni des plus faibles, ni des plus fragiles. Refusons la violence. Combattons l’indifférence, parce qu’elle est le premier pas vers l’inhumain. Une société ne tient que si elle protège d’abord ceux qui ont le moins. Voilà ce que nous apprennent les « Récits de la Kolyma ». Un livre fondateur de Varlam Chalamov, écrivain russe, survivant du Goulag, qui a vécu l’enfer des camps de la Kolyma, ce bout du monde glacé où l’on apprend, jour après jour, jusqu’où l’homme peut être abaissé, et jusqu’où il peut aussi, parfois, tenir. Chalamov ne nous offre pas une grande fresque. Il nous laisse des scènes brèves, tranchantes, sans pathos. Et c’est précisément ce dépouillement qui frappe. Dans ses pages, l’humanité ne s’effondre pas toujours par de grands crimes spectaculaires, mais par petites touches : une porte fermée, un regard détourné, un morceau de pain volé, un mot qui humilie, une fatigue qui rend cruel. Et elle survit, parfois, par l’inverse : un geste minuscule, un reste de pudeur, une solidarité sans discours, une main qui se tend quand tout pousse à se replier. En parlant de ce livre aujourd’hui, je veux rappeler l’un des drames de notre époque : nous nous habituons à l’abstraction. Derrière les chiffres, les tableaux Excel, les statistiques, les bilans, nous oublions les vies. Nous oublions les visages. Nous oublions que chaque donnée est un être de chair, une histoire, une famille, une espérance. Nous oublions que des peuples entiers ne demandent pas un privilège, mais la dignité. Or c’est ainsi que commencent les basculements. La bureaucratie aveugle aux souffrances ouvre la voie à la tyrannie. Car la première violence, c’est la déshumanisation, ce moment où l’on transforme des personnes en catégories, des destins en dossiers, des morts en lignes de bilan. C’est le moment où l’on cesse de voir, et où l’on croit encore gouverner. L’oubli est une seconde mort, alors retenons cette boussole que Chalamov nous impose comme une exigence : rester humains. Non pas en paroles, mais en actes. Dans le détail, le regard, le refus de l’indifférence. Tout simplement humains. Lucidement. Concrètement. Radicalement humains.

2026-03-20 10:53 original

Un Président de la République, un Gouvernement, sont là pour servir les Français. Et aujourd’hui, il y a urgence. Le prix de la guerre, ce sont les Français qui le paient, à la pompe, chaque jour un peu plus. Emmanuel Macron ne peut plus se contenter de revêtir l’habit des circonstances. Gouverner, ce n’est pas commenter, c’est anticiper. On ne peut pas attendre que la colère monte et que les Français descendent dans la rue pour agir. Alors il faut prendre des mesures simples, concrètes, immédiates. D’abord, lisser le prix du carburant : baisser la taxe lorsque le baril dépasse le seuil de l’acceptable, et la réaugmenter lorsqu’il redescend à des niveaux admissibles. C’est du bon sens, c’est de la protection. Ensuite, mettre en place sans délai une aide d’urgence pour les ménages les plus modestes, via les municipalités, pour celles et ceux qui dépendent de leur voiture pour vivre et travailler. Enfin saisir l’urgence d’accélérer la décarbonation de notre économie et de nos transports et aider à nouveau davantage les ménages défavorisés à accéder à un véhicule électrique. Dans les temps de crise, protéger les Français n’est pas une option. C’est un devoir. Entretien du 08.03.26 sur @BFMTV

2026-03-18 11:50 original

Beaucoup de femmes et d’hommes, de bonne foi, qui aspirent à un monde meilleur, s’apprêtent à voter pour l’extrême droite. C’est vrai en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Belgique, et dans d’autres pays d’Europe. Je leur dis : ne soyez pas dupes. Les partis qui se revendiquent « nationaux » sont, en Europe, les instruments de la nouvelle donne impériale américaine. Plus nous les renforçons, plus nous affaiblissons notre propre indépendance, et, dans ce nouvel échiquier international, les peuples deviennent des pions, des variables d’ajustement de ces États prédateurs. Pour y faire face, un seul mot d’ordre : la souveraineté. Souverainetés nationales, souveraineté européenne. La première rend possible la seconde, la seconde protège la première. Entretien du 09.03.26 sur @RTBFinfo

2026-03-17 21:17 original

À Saint-Nazaire, à Nantes, à Montoir-de-Bretagne, à Bouguenais, je suis venu dire l’espoir. L’espoir d’un pays plein de talents, plein de savoir-faire et de compétences. L’espoir d’un bassin industriel, technologique et économique exemplaire, qui nous montre à quel point ce bassin représente, pour la France, un modèle, un avenir, et à quel point nos réussites doivent être des exemples à suivre pour le pays tout entier. Airbus a un carnet de commandes rempli pour plusieurs années. L’IRT Jules Verne ne cesse d’innover au service du pays. La start-up XSun porte les drones solaires les plus avancés du marché. Ne cédons pas aux discours défaitistes, aux idéologies du désespoir. La France est encore forte. Elle a encore, si elle le veut, les moyens de son indépendance.

2026-03-15 22:02 original

C’est l’histoire de deux France. Deux France qui vivent une même élection à l’opposé l’une de l’autre, deux France qui peinent à se parler et se comprendre. Il y a d'un côté la France des champs, des villages, des petites villes, des sous-préfectures, que l'on appelle parfois la France Périphérique, celle qui survit loin des métropoles mais qui est le coeur de France, celle du ramassage scolaire, des pendulaires et des TER. Ce sont les 90% de communes qui n’auront pas besoin d’un second tour. Elle croit à l’efficacité de la proximité, à l’action collective et au rassemblement. Si les maires tiennent mieux que d’autres, c’est parce qu’ils incarnent encore, pour beaucoup de Français, une action publique visible, concrète et vérifiable. Et y a de l’autre côté une France des villes, moyennes et grandes, polarisée, une tête d’épingle concentrée dans les métropoles. Ce sont les moins de 3000 communes où il y aura un second tour, soit moins de 10% de l’ensemble des communes de France. Les partis y cherchent à transformer des élections locales en victoires nationales. On joue la centrale partisane contre la démocratie locale. Cette division entre une France silencieuse et une France bruyante, entre une France heureuse malgré tout et une France condamnée à l’insatisfaction permanente, aux calculs est dangereuse pour le pays et elle s’aggrave. Elle trace une trajectoire particulièrement inquiétante pour les élections présidentielles. L’heure n’est pas aux instructions de vote des centrales parisiennes. L’heure est à la réconciliation de ces deux France. Il s’agit de montrer que nous savons entendre l’une comme l’autre, que nous voulons rapprocher l’une de l’autre. Évitons de laisser s’accomplir cette divergence des destins. Prenons conscience qu’à la télévision, on ne parle toujours que des mêmes. Plus gravement encore, évitons de niveler les deux France par le bas en imposant aux dizaines de milliers de communes rurales des règles qui les privent de leur originalité et de leur autonomie. Rien ne justifie en effet la fin du panachage. Lorsqu’une seule liste se présente et qu’elle ne peut plus être modifiée, beaucoup d’électeurs ont le sentiment que l’élection perd une part de sa portée. Sachons en effet reconnaître un signal d’alerte civique quand il passe. Notre vie politique, depuis trop longtemps, semble ne plus produire que de la colère, du dépit, de la défiance, parfois même de la haine. Il ne faut donc pas se tromper de lecture. Ce scrutin n’autorise ni l’autosatisfaction ni le soulagement. Il impose la lucidité. Certes, notre cadre démocratique tient. Après les élections de 2020, profondément marquées par le Covid, le retour à un scrutin pleinement tenu rappelle la solidité de nos institutions. Mais l’essentiel est ailleurs : la mécanique démocratique fonctionne encore, tandis que l’adhésion civique s’affaiblit. Il faut également regarder sans faiblesse ce que ce scrutin dit du rapport de forces politique. Le Rassemblement national ne déferle peut-être pas partout comme certains l’annonçaient. Mais il serait imprudent d’y voir un motif de réassurance. Là où il progresse, là où il s’approche du pouvoir local, il exprime un malaise civique, social et républicain profond. Le second tour est en quelque sorte une nouvelle élection. Il ne peut donc pas être abordé comme un simple moment tactique. Partout où le Rassemblement national est en position de l’emporter, cela doit être compris pour ce que c’est : un signal d’alarme. Non pour justifier des combinaisons d’appareils, mais pour imposer un retour au réel. L’alternative au RN ne sera crédible que si elle repose sur des réponses concrètes, une parole de vérité et une présence réelle auprès des électeurs. Cette élection nous rappelle, en somme, une vérité simple : la confiance ne se décrète pas, elle se mérite. Et la politique ne retrouvera sa force que lorsqu’elle retrouvera sa vérité, sa clarté et sa capacité à répondre concrètement à ce que vivent les Français. Dominique de Villepin ©️ Alfred Sisley, La barque pendant l'inondation, Port-Marly, 1876.

2026-03-15 19:37 original

L’Yonne. Un territoire qui nourrit le monde, avec 72 % de terres cultivées, mais où 23 000 personnes meurent de faim. Une terre de paradoxes, où l’on vit, mais où l’on travaille de moins en moins, où l’on consomme de moins en moins, où le nombre de mètres carrés de grande surface par habitant atteint des records, mais où les petits commerces périclitent. C’est dans ce sentiment de dépossession, parfois d’abandon, que se niche la promesse populiste et identitaire, qu’elle s’insère et qu’elle prospère. Je crois qu’il y a un autre chemin. Celui qui protège nos terroirs et leur identité tout en garantissant à chacun le droit à l’alimentation. Celui qui, par des mécanismes de redistribution, apporte son soutien aux commerçants. Celui qui, grâce au Fonds d’équilibre national, corrige les déséquilibres entre les régions en matière d’aides aux agriculteurs. Celui qui facilite la transmission, qui protège le modèle des fermes familiales et qui accompagne la diversification. C’est pour trouver ce chemin que je suis allé à votre rencontre, à la rencontre des agriculteurs pour évoquer l’avenir de la filière face aux pressions qu’elle subit, à la rencontre de celles et ceux qui font vivre la solidarité, à la rencontre des commerçants qui subissent la désertion des centres-villes. Les solutions, je le crois, viennent de vous, elles viennent des Français. Je m’en nourris, je comprends, je grandis, je réfléchis au contact de chacun d’entre vous. C’est ensemble que nous proposerons un projet de sursaut républicain. C’est ensemble que nous construirons une France souveraine, une France fière. Une France humaniste.

2026-03-14 16:24 original

Avec la disparition de Jürgen Habermas, l’Europe perd l’une de ses grandes consciences. Dans un siècle secoué par les passions et les fractures, il aura tenu la ligne fragile mais essentielle de la raison, du dialogue et de la démocratie. Sa pensée n’était pas une tour d’ivoire : elle était un combat. Un combat pour que la parole continue à primer sur la force. Habermas nous rappelle que la civilisation tient à peu de choses : la patience d’écouter, le courage d’argumenter, la volonté de chercher ensemble la vérité. À l’heure où tant de certitudes vacillent, sa voix continuera longtemps d’éclairer notre chemin. Dominique de Villepin ©️ Photo de 2005 prise à l’occasion de la remise du prix Holberg par Marit Hommedal / Prix Holberg / NTB.

2026-03-14 10:32 original

« La vraie politique, elle part des Français. » Rejoignez le mouvement. Adhérez à La France Humaniste ! Lien en bio. @LFHumaniste https://t.co/r4ZzZCHHRT

2026-03-14 08:37 repost

RT @thenation: In a wide-ranging interview, the former French prime minister argues that the war with Iran lacks clear objectives, threaten…

2026-03-13 20:04 original

Je rends hommage à l’adjudant-chef Arnaud Frion, tombé en Irak dans l’accomplissement de sa mission. À sa famille, à ses proches, à ses frères d’armes, j’adresse mes pensées les plus sincères. Je veux aussi dire mon soutien aux militaires blessés dans cette attaque. Servir la France loin de ses frontières, dans des terres marquées par la violence, exige un courage et un sens du devoir qui forcent l’admiration. Nos soldats portent là-bas une responsabilité immense : lutter contre le terrorisme et contribuer, autant que possible, à la stabilité d’une région dont dépend aussi notre sécurité. Dominique de Villepin

2026-03-13 19:01 original

Résistant. Poète. Grande voix de la littérature française. Chez René Char, les vérités cruelles du monde deviennent des sillons de lumière. Il nous éclaire sur le chemin, déchire le voile de la nuit pour y laisser poindre la clarté. Dans les Feuillets d’Hypnos, mémoires clandestines de ses années de Résistance, Char s’accorde, au milieu de l’effacement et de l’urgence, la liberté de penser et de veiller sur le monde. À travers ce passage douloureux, il sublime le courage de la Résistance et nous offre quatre leçons pour aujourd’hui : la discipline de la lucidité, la morale de la limite, la fraternité et la poésie comme acte de résistance. René Char empêche nos consciences de s’éteindre dans un monde saturé d’images, d’injonctions et de réactions rapides. Ne laissons pas nos mots être dévorés par le bruit. Soyons les veilleurs. Tendons la main vers ce qui nous sauve : la fidélité d’un cœur qui bat, la dignité, l’esprit de mesure et la fraternité des vivants.

2026-03-13 16:33 original

Soyons clairs : entre les États-Unis et l’Iran, il y a un immense océan. Nous, Français, nous sommes tout proches. Et les conséquences de l’hubris américain nous reviennent de plein fouet : ils bombardent, nous payons l’addition. Les conséquences, nous les avons déjà payées, et nous continuerons à les payer. Pas seulement sur le plan du risque terroriste, mais aussi sur celui du risque économique. Les hausses du prix du carburant frappent déjà les Françaises et les Français au portefeuille. Quant à la crise migratoire, je sais d’expérience qu’elle risque de survenir. Il faut apporter des réponses, c’est le devoir du Président de la République. Entretien du 08.03.26 sur @BFMTV

2026-03-12 19:17 original

Dimanche, je vous demande de voter. Choisissons pour notre ville, pour notre village, celle ou celui qui sera capable de porter une voix fière, solidaire, humaniste, écologiste, démocratique. D’incarner la résistance de la République face au péril identitaire. Parce que face aux désordres du monde, les Maires sont les premiers remparts, ceux qui construisent au quotidien une République qui protège et qui rassure. Il est temps de leur rendre hommage et de les respecter pour le travail essentiel qu’ils mènent avec courage. Je souhaite que nous reconstruisions le pacte républicain entre les communes de France et leur Nation, que nous inventions une Assemblée des Maires, qu’il y ait un représentant de l’Etat dans chaque intercommunalité, qu’on renforce le pouvoir des communes. Dimanche, nous votons pour une certaine idée de la France. Ne laissons personne confisquer ce scrutin.

2026-03-12 17:17 original

Les frappes sur le détroit d’Ormuz ? Prévisible. Les attaques contre les États du Golfe ? Prévisible. Que l’élimination des dirigeants iraniens ne suffirait pas à faire tomber le régime ? Prévisible. Que le fils du guide suprême lui succède ? Prévisible. En Iran, les États-Unis, à cette heure, n’ont pas été capables de définir des objectifs clairs et de renverser le cours des choses. Car penser le réel seulement par la force, c’est presque toujours se tromper. C’est croire que la puissance militaire peut remplacer la compréhension politique, que la guerre peut tenir lieu de stratégie. Il faut au contraire penser le réel par l’expérience, par le droit et par l’histoire. Le droit, parce qu’il est le seul rempart contre la loi du plus fort. L’histoire, parce qu’elle nous enseigne une chose simple : la violence aveugle, sans objectif politique clair, conduit toujours au désordre et au drame. Nous partageons tous l’objectif de voir tomber un régime qui opprime son peuple et déstabilise la région. Mais cet objectif ne pourra être atteint en ajoutant du chaos au chaos. Pour y parvenir, il faut changer de regard sur le Moyen-Orient, comprendre les équilibres réels de la région et agir avec méthode, à commencer par mettre au premier plan, le souci des peuples, du droit et de la justice pour tous Avant d’ajouter du malheur au malheur. Entretien du 11.03.26 sur @LCI

2026-03-09 18:52 original

Les propos tenus aujourd’hui par Monsieur Lellouche sur CNews s’ajoutent à bien d’autres, sur la même chaîne, qui sont totalement infondés. L’entretien qu’il affirme avoir eu dans mon bureau n’a jamais eu lieu. Et jamais Jacques Chirac n’a envisagé de faire appel à lui comme conseiller à l’Élysée : sans doute est-ce là l’origine de son ressentiment à mon endroit. Une chose, en revanche, ne relève pas de l’affabulation : Monsieur Lellouche fut l’un des plus ardents défenseurs de l’intervention militaire américaine en 2003 sur la base, déjà, d’un mensonge et avec les conséquences catastrophiques que chacun sait. Peut-être est-ce là, vingt ans plus tard, une manière de réécrire l’histoire à l’aide, une fois encore, d’un mensonge. Chacun jugera. Dominique de Villepin

2026-03-08 12:46 repost

RT @LFHumaniste: Ni les États-Unis, ni Israël, ne soutiennent le peuple iranien. Alors où est la voix de l’Europe ? Où est la voix de la F…

2026-03-08 11:18 original

Aujourd’hui, nous ne célébrons pas seulement les droits des femmes. Nous mesurons l’écart immense entre les principes que nous proclamons et la réalité que vivent encore des millions de femmes à travers le monde. Partout, les mêmes lignes de fracture persistent : violences domestiques, discriminations économiques, privation d’éducation, négation de l’autonomie la plus élémentaire. Dans trop de sociétés, être femme demeure une vulnérabilité. Dans trop de conflits, le corps des femmes devient un champ de bataille. Dans trop de cultures politiques, l’égalité reste une promesse ajournée. Ce constat doit nous interroger collectivement. Car les droits des femmes ne sont pas une cause sectorielle. Ils sont le baromètre de la civilisation. Là où les femmes sont libres, les sociétés respirent. Là où elles sont dominées, la démocratie se fragilise et la violence s’installe. Les mouvements qui se lèvent aujourd’hui à travers le monde rappellent une vérité simple et universelle : aucune société ne peut prétendre à la justice si elle tolère l’humiliation ou la peur pour la moitié de l’humanité. Le cri Femme, Vie, Liberté, devenu symbole de résistance depuis la mort de Mahsa Amini en Iran, nous rappelle que la liberté n’est jamais acquise : elle se défend, elle se protège, elle se transmet. La France, patrie des droits de l’homme et de la femme, porte une responsabilité particulière. Elle doit être fidèle à son histoire et à son idéal : soutenir partout celles qui se battent pour apprendre, pour travailler, pour décider de leur vie, pour vivre sans peur. Mais la responsabilité ne se limite pas aux États. Elle nous concerne tous. L’égalité ne se décrète pas seulement dans les lois ; elle se construit dans les mentalités, dans l’éducation, dans la vigilance quotidienne face à toutes les formes de domination. Le combat pour les droits des femmes n’est pas un chapitre parmi d’autres de l’histoire humaine. Il en est l’une des grandes batailles morales et politiques. Et tant que cette bataille ne sera pas gagnée, aucune conscience libre ne pourra se satisfaire du monde tel qu’il est. Dominique de Villepin ©️ “Le soleil brûlant un côté de mon visage” de Christine Safa, 2020, huile sur toile, 16 x 24 cm.

2026-03-08 10:31 original

À tout de suite, 12h sur @BFMTV avec @GuillaumeDaret ! https://t.co/0Z6dUyjIsC

2026-03-06 20:37 original

« La Conférence des oiseaux », de Farid al-Din ‘Attar, grand poème mystique persan, écrit dans la beauté pure de la langue persane, nous éclaire aujourd’hui avec la force d’une lumière qui a traversé les siècles sans rien perdre de son éclat. Le peuple des oiseaux se cherche un roi. Un roi sage, puissant, rayonnant. Cette quête les conduira à traverser sept vallées : la vallée de la quête, de l’amour, de la connaissance, du détachement, de l’unité, de la stupeur, de l’effacement. Jusqu’à découvrir que le roi qu’ils cherchaient n’était pas dehors, mais dans leur reflet commun, « si morgh », « trente oiseaux ». Ils se dépouillent de leur ego, de leur peur, de leurs préjugés, et nous offrent trois grandes leçons pour aujourd’hui. Une leçon de responsabilité collective, une leçon d’exigence personnelle, une leçon de mesure. Dans un monde pétri de rivalités, de tensions et de craintes, prenons ensemble le temps d’écouter cette voix qui nous parvient du XIIe siècle. Prenons le temps de grandir ensemble.

2026-03-06 08:26 original

L’annonce de bombardements israéliens massifs sur Beyrouth-Sud et d’une nouvelle invasion terrestre fait planer sur le Liban le retour aux heures les plus sombres. Elle s’inscrit dans une conception illimitée des intérêts de sécurité qui, sous prétexte de protection, prive un pays déjà exsangue de toute chance de stabilité politique, sociale et économique, clé d’une démilitarisation indispensable du Hezbollah. Car il faut aussi le dire : la logique d’escalade du Hezbollah, aventureuse et irresponsable, enferme le Liban dans une guerre qui n’est pas la sienne. Elle transforme tout un peuple en bouclier et en monnaie d’échange, et compromet la possibilité même d’un État souverain. Le Liban n’a pas besoin d’une guerre de plus. Il a besoin d’un État, d’institutions, d’un horizon. À force de traiter ce territoire comme une zone grise où tout serait permis, on fabrique l’inverse de la sécurité : on fabrique la revanche, la radicalisation, le chaos. La France ne peut pas trahir l’esprit de son amitié ancienne et profonde pour le Liban en se réfugiant dans le silence ou dans des formules d’équilibre qui ne nomment pas les choses. Être l’ami d’un peuple, ce n’est pas l’abandonner au fait accompli. C’est défendre le droit, la protection des civils, et une voie de désescalade. « Non à la guerre. » Oui à la souveraineté du Liban. Oui au droit, partout, sans deux poids deux mesures. Dominique de Villepin Credit photo: Banlieue Sud de Beyrouth, le 2 mars après un bombardement israélien. Mohammad Yassine / L’Orient-Le Jour.

2026-03-01 16:04 original

Oui, il y a de la férocité chez Julien Gracq, et une énigme qui plonge au fond de notre temps. Il y a aussi chez Julien Gracq une ironie, de la poésie, de l’attente, de la joie, de la douleur et de la force. Il y a chez Julien Gracq les contradictions du monde et celles de l’individu. Il y a finalement, chez Julien Gracq, un ferment d’humanisme dont nous pouvons aujourd’hui écouter la voix. Dans Le Rivage des Syrtes, publié en 1951, Aldo est affecté aux Syrtes, poste frontière maritime d’Orsenna face au Farghestan, dans une guerre endormie depuis des siècles. Et dans ce roman de l’attente, où il ne se passe presque rien, sinon la promesse du mouvement, nous trouvons des leçons pour 2026. La première, c’est que quand une société confond la paix avec la torpeur, elle finit par désirer la secousse, et la crise devient un divertissement dangereux. La deuxième, c’est que la transgression est un glissement. De la curiosité au désir d’événement, de l’impatience à l’irréparable. Les grands drames sont un enchaînement de petits pas. La troisième, c’est que la paix est une construction, une retenue, une patience. Préférer l’équilibre, le sens donné aux choses, l’action commune, plutôt que le spectaculaire, c’est préserver notre monde. La quatrième, la plus terrible peut-être. Il n’y a pas de bouton « annuler » dans l’Histoire. Pas de retour en arrière. Attention aux décisions prises « pour voir ». La vraie grandeur réside souvent dans la capacité à supporter le silence de la mer. Dominique de Villepin

2026-02-28 18:19 original

« L’Iran, en finir avec la tragédie, retrouver un chemin d’espoir » Nouvelle tribune dans @Le_NouvelObs https://t.co/kznsqplEfh